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Propositions d'OpenAI pour le Plan d'Action sur l'IA aux États-Unis
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Propositions d'OpenAI pour le Plan d'Action sur l'IA aux États-Unis

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Propositions d'OpenAI pour le Plan d'Action sur l'IA des États-Unis visent à renforcer le leadership américain en IA, s'appuyant sur leur Blueprint Économique. Les recommandations mettent l'accent sur la recherche fondamentelle, la sécurité, la collaboration internationale et l'éducation.

Impact France/UE

Aucun impact direct — Ces propositions américaines d'OpenAI se concentrent sur le leadership IA aux États-Unis, sans implications spécifiques pour les entreprises françaises ou européennes, les lois européennes comme l'AI Act ou le RGPD, ou les secteurs spécifiques au sein de l'UE.

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Une méta-analyse publiée dans la revue Humanities and Social Sciences Communications, éditée par le géant de l'édition scientifique Springer Nature, a été officiellement rétractée le 22 avril 2025, près d'un an après sa parution initiale. Signée par les chercheurs chinois Jin Wang et Wenxiang Fan, l'étude affirmait que l'utilisation de ChatGPT par les élèves avait « un impact positif considérable sur l'amélioration des résultats scolaires ». La note de rétractation, publiée par l'éditeur de la revue, invoque « des incohérences dans la méta-analyse » qui « remettent en cause la validité de l'analyse et les conclusions qui en découlent ». Les auteurs n'ont pas répondu aux communications de la revue à ce sujet. Le problème dépasse largement cette seule étude : selon Google Scholar, la méta-analyse a été citée plus de 500 fois dans des travaux scientifiques, soumis à révision par les pairs ou non. Certains de ces travaux pourraient désormais reposer sur des fondations fragilisées, ce qui impose à leurs auteurs de réévaluer leurs propres conclusions. Un article publié en février 2025 dans Scientific Reports, autre revue de Springer Nature, la citait encore. Cette situation illustre l'effet en cascade qu'une étude défectueuse peut produire dans la littérature académique, surtout lorsqu'elle porte sur un sujet aussi médiatisé que l'IA en éducation. Les signaux d'alerte avaient pourtant émergé rapidement. Dès juillet 2024, des commentaires critiques étaient visibles sur PubPeer, la plateforme collaborative qui permet aux chercheurs de relever des problèmes dans des articles déjà publiés. Des chercheurs norvégiens ont également sonné l'alarme. La revue a donc mis près d'un an à agir, malgré ces avertissements précoces. Ce délai pose des questions sur les processus de contrôle post-publication des grandes revues scientifiques, à l'heure où la recherche sur l'IA génère un volume considérable de publications souvent précipitées. Le cas s'inscrit dans une tendance plus large : face à l'engouement autour de ChatGPT depuis fin 2022, de nombreuses études sur ses usages pédagogiques ont été produites à grande vitesse, parfois au détriment de la rigueur méthodologique. La communauté scientifique devra désormais examiner avec plus de scepticisme les méta-analyses qui concluent à des effets largement positifs des outils d'IA sur l'apprentissage.

UELes travaux scientifiques européens qui citaient cette méta-analyse rétractée devront être réévalués, fragilisant potentiellement des recommandations pédagogiques sur l'usage de l'IA en éducation adoptées dans l'UE.

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OpenAI verse 7,5 millions de dollars au Projet d'alignement pour soutenir des recherches indépendantes sur l'alignement de l'intelligence artificielle, visant à renforcer les efforts mondiaux pour atténuer les risques liés à la sécurité et à la sûreté de l'intelligence artificielle générale (AGI). Ce financement vise à encourager des études non liées à des intérêts commerciaux, afin d'améliorer la compréhension et la gestion des défis de l'AGI.

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L'écart entre les États-Unis et la Chine en IA s'est réduit, mais pas sur l'IA responsable

Le rapport annuel sur l'intelligence artificielle publié cette semaine par l'Institut pour l'IA centrée sur l'humain de l'Université Stanford dresse un état des lieux qui contredit plusieurs certitudes dominantes. Ce document de 423 pages couvre les performances des modèles, les flux d'investissement, la recherche académique et la sécurité de l'IA. Parmi les conclusions les plus saillantes : l'écart de performance entre les modèles américains et chinois s'est pratiquement refermé. En février 2025, DeepSeek-R1 a brièvement égalé le meilleur modèle américain, et en mars 2026, le modèle de pointe d'Anthropic ne devance son équivalent chinois que de 2,7 %. Les États-Unis produisent encore davantage de modèles de premier rang (50 en 2025 contre 30 pour la Chine) et conservent un avantage en brevets à fort impact, mais la Chine domine désormais en volume de publications, en citations et en dépôts de brevets. Sa part dans les 100 articles d'IA les plus cités est passée de 33 en 2021 à 41 en 2024. La Corée du Sud, fait notable, détient le premier rang mondial pour les brevets IA par habitant. Ce rééquilibrage des forces a des implications directes pour les entreprises et les gouvernements qui fondent leur stratégie sur une supposée suprématie technologique américaine durable : cette hypothèse n'est plus solide. Le rapport pointe également une vulnérabilité structurelle majeure : les États-Unis abritent 5 427 centres de données, soit plus de dix fois tout autre pays, mais la quasi-totalité des puces IA qui les font fonctionner est fabriquée par une seule entreprise, TSMC, dont le site principal se trouve à Taïwan. Une expansion de TSMC sur le sol américain a certes démarré en 2025, mais la dépendance reste critique. Par ailleurs, les incidents documentés liés à l'IA ont bondi à 362 en 2025 contre 233 en 2024, et moins de 100 par an avant 2022, selon l'AI Incident Database. Le moniteur de l'OCDE a enregistré un pic de 435 incidents mensuels en janvier 2026. Ce qui rend ces chiffres d'autant plus préoccupants, c'est l'absence quasi totale d'évaluation publique en matière de sécurité responsable. Le rapport constate que presque tous les développeurs de modèles publient leurs résultats sur des benchmarks de capacité, mais que les benchmarks de sécurité, d'équité et de factualité restent en grande partie vides. Seul Claude Opus 4.5 renseigne plus de deux indicateurs de sécurité responsable parmi ceux suivis par le rapport ; seul GPT-5.2 rapporte le benchmark StrongREJECT. Les laboratoires font bien du red-teaming et des tests d'alignement en interne, mais ces efforts sont rarement divulgués via un référentiel commun et comparable. Résultat : toute comparaison externe sur les dimensions de sécurité est impossible pour la majorité des modèles. Selon une enquête conjointe du rapport et de McKinsey, la part des organisations évaluant leur gestion des incidents IA comme "excellente" est en recul, signalant que la gouvernance interne ne suit pas le rythme de déploiement.

UEL'UE doit réajuster sa stratégie d'autonomie technologique face a la quasi-parité sino-americaine en IA, et l'absence de benchmarks publics de sécurité responsable complique directement l'évaluation de conformité prévue par l'AI Act.

💬 L'écart à 2,7% entre le meilleur modèle US et son équivalent chinois, oui, c'est notable. Mais le chiffre qui m'a arrêté, c'est que pendant que les incidents IA grimpent à 362 en 2025, presque aucun labo ne publie ses données sur les benchmarks de sécurité (seul Claude Opus 4.5 renseigne plus de deux indicateurs dans le rapport). On compare les capacités dans tous les sens, et on construit sur des fondations qu'on refuse de montrer.

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RayRoPE : encodage positionnel projectif par rayons pour l'attention multi-vues
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RayRoPE : encodage positionnel projectif par rayons pour l'attention multi-vues

Des chercheurs en vision par ordinateur présentent RayRoPE, une nouvelle méthode d'encodage positionnel destinée aux transformeurs multi-vues, ces modèles qui traitent simultanément des tokens issus de plusieurs images prises sous différents angles avec une caméra localisée dans l'espace. L'objectif est de doter chaque patch d'image d'une position unique tout en permettant une attention invariante aux transformations rigides SE(3), c'est à dire insensible aux rotations et translations de la scène filmée, avec une similarité à plusieurs fréquences. La méthode s'appuie sur le rayon optique associé à chaque patch, mais au lieu d'utiliser uniquement sa direction, comme le font les approches existantes, RayRoPE exploite un point prédit le long de ce rayon pour encoder la position de manière adaptée à la géométrie réelle de la scène. Cette avancée technique cible un problème central pour les systèmes de vision par ordinateur en 3D, comme la reconstruction de scènes, la génération de vues nouvelles ou la navigation robotique à partir de plusieurs caméras. Les chercheurs montrent que les schémas d'encodage existants, qu'ils soient absolus ou relatifs, échouent à combiner simultanément unicité, invariance géométrique et adaptabilité à la structure de la scène observée. En comblant cette lacune, RayRoPE pourrait améliorer la précision et la robustesse des modèles qui doivent raisonner sur la position relative d'objets capturés sous des angles multiples. Ces travaux s'inscrivent dans une dynamique de recherche plus large autour des encodages positionnels rotatifs, popularisés par RoPE dans les modèles de langage, désormais adaptés aux données visuelles tridimensionnelles. À mesure que les applications de perception multi-caméra se multiplient, en robotique, en réalité augmentée ou dans les véhicules autonomes, la capacité des transformeurs à comprendre la géométrie 3D sous-jacente aux images devient un enjeu de recherche majeur, ouvrant la voie à des architectures encore plus fidèles à la structure réelle du monde observé.

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