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Wayve, Uber et Nissan lancent un pilote de robotaxi à Tokyo
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Wayve, Uber et Nissan lancent un pilote de robotaxi à Tokyo

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Wayve, la startup britannique spécialisée dans la conduite autonome, s'associe à Uber et Nissan pour lancer un programme pilote de robotaxi à Tokyo. Cette collaboration tripartite marque une étape significative pour Wayve, qui étend ainsi ses opérations hors du Royaume-Uni vers l'un des marchés automobiles les plus exigeants au monde.

Ce partenariat illustre la dynamique actuelle du secteur des véhicules autonomes, où les alliances entre startups technologiques, constructeurs traditionnels et plateformes de mobilité se multiplient. Pour Uber, qui a cédé sa propre division de conduite autonome en 2020, la stratégie consiste désormais à s'appuyer sur des partenaires technologiques pour intégrer des véhicules autonomes à son réseau. Nissan, de son côté, renforce son positionnement sur les technologies de mobilité avancée dans son pays d'origine.

Tokyo constitue un terrain d'expérimentation de choix : la ville dispose d'une infrastructure dense, d'une réglementation encadrée pour les tests de véhicules autonomes, et d'un fort intérêt institutionnel pour ces technologies. Wayve, dont le modèle repose sur une approche d'intelligence artificielle généraliste — capable de s'adapter à différents environnements sans reprogrammation spécifique — voit dans ce pilote une opportunité de démontrer la scalabilité de sa technologie à l'international.

Ce lancement intervient dans un contexte de vive concurrence mondiale, où des acteurs comme Waymo (groupe Alphabet) et Baidu ont déjà déployé des flottes commerciales. La capacité de Wayve à opérer dans un environnement urbain aussi complexe que Tokyo sera un test décisif pour sa crédibilité face aux investisseurs et partenaires potentiels.

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Pony.ai, entreprise chinoise spécialisée dans la conduite autonome, a lancé des tests de robotaxis entièrement sans chauffeur à Dubaï, franchissant une étape décisive dans son expansion au Moyen-Orient. La société, cotée au Nasdaq, collabore depuis plusieurs mois avec la Roads and Transport Authority (RTA) de Dubaï, et avait obtenu l'autorisation de tester sur voie publique dès septembre 2025. Les essais se déroulent désormais dans des conditions de circulation variées, sans aucun opérateur humain à bord. Le PDG James Peng a confirmé que le déploiement commercial est ciblé pour le second semestre 2026, avec un objectif de plus de 3 000 robotaxis opérationnels dans plus de 20 villes à travers le monde d'ici la fin de l'année, dont près de la moitié en dehors de la Chine. Ce cap est stratégiquement important pour Pony.ai, qui cherche à prouver que son modèle économique, déjà rentabilisé à l'échelle du véhicule à Guangzhou et Shenzhen, peut se répliquer à l'international. Dubaï représente l'un des marchés de mobilité intelligente les plus ambitieux au monde : la ville vise qu'un quart de tous ses déplacements soient autonomes d'ici 2030, dans le cadre de son programme "Smart City 2030". Réussir à Dubaï ouvre la voie à d'autres contrats régionaux et valide la capacité de l'entreprise à s'adapter à des environnements réglementaires et routiers très différents de la Chine. La stratégie internationale de Pony.ai repose sur un modèle dit "partner-driven" : ce sont des opérateurs locaux qui fournissent les véhicules et le support opérationnel, tandis que Pony.ai apporte sa technologie et son logiciel. Ce montage limite les besoins en capital propre et accélère le déploiement marché par marché. Outre Dubaï, des projets sont en cours à Doha et Zagreb. Cette expansion s'inscrit dans une stratégie "double moteur" combinant consolidation du marché chinois et internationalisation accélérée, alors que la concurrence mondiale dans le secteur des véhicules autonomes s'intensifie face à Waymo, WeRide et d'autres acteurs montants.

UEUn déploiement est évoqué à Zagreb (Croatie, UE) mais sans détails concrets, sans impact direct sur le marché français ou les régulations européennes à ce stade.

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Les premiers robotaxis d'Europe arrivent en Croatie via Uber, Pony.ai et Verne
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Uber, la société chinoise Pony.ai et la startup européenne Verne ont annoncé le lancement des premiers robotaxis en Europe, avec la Croatie comme marché pionnier. Ce partenariat tripartite permettra à des véhicules autonomes de circuler sur les routes croates via la plateforme Uber, marquant une étape historique pour la mobilité autonome sur le continent européen. Les dates exactes de déploiement et le périmètre géographique précis au sein du pays n'ont pas encore été communiqués. Cette annonce représente un tournant majeur pour l'industrie automobile et la mobilité en Europe, un marché jusqu'ici à la traîne face aux États-Unis et à la Chine en matière de robotaxis commerciaux. Pour les utilisateurs croates, cela signifie un accès potentiel à des trajets sans conducteur humain, tandis que l'industrie observe de près si ce modèle peut fonctionner dans le cadre réglementaire européen, réputé plus strict. Cette initiative s'inscrit dans une dynamique mondiale d'accélération des véhicules autonomes, portée par des acteurs comme Waymo aux États-Unis et les opérateurs chinois qui multiplient leurs licences commerciales. Pony.ai, coté au Nasdaq depuis fin 2024, cherche activement à internationaliser ses opérations, tandis que l'intégration via Uber offre une infrastructure de distribution immédiate. La Croatie, avec son profil touristique et sa réglementation relativement flexible, constitue potentiellement une tête de pont stratégique pour la suite du déploiement européen.

UELa Croatie, membre de l'UE, devient le premier marché commercial pour les robotaxis en Europe, créant un précédent réglementaire qui pourrait accélérer — ou contraindre — les déploiements dans d'autres pays européens.

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Tesla : l’aveu de la marque sur le pilotage humain de ses robotaxis
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Tesla a reconnu publiquement que ses robotaxis peuvent être pris en contrôle direct par des opérateurs humains à distance, en cas de situation d'urgence. Cette révélation est issue d'une enquête menée par le sénateur démocrate Ed Markey, qui a contraint plusieurs entreprises du secteur des véhicules autonomes à dévoiler le fonctionnement réel de leurs systèmes d'assistance à distance. Parmi les acteurs interrogés, Tesla est le seul à avoir admis permettre une prise de contrôle effective du véhicule — et non une simple guidance logicielle — par un opérateur humain distant. Cette distinction est loin d'être anodine. Autoriser un humain à piloter à distance un véhicule censé être autonome soulève des questions fondamentales sur la maturité réelle de la technologie et sur la manière dont les entreprises communiquent autour de celle-ci. Pour les consommateurs qui ont acheté des fonctions "Full Self-Driving" à prix élevé, cela remet en cause la promesse d'une autonomie véritable. Pour les régulateurs, c'est un signal que les standards de sécurité et de transparence du secteur restent largement insuffisants. Le secteur des véhicules autonomes accumule depuis des années les promesses non tenues. Waymo, Cruise et Tesla rivalisent pour occuper le terrain, mais les incidents répétés — dont un accident mortel impliquant un Autopilot Tesla — alimentent un scepticisme croissant. L'enquête du sénateur Markey s'inscrit dans une pression législative plus large visant à encadrer ces technologies avant leur déploiement à grande échelle. La question n'est plus seulement technique : elle est aussi politique et éthique.

UEL'UE, en cours d'élaboration de son cadre réglementaire sur les véhicules autonomes, pourrait s'appuyer sur ces révélations pour durcir les exigences de transparence sur les systèmes de téléopération.

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Des robots humanoïdes commencent à trier les bagages dans un aéroport de Tokyo face à la pénurie de main-d'œuvre
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Des robots humanoïdes commencent à trier les bagages dans un aéroport de Tokyo face à la pénurie de main-d'œuvre

Japan Airlines lance en mai 2026 une expérimentation de robots humanoïdes à l'aéroport international de Haneda, à Tokyo. Ces machines seront déployées pour trier les bagages et charger le fret, avec l'ambition d'élargir progressivement leurs missions au nettoyage des cabines d'avion et à la manipulation d'équipements au sol comme les chariots à bagages. Les essais sont prévus jusqu'en 2028, ce qui signifie que les passagers en transit à Haneda pourront vraisemblablement croiser ces robots en action sur le tarmac ou dans les zones de traitement des bagages au cours des deux prochaines années. Cette initiative répond à une pression concrète sur le marché du travail japonais : la fréquentation des aéroports a fortement progressé ces dernières années, creusant un écart entre les besoins en personnel et les candidats disponibles. Pour Japan Airlines, automatiser des tâches physiques répétitives et pénibles comme la manutention des bagages permettrait de compenser ce déficit sans dépendre de recrutements difficiles à réaliser. Si les essais s'avèrent concluants, ce modèle pourrait s'étendre à d'autres compagnies ou aéroports confrontés aux mêmes contraintes démographiques, notamment dans un Japon où le vieillissement de la population aggrave les tensions sur l'emploi manuel. Les robots humanoïdes franchissent ainsi une nouvelle étape après leurs premiers déploiements dans les usines automobiles et les entrepôts logistiques, environnements relativement contrôlés où les tâches sont prévisibles. Un aéroport représente un défi autrement plus complexe : espaces ouverts, flux irréguliers, interactions avec des humains, objets de formes variées. La grande majorité des automatisations industrielles reposent encore sur des bras robotisés spécialisés, conçus pour répéter indéfiniment un geste identique. Les robots humanoïdes, eux, doivent s'adapter en temps réel à des situations changeantes, ce qui met à l'épreuve les dernières générations de logiciels de perception et de contrôle moteur. L'expérience de Haneda servira de test grandeur nature pour mesurer si la technologie actuelle est réellement à la hauteur de ces environnements imprévisibles.

UELes aéroports européens confrontés à des tensions similaires sur le marché du travail pourraient s'appuyer sur les résultats de cette expérimentation pour évaluer la maturité des robots humanoïdes dans leurs propres opérations de piste et de bagagerie.

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