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Peter Thiel s’attaque aux vaches : le fondateur de Palantir veut mettre de l’IA dans des clôtures
BusinessNumerama · 1 min de lecture

Peter Thiel s’attaque aux vaches : le fondateur de Palantir veut mettre de l’IA dans des clôtures

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Peter Thiel et son fonds Founders Fund envisagent d'investir dans Halter, une startup d'agritech néo-zélandaise qui applique l'intelligence artificielle à la gestion des troupeaux bovins. Selon Bloomberg, qui rapporte l'information dans un article daté du 20 mars 2026, le fonds du co-fondateur de Palantir s'intéresse à une technologie qui remplace les clôtures physiques par un système connecté piloté par IA.

Le principe de Halter repose sur des colliers intelligents portés par les animaux, combinés à des algorithmes d'apprentissage automatique capables de guider les troupeaux, surveiller leur santé et optimiser le pâturage, sans fil barbelé ni intervention humaine constante. L'enjeu est considérable pour un secteur agricole mondial sous pression : réduire les coûts opérationnels, limiter l'empreinte carbone liée à l'élevage intensif et pallier la pénurie de main-d'œuvre rurale.

Si l'investissement se concrétise, Founders Fund, connu pour ses paris sur des technologies de rupture comme SpaceX ou Palantir, apporterait à Halter non seulement des capitaux mais une crédibilité dans la Silicon Valley. La startup, déjà active en Nouvelle-Zélande et en Australie, se positonnerait ainsi pour une expansion internationale accélérée dans un marché de l'agritech estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars.

L'intérêt de Thiel pour ce secteur illustre une tendance plus large : après des années à se concentrer sur le logiciel et la défense, les grands fonds technologiques américains misent désormais sur l'IA appliquée au monde physique, agriculture, industrie, logistique, comme prochain grand gisement de valeur.

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Que sait-on d’Arcadia, cette IA qui doit remplacer Palantir dans les systèmes de l’armée ?

Arcadia est une plateforme de commandement et de contrôle (C2) dopée à l'intelligence artificielle, développée conjointement par Mistral AI, Safran, Thales et Airbus, avec laquelle l'armée française espère se passer des services de l'américain Palantir sur le champ de bataille. Le système devait être testé courant juin lors de l'OTAN Coalition Warrior Interoperability Exercise (CWIX), un exercice consacré aux nouvelles technologies de communication entre les forces des pays membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique nord, mais n'a finalement pas été présenté à cette occasion. Cette annonce intervient dans la foulée d'une autre décision remarquée en juin : le ministre des Armées Sébastien Lecornu avait fait savoir que la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) abandonnait Palantir au profit de la solution française ChapsVision, avant que la DGSI elle-même ne se dise surprise par cette annonce, ayant pourtant renouvelé son contrat avec l'entreprise américaine six mois plus tôt. Palantir avait ensuite contesté la version du ministère. L'enjeu dépasse le seul choix technique : il s'agit pour la France de réduire sa dépendance à des outils de surveillance et d'analyse développés par une entreprise américaine, dans un contexte où les questions de souveraineté numérique se posent avec une acuité croissante, y compris au sein des administrations publiques. Remplacer Palantir dans les systèmes militaires par une solution conçue par des industriels français, capable en outre d'être proposée aux alliés de l'OTAN, permettrait à Paris de peser davantage dans les choix technologiques du bloc occidental tout en gardant la main sur des données sensibles liées à la défense. Cette initiative s'inscrit dans une séquence plus large où la France multiplie les tentatives de constituer des alternatives souveraines aux géants américains de la tech, qu'il s'agisse de renseignement intérieur ou de systèmes militaires. Les détails techniques d'Arcadia, notamment son architecture décentralisée évoquée mais non détaillée publiquement, ainsi que le calendrier réel de ses futurs tests, restent à préciser, tout comme la manière dont l'armée compte gérer la transition avec les outils Palantir actuellement en service.

UECe projet vise a réduire la dépendance de l'armée française et de ses industriels a la technologie américaine Palantir, renforçant la souveraineté numérique et militaire de la France.

💬 Bon, sur le papier, c'est logique : après le fiasco DGSI/ChapsVision, la France retente le coup avec du lourd, Mistral, Safran, Thales et Airbus main dans la main. Sauf que l'absence à CWIX, c'est un signal, pas un détail : quand un système souverain rate son premier grand oral face à l'OTAN, ça veut dire qu'il est encore loin d'être prêt pour le champ de bataille. Selon Le Fil IA, la vraie leçon de la séquence Palantir cet été, c'est que la souveraineté numérique française avance plus vite en communiqués de presse qu'en systèmes déployés.

BusinessOpinion
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La force de Palantir sur les prix de l'IA
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La force de Palantir sur les prix de l'IA

Palantir publie ses résultats trimestriels ce lundi, dans un contexte de forte attention portée aux valorisations des éditeurs de logiciels. La semaine précédente, Google, Microsoft et Amazon ont confirmé que l'intelligence artificielle continue d'alimenter leurs revenus cloud, propulsant les indices boursiers à des niveaux records vendredi. Palantir, spécialisée dans l'analyse et l'intégration de grandes masses de données pour des clients gouvernementaux et privés, voit pourtant son titre perdre près de 20 % depuis le début de l'année 2026, alors que le Nasdaq Composite progressait de 8 % sur la même période. Ces résultats seront scrutés de près car ils permettront de déterminer si l'IA peut également soutenir les valorisations des logiciels d'entreprise, un segment en net recul. Les actions de Salesforce, ServiceNow, SAP et HubSpot ont toutes cédé du terrain sous la pression d'une même crainte : les outils d'IA générative développés par Anthropic et OpenAI pourraient réduire structurellement la demande pour leurs plateformes, en automatisant des tâches autrefois réservées à leurs logiciels et potentiellement des milliards de dollars de revenus récurrents. La montée en puissance des grands modèles de langage remet en cause le modèle économique des éditeurs traditionnels, qui facturent des licences pour des fonctions que ces outils commencent à assumer directement. ServiceNow présentera ses propres résultats dans la foulée de Palantir cette semaine, offrant un deuxième test de la résilience du secteur. La question centrale pour les investisseurs est désormais de savoir si des acteurs comme Palantir sauront positionner l'IA comme un vecteur de croissance plutôt que d'en subir la concurrence frontale.

UESAP, acteur européen majeur du logiciel d'entreprise, voit sa valorisation fragilisée par la montée des LLMs, ce qui pourrait peser sur les revenus et l'emploi du secteur logiciel en Europe.

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Palantir et Zeta Global veulent unifier les données et l’IA pour transformer le marketing
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Palantir et Zeta Global veulent unifier les données et l’IA pour transformer le marketing

Palantir Technologies et Zeta Global ont annoncé le 23 juin 2026 un partenariat stratégique visant à fusionner données d'entreprise et intelligence marketing au sein d'une infrastructure commune. Le projet central consiste à reconstruire le Data Cloud de Zeta sur Foundry, la plateforme de gestion et de gouvernance des données de Palantir, déjà adoptée par de grandes organisations dans les secteurs de la défense, de l'industrie et des services publics. Athena, le moteur d'IA décisionnelle de Zeta, sera intégré à cette nouvelle architecture pour permettre aux entreprises de piloter leurs campagnes marketing en temps réel, à partir de données unifiées et gouvernées selon les standards de sécurité propres à Palantir. L'enjeu concret est de résoudre un problème structurel que rencontrent la plupart des grandes entreprises : les données clients captées par les équipes marketing restent cloisonnées, séparées des flux opérationnels issus de la production, de la logistique, des ventes ou du service client. En connectant ces univers sur une plateforme unique, Palantir et Zeta promettent une vision consolidée de l'activité et des cycles de décision beaucoup plus courts. Pour les directions marketing, cela signifie passer d'une analyse rétrospective à une exécution pilotée en temps réel par l'IA, Athena étant conçue pour identifier des opportunités, recommander des actions et déclencher des campagnes à partir des signaux remontés par l'ensemble des systèmes de l'entreprise. Ce partenariat s'inscrit dans la montée en puissance du marketing dit agentique, où les systèmes d'IA ne se contentent plus d'analyser mais participent activement à la décision et à l'exécution. Pour Palantir, l'opération marque une percée significative dans le secteur du marketing commercial, un domaine historiquement secondaire dans son portefeuille dominé par les contrats gouvernementaux et industriels. Pour Zeta, s'adosser à l'infrastructure Foundry lui confère une crédibilité auprès d'entreprises exigeantes en matière de conformité et de sécurité des données. La convergence entre données opérationnelles et données marketing, longtemps jugée techniquement trop complexe, devient désormais l'axe de différenciation que les deux acteurs cherchent à imposer comme nouveau standard dans l'industrie.

UEPalantir étant déjà implanté auprès d'institutions et d'entreprises européennes via Foundry, ce partenariat pourrait à terme être accessible aux équipes marketing en Europe, mais Zeta Global reste quasi absente du marché européen.

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Palantir s’étend encore au Pentagone et dans le système britannique
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Palantir s’étend encore au Pentagone et dans le système britannique

Palantir renforce considérablement son emprise sur les appareils militaires et financiers occidentaux. Le Pentagone a officiellement intégré le logiciel Maven de la société d'Alex Karp comme programme permanent au sein de ses forces armées, tandis que l'entreprise décroche simultanément un contrat avec l'autorité financière britannique, la Financial Conduct Authority (FCA), pour analyser des données sensibles liées à la criminalité financière. Cette double expansion illustre la montée en puissance de Palantir dans les institutions publiques de part et d'autre de l'Atlantique. Maven n'est pas un outil anodin : il agrège massivement des données pour alimenter la prise de décision opérationnelle en temps réel, reconnaissance automatique de véhicules, identification de cibles via drones et satellites. Son adoption comme programme officiel du Pentagone garantit à Palantir une présence structurelle et durable au cœur de la stratégie militaire américaine, un ancrage que l'élection de Donald Trump a considérablement accéléré. Le mémo interne signé par le secrétaire adjoint à la Défense, Steve Feinberg, révèle l'ampleur des ambitions : Maven doit fournir aux combattants « les outils les plus récents pour détecter, dissuader et dominer leurs adversaires dans tous les domaines ». Ce déploiement s'inscrit dans un budget dédié à « l'autonomie et aux systèmes autonomes » de 13,4 milliards de dollars, dont 9,4 milliards pour les drones seuls. Côté britannique, le contrat avec la FCA prévoit 30 000 livres sterling (environ 34 670 euros) par semaine pour une phase d'essai, un montant modeste en apparence, mais symboliquement lourd pour une entreprise qui a déjà décroché un contrat avec le NHS en 2023. La présence croissante de Palantir dans les systèmes gouvernementaux britanniques suscite des résistances parlementaires. L'écologiste Siân Berry a demandé au gouvernement de « bloquer immédiatement » ce contrat, jugeant incompatible la présence d'une entreprise « étroitement impliquée dans les guerres illégales du président Trump » au sein des institutions britanniques. Le premier ministre travailliste Keir Starmer a pour sa part écarté toute inquiétude sur une dépendance excessive aux entreprises américaines, une posture que ses opposants contestent vivement.

UELe contrat avec la Financial Conduct Authority britannique et l'intégration de Maven au sein de l'OTAN soulèvent des questions de souveraineté des données et de dépendance stratégique envers un acteur privé américain pour des infrastructures sensibles européennes.

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