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La force de Palantir sur les prix de l'IA

Résumé IASource uniqueImpact UE
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Palantir publie ses résultats trimestriels ce lundi, dans un contexte de forte attention portée aux valorisations des éditeurs de logiciels. La semaine précédente, Google, Microsoft et Amazon ont confirmé que l'intelligence artificielle continue d'alimenter leurs revenus cloud, propulsant les indices boursiers à des niveaux records vendredi. Palantir, spécialisée dans l'analyse et l'intégration de grandes masses de données pour des clients gouvernementaux et privés, voit pourtant son titre perdre près de 20 % depuis le début de l'année 2026, alors que le Nasdaq Composite progressait de 8 % sur la même période.

Ces résultats seront scrutés de près car ils permettront de déterminer si l'IA peut également soutenir les valorisations des logiciels d'entreprise, un segment en net recul. Les actions de Salesforce, ServiceNow, SAP et HubSpot ont toutes cédé du terrain sous la pression d'une même crainte : les outils d'IA générative développés par Anthropic et OpenAI pourraient réduire structurellement la demande pour leurs plateformes, en automatisant des tâches autrefois réservées à leurs logiciels et potentiellement des milliards de dollars de revenus récurrents.

La montée en puissance des grands modèles de langage remet en cause le modèle économique des éditeurs traditionnels, qui facturent des licences pour des fonctions que ces outils commencent à assumer directement. ServiceNow présentera ses propres résultats dans la foulée de Palantir cette semaine, offrant un deuxième test de la résilience du secteur. La question centrale pour les investisseurs est désormais de savoir si des acteurs comme Palantir sauront positionner l'IA comme un vecteur de croissance plutôt que d'en subir la concurrence frontale.

Impact France/UE

SAP, acteur européen majeur du logiciel d'entreprise, voit sa valorisation fragilisée par la montée des LLMs, ce qui pourrait peser sur les revenus et l'emploi du secteur logiciel en Europe.

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Les arguments en faveur de l'IA se renforcent
1The Information AI 

Les arguments en faveur de l'IA se renforcent

Les grandes firmes de capital-investissement s'apprêtent à s'allier avec les leaders de l'IA pour accélérer l'adoption de la technologie dans leurs portefeuilles d'entreprises. Selon des informations révélées par The Information, Anthropic serait en pourparlers avec Blackstone et Hellman & Friedman pour créer une coentreprise, tandis qu'OpenAI discuterait d'arrangements similaires avec TPG, Brookfield Asset Management et Bain Capital. Dans le même temps, Jeff Bezos chercherait à lever 100 milliards de dollars pour acquérir des entreprises industrielles et les automatiser grâce à l'IA — ce qui en ferait l'un des plus grands fonds jamais constitués. Ces mouvements interviennent alors que les modèles d'IA les plus récents, notamment les dernières versions de Claude d'Anthropic, ont rendu les capacités de la technologie particulièrement convaincantes pour les investisseurs. Ce basculement est important car il crée un pont entre l'offre et la demande en matière d'IA, deux dynamiques qui semblaient jusqu'ici évoluer de façon découplée. Les dix plus grandes firmes de private equity détiennent plus de 2 000 entreprises générant environ 2 000 milliards de dollars de chiffre d'affaires dans quasiment tous les secteurs économiques. Si ces firmes déploient l'IA massivement dans leurs portefeuilles, elles entraîneront mécaniquement leurs concurrents — souvent des entreprises indépendantes de taille moyenne — à faire de même sous peine de se laisser distancer. Cela se traduira concrètement par une hausse considérable de la demande en puissance de calcul, justifiant les investissements colossaux déjà engagés dans les data centers d'IA. Cette dynamique renforce aussi la probabilité d'introductions en bourse d'OpenAI et d'Anthropic dans les douze prochains mois, et légitime les dépenses croissantes en infrastructure de la part d'acteurs comme Meta. Le capital-investissement traverse actuellement une période délicate : les firmes sont nombreuses à détenir des participations dans des entreprises technologiques jugées vulnérables face à l'IA, et peinent à trouver des fenêtres de sortie. Embrasser l'IA devient ainsi autant une stratégie de survie qu'une opportunité de création de valeur.

UELes entreprises européennes détenues par des fonds de private equity pourraient être contraintes d'accélérer leur adoption de l'IA sous pression concurrentielle si leurs actionnaires américains déploient massivement la technologie dans leurs portefeuilles.

BusinessOpinion
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Les IPO de SpaceX et d'entreprises IA font peser des risques sur l'essor du secteur, selon des investisseurs
2The Information AI 

Les IPO de SpaceX et d'entreprises IA font peser des risques sur l'essor du secteur, selon des investisseurs

Lors d'un événement sur le financement de l'IA organisé par The Information à New York ce lundi, des investisseurs ont mis en garde contre les risques que font peser plusieurs introductions en bourse majeures sur l'ensemble de l'écosystème IA. SpaceX, Anthropic et OpenAI pourraient toutes entrer en bourse au cours de la même année civile, ce qui représenterait, selon Alexa von Tobel, fondatrice et associée gérante d'Inspired Capital, "trois des plus grandes IPO de l'histoire, potentiellement toutes dans le même calendrier". À l'heure où les grandes entreprises tech et IA cherchent à lever des centaines de milliards de dollars en capitaux propres et en dette pour construire des centres de données, la pression sur ces opérations est considérable. Le risque est simple : si ces introductions en bourse déçoivent les marchés, l'enthousiasme général pour l'investissement dans l'IA pourrait se refroidir brutalement. Von Tobel a utilisé l'expression "cold water on reality" pour décrire ce scénario, où de mauvaises performances boursières rendraient les capitaux environnants "plus prudents". Dans un secteur où la confiance des investisseurs alimente directement la construction d'infrastructures massives, un signal négatif sur les marchés publics aurait des répercussions bien au-delà des seules entreprises concernées, affectant potentiellement des dizaines de milliards de dollars de projets de data centers en cours. Ce contexte s'inscrit dans une période d'investissement sans précédent dans l'infrastructure IA : Microsoft, Google, Amazon et Meta ont annoncé des plans d'investissement totalisant plusieurs centaines de milliards de dollars pour 2025 et 2026. OpenAI et Anthropic, encore privées, sont valorisées respectivement à plusieurs centaines de milliards de dollars, et leur entrée en bourse constituerait un test grandeur nature de la confiance du marché public dans la rentabilité future de l'IA générative. La performance de ces IPO servira de baromètre pour toute une génération d'investissements technologiques à venir.

UEUn échec ou une déception de ces IPO américaines pourrait refroidir l'appétit des investisseurs européens pour l'IA et ralentir le financement des startups et projets d'infrastructure IA en Europe.

BusinessOpinion
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La Chine bloque le rachat de Manus par Meta, sur fond de rivalité sino-américaine en IA
3Ars Technica AI 

La Chine bloque le rachat de Manus par Meta, sur fond de rivalité sino-américaine en IA

Le gouvernement chinois a officiellement ordonné à Meta de défaire son acquisition de la société d'intelligence artificielle Manus le 27 avril 2026, invoquant des raisons de sécurité nationale. Cette transaction, conclue en décembre 2025 pour un montant de 2 milliards de dollars, avait déjà été placée sous enquête dès janvier 2026, les autorités de Pékin ayant en parallèle interdit aux deux cofondateurs de Manus, des entrepreneurs technologiques chinois, de quitter le territoire national pendant la durée de l'investigation, selon le Wall Street Journal. La décision finale consacre l'interdiction totale des investissements étrangers dans Manus au nom de la sécurité nationale. Ce blocage illustre à quel point les transactions transfrontalières entre entreprises américaines et chinoises dans le domaine de l'IA sont devenues quasi impossibles à mener à terme. Des deux côtés du Pacifique, les autorités adoptent une ligne de plus en plus dure face aux opérations de fusion-acquisition impliquant des technologies sensibles. Pour Meta, il s'agit d'un revers stratégique majeur : l'entreprise perd l'accès à une technologie d'agents IA avancée et doit rembourser ou restructurer un investissement de deux milliards de dollars. Pour l'industrie, ce précédent envoie un signal clair sur les limites imposées aux partenariats sino-américains dans les secteurs jugés stratégiques. Manus avait fait son entrée remarquée en mars 2025 en se présentant comme un agent IA généraliste capable de réaliser des tâches complexes pour le compte des utilisateurs, comme rechercher un bien immobilier ou réserver des billets d'avion et des hôtels. Techniquement, le système fonctionne comme une surcouche agentique reposant sur le modèle Claude 3.7 Sonnet d'Anthropic, coordonnant plusieurs agents spécialisés, dont un agent planificateur et un agent exécuteur capable de naviguer sur des sites web, créer des tableurs et même développer des applications. Dans un contexte de rivalité technologique croissante entre Washington et Pékin, notamment sur les grands modèles de langage et les agents autonomes, cette affaire illustre comment l'IA est désormais traitée comme un enjeu de souveraineté nationale à part entière.

UELa rivalité sino-américaine en IA contraint les entreprises européennes à choisir leur camp et complique tout partenariat ou acquisition transfrontalière impliquant des acteurs des deux blocs.

💬 2 milliards pour récupérer rien du tout. Ce blocage était prévisible depuis que les deux blocs traitent l'IA comme de l'armement, mais ça fait quand même bizarre de voir Meta se faire éjecter par Pékin sur un agent qui tournait sous Claude. Les boîtes européennes feraient bien de prendre note avant de se retrouver coincées au milieu.

BusinessOpinion
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4The Verge AI 

Le secteur de l'IA face à une course aux profits devenue existentielle

Anthropic et OpenAI se trouvent à un tournant critique en 2026 : après avoir absorbé des centaines de milliards de dollars d'investissements en capital, en centres de données, en puces et en infrastructure, ces deux géants de l'IA doivent désormais prouver qu'ils peuvent devenir des entreprises véritablement rentables. Les projections financières des deux sociétés, révélées cette semaine par le Wall Street Journal, évoquent une croissance vertigineuse, avec des revenus se chiffrant en centaines de milliards de dollars d'ici la fin de la décennie. Cette semaine encore, OpenAI a levé 122 milliards de dollars supplémentaires, signalant que les marchés continuent de parier sur leur succès, mais la pression pour transformer cet argent en bénéfices n'a jamais été aussi intense, notamment à l'approche de deux des plus grandes introductions en bourse de l'histoire. Ce qui précipite la crise, c'est l'essor des agents IA comme Claude Code, Cowork ou Codex d'OpenAI, qui consomment des ressources de calcul à une cadence bien supérieure à ce que ces entreprises avaient anticipé. Pour gérer cette pression sur leurs infrastructures, les deux sociétés prennent des décisions douloureuses. OpenAI a brutalement supprimé son application de génération vidéo Sora le mois dernier, abandonnant au passage un contrat de licence d'un milliard de dollars avec Disney, au motif que le service coûtait trop cher à faire tourner et que la capacité de calcul était nécessaire pour Codex. Anthropic a de son côté décidé la semaine dernière d'interdire aux utilisateurs de Claude de consommer librement des ressources via le framework open source OpenClaw dans le cadre d'un abonnement standard, les forçant à basculer vers des plans à la consommation, nettement plus onéreux. Ces arbitrages révèlent une tension structurelle qui traverse toute l'industrie de l'IA : les modèles économiques construits sur l'abonnement mensuel ne tiennent plus face à l'appétit en calcul des agents. La plupart des dirigeants du secteur, interrogés ces derniers mois, anticipent d'ailleurs une vague de faillites spectaculaires parmi les acteurs les moins bien capitalisés, estimant que le marché ne pourra pas soutenir indéfiniment toutes les entreprises actuellement en course. Pour Anthropic et OpenAI, dont les introductions en bourse se profilent comme des événements majeurs, la question n'est plus simplement de savoir si l'IA générative est utile, mais si elle peut générer suffisamment de revenus pour justifier les valorisations colossales promises aux investisseurs. Les compromis opérationnels observés ces dernières semaines ne sont probablement que les premiers signes visibles d'un rééquilibrage profond qui va redéfinir quels produits survivent, et à quel prix.

UELe basculement vers une facturation à la consommation pour les agents IA va renchérir les coûts d'usage pour les développeurs et entreprises européens dépendant des APIs d'OpenAI et d'Anthropic.

BusinessOpinion
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