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Les IPO de SpaceX et d'entreprises IA font peser des risques sur l'essor du secteur, selon des investisseurs
BusinessThe Information AI6sem· 1 min de lecture

Les IPO de SpaceX et d'entreprises IA font peser des risques sur l'essor du secteur, selon des investisseurs

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Lors d'un événement sur le financement de l'IA organisé par The Information à New York ce lundi, des investisseurs ont mis en garde contre les risques que font peser plusieurs introductions en bourse majeures sur l'ensemble de l'écosystème IA. SpaceX, Anthropic et OpenAI pourraient toutes entrer en bourse au cours de la même année civile, ce qui représenterait, selon Alexa von Tobel, fondatrice et associée gérante d'Inspired Capital, "trois des plus grandes IPO de l'histoire, potentiellement toutes dans le même calendrier". À l'heure où les grandes entreprises tech et IA cherchent à lever des centaines de milliards de dollars en capitaux propres et en dette pour construire des centres de données, la pression sur ces opérations est considérable.

Le risque est simple : si ces introductions en bourse déçoivent les marchés, l'enthousiasme général pour l'investissement dans l'IA pourrait se refroidir brutalement. Von Tobel a utilisé l'expression "cold water on reality" pour décrire ce scénario, où de mauvaises performances boursières rendraient les capitaux environnants "plus prudents". Dans un secteur où la confiance des investisseurs alimente directement la construction d'infrastructures massives, un signal négatif sur les marchés publics aurait des répercussions bien au-delà des seules entreprises concernées, affectant potentiellement des dizaines de milliards de dollars de projets de data centers en cours.

Ce contexte s'inscrit dans une période d'investissement sans précédent dans l'infrastructure IA : Microsoft, Google, Amazon et Meta ont annoncé des plans d'investissement totalisant plusieurs centaines de milliards de dollars pour 2025 et 2026. OpenAI et Anthropic, encore privées, sont valorisées respectivement à plusieurs centaines de milliards de dollars, et leur entrée en bourse constituerait un test grandeur nature de la confiance du marché public dans la rentabilité future de l'IA générative. La performance de ces IPO servira de baromètre pour toute une génération d'investissements technologiques à venir.

Impact France/UE

Un échec ou une déception de ces IPO américaines pourrait refroidir l'appétit des investisseurs européens pour l'IA et ralentir le financement des startups et projets d'infrastructure IA en Europe.

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Les investisseurs en capital-risque continuent de parier des milliards sur l'IA, mais les réalités du terrain viennent tempérer cet enthousiasme. Une femme de 82 ans dans le Kentucky s'est vu proposer 26 millions de dollars par une entreprise d'IA souhaitant construire un centre de données sur ses terres — elle a refusé. La société tente désormais de rezonifier 2 000 acres voisins pour contourner ce refus. Pendant ce temps, OpenAI a décidé de fermer Sora, son outil de génération vidéo lancé en grande pompe il y a moins d'un an, dans un contexte de rationalisation de ses produits. Ces deux anecdotes illustrent une même tension : l'écart grandissant entre les ambitions affichées de l'industrie de l'IA et les contraintes concrètes auxquelles elle se heurte. Les centres de données exigent des terres, de l'eau et de l'électricité en quantités massives, et les communautés locales commencent à résister. Pour OpenAI, tuer Sora signale que même les grandes plateformes doivent arbitrer sévèrement entre leurs projets face à des coûts opérationnels colossaux. Ce phénomène s'inscrit dans un moment charnière pour le secteur. Alors que les levées de fonds atteignent des sommets historiques — OpenAI ayant récemment bouclé un tour de 40 milliards de dollars —, la question n'est plus seulement de savoir qui financera l'IA, mais où et comment elle sera physiquement déployée. Les résistances locales aux infrastructures, les abandons de produits et les arbitrages stratégiques dessinent les véritables contours d'une industrie qui doit désormais composer avec le monde réel, pas seulement avec ses propres projections.

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UELa transition d'Anthropic vers une facturation à la consommation de tokens affecte également les entreprises européennes utilisant ses outils, compliquant la prévision et la maîtrise des budgets IA.

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Face à la concentration massive des investissements dans les modèles frontières et les infrastructures des hyperscalers, les investisseurs cherchent de nouveaux territoires où l'IA offre encore de la valeur. Dans une table ronde organisée par The Information, Alexa von Tobel, fondatrice du fonds early-stage Inspired Capital, et Alex Baker, associé chez PwC en charge des opérations TMT aux États-Unis, ont identifié les poches où le potentiel reste intact. Parmi les signaux du marché : le mois dernier, la startup Cursor a accordé à SpaceX une option de rachat à 60 milliards de dollars, illustrant à la fois l'appétit pour l'IA applicative et la fragilité croissante des positions différenciantes dans le logiciel vertical. Pour les deux investisseurs, la vraie question n'est plus de savoir si l'IA va transformer les industries, mais où les avantages concurrentiels sont durables. Von Tobel avertit que dans un monde dominé par des géants comme Google ou Microsoft, chacun avec plus d'un milliard d'utilisateurs, il est risqué de construire quelque chose qu'ils pourraient répliquer à moindre effort. Baker, lui, définit la défendabilité par trois critères : l'intégration profonde dans les environnements enterprise, la difficulté à reproduire l'infrastructure technique sous-jacente, et la confiance des clients. Il estime que la différenciation des startups d'IA verticale qui entraînent leurs propres modèles sectoriels s'érode rapidement, et que le vrai rempart se situe désormais dans la couche d'orchestration, plus difficile à reproduire que le modèle lui-même. C'est dans l'IA physique que les deux investisseurs voient le potentiel le plus solide pour les quatre prochaines années. Von Tobel cite BrightAI, une société de son portefeuille qu'elle décrit comme "Cursor pour les travailleurs d'infrastructure" : l'entreprise déploie des capteurs sur des canalisations d'eau, des poteaux téléphoniques et d'autres actifs physiques, collectant des données que personne d'autre ne capte. L'avantage est concret : retirer des centaines de milliers de capteurs collés sur des équipements serait coûteux et laborieux. Baker souligne que cette irréversibilité physique crée des barrières à l'entrée bien plus solides que celles du logiciel. Il cite également la revitalisation de secteurs comme la sécurité physique, caméras, lecteurs de badges et serrures connectées, longtemps considérés comme matures et désormais réinventés par l'IA. Quant au logiciel traditionnel, Baker reste optimiste malgré la montée des outils de "vibe coding" : dans les workflows réglementés et critiques, les coûts de migration restent un rempart efficace, d'autant qu'un futur peuplé d'agents IA actifs 24h/24 pourrait en fait accroître la demande de logiciels, pas la réduire.

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UELes entreprises françaises et européennes abonnées à Claude Enterprise devront réévaluer leur budget IA, leurs coûts pouvant augmenter significativement selon l'intensité d'utilisation de leurs salariés.

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