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L'IA peut réécrire le code source open source - mais peut-elle aussi réécrire la licence ?
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L'IA peut réécrire le code source open source - mais peut-elle aussi réécrire la licence ?

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Les outils d'IA pour le code soulèvent de nouvelles questions juridiques autour du "clean room rewrite" — réécriture fonctionnelle sans copier le code protégé. La controverse a éclaté avec la version 7.0 de chardet, une bibliothèque Python populaire de détection d'encodage : son mainteneur Dan Blanchard a utilisé Claude Code pour réécrire intégralement la bibliothèque originalement publiée sous licence LGPL (restrictive) par Mark Pilgrim en 2006, en la republiant cette fois sous licence MIT (permissive). La question centrale : une IA entraînée sur du code LGPL peut-elle légitimement produire une réécriture sous une licence différente ?

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