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L'IA va accélérer la croissance des emplois dans le secteur technologique : l'ancien président de Tesla explique où et pourquoi

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Jon McNeill, ancien président de Tesla et désormais capital-risqueur influent, prend le contre-pied du discours dominant sur l'IA destructrice d'emplois. Selon lui, l'essor de l'intelligence artificielle va au contraire accélérer la création de postes dans le secteur technologique, notamment pour répondre aux besoins croissants en maintenance et en gestion des infrastructures complexes.

L'argument central de McNeill repose sur une réalité souvent négligée : plus les systèmes d'IA deviennent puissants et omniprésents, plus ils requièrent une main-d'œuvre humaine qualifiée pour les faire fonctionner. Les architectures distribuées, les pipelines de données, les modèles en production, autant de systèmes qui ne s'auto-entretiennent pas et qui génèrent une demande structurelle en ingénieurs, techniciens et spécialistes de l'infrastructure.

Pour McNeill, les profils les plus recherchés seront ceux capables de travailler à l'interface entre l'IA et les systèmes existants : ingénieurs MLOps, architectes cloud, spécialistes de la fiabilité des systèmes (SRE). Sa lecture du marché, forgée par ses expériences chez Tesla puis dans le capital-risque, l'amène à voir l'IA non comme un substitut au travail humain, mais comme un multiplicateur de complexité, et donc de besoins en compétences.

Cette perspective rejoint un courant de pensée croissant parmi les investisseurs tech, qui misent sur la couche d'infrastructure de l'IA plutôt que sur les seules applications grand public. Elle tranche néanmoins avec les projections d'organisations comme le Forum économique mondial, qui anticipent des suppressions nettes d'emplois à moyen terme dans plusieurs secteurs exposés à l'automatisation.

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L'intelligence artificielle redessine en profondeur les contours du marché du travail français. Alors que les entreprises hexagonales multiplient les initiatives pour intégrer des outils d'IA dans leurs processus internes, une question lancinante s'impose : quels métiers survivront à cette mutation technologique sans précédent ? La rapidité du phénomène résume à elle seule l'inquiétude ambiante, « Cela va tellement vite qu'on ne sait pas ce qu'on sera dans cinq ans ». Face à cette incertitude, les organisations françaises adoptent deux postures simultanées : développer des outils d'assistance IA sur mesure pour leurs collaborateurs, tout en cartographiant les postes jugés « à risques ». Cette double dynamique illustre la tension entre l'adoption offensive de la technologie et la gestion préventive de ses conséquences sociales. Pour les directions des ressources humaines, l'enjeu n'est plus de savoir si l'IA transformera les métiers, mais à quelle vitesse et dans quelle proportion. Les entreprises engagées dans cette réflexion anticipent des reconfigurations profondes de certaines fonctions, notamment dans les secteurs administratifs, juridiques et analytiques où l'automatisation des tâches répétitives progresse rapidement. La notion d'emplois « à risques » ne désigne plus seulement les postes manuels peu qualifiés, elle s'étend désormais à des profils intermédiaires et techniques, bousculant les certitudes d'une génération entière de travailleurs qualifiés. L'enjeu pour les acteurs économiques est désormais d'accompagner la transition plutôt que de la subir : formation continue, reconversion anticipée et co-construction humain-machine semblent s'imposer comme les piliers d'une stratégie d'adaptation. Le débat social autour de l'IA au travail s'annonce comme l'un des grands chantiers collectifs des prochaines années en France.

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La startup parisienne Mendo a bouclé le 11 juin 2026 un tour de table de série A d'un montant de 12 millions d'euros, mené par les fonds Ventech et Educapital, avec la participation de Tomcat et OVNI. L'entreprise, qui compte aujourd'hui une cinquantaine de collaborateurs, prévoit de doubler ses effectifs pour atteindre une centaine de personnes, avec des recrutements concentrés dans les fonctions produit, ingénierie et développement commercial. Ce financement servira également à enrichir les capacités analytiques de sa plateforme et à accélérer son implantation sur les principaux marchés européens. Mendo se positionne comme une couche d'accompagnement entre les outils d'intelligence artificielle et les utilisateurs finaux au sein des organisations, avec pour mission de transformer les investissements IA en résultats mesurables plutôt qu'en simples expérimentations. L'enjeu que Mendo cherche à adresser est devenu l'un des principaux freins à la transformation numérique des entreprises : le fossé entre le déploiement d'une technologie et son adoption réelle par les équipes. Selon les données avancées par la startup, ses approches permettraient d'atteindre des taux d'adoption jusqu'à six fois supérieurs à ceux obtenus par des méthodes traditionnelles. Dans un contexte où les investissements mondiaux dans l'IA atteignent des niveaux records, une majorité d'entreprises restent bloquées au stade des projets pilotes, incapables de passer à l'échelle. La plateforme de Mendo aide les organisations à identifier les cas d'usage à fort impact, à adapter leurs processus internes et à mesurer concrètement les gains obtenus, ce qui répond à une demande croissante des directions générales qui veulent justifier leurs budgets IA devant leurs actionnaires. La levée intervient dans un marché en pleine recomposition, accélérée par l'émergence de l'IA agentique : ces systèmes capables d'orchestrer des tâches complexes et d'interagir simultanément avec plusieurs applications métiers commencent à contraindre les entreprises à repenser en profondeur leurs flux de travail, voire leur structure décisionnelle. Dans ce contexte, le segment de l'adoption et de la gestion du changement autour de l'IA devient un marché à part entière, distinct de celui des éditeurs de modèles ou d'outils. Mendo n'est pas seule sur ce créneau en Europe, mais son ancrage parisien et le profil de ses investisseurs la placent dans une bonne position pour capter les grands comptes européens soucieux de conformité et de souveraineté numérique. Les prochains mois diront si la startup parvient à s'imposer comme la référence continentale de l'adoption de l'IA en entreprise avant que des acteurs américains plus capitalisés ne s'emparent du sujet.

UELa levée de 12 M€ de Mendo, startup parisienne, renforce l'écosystème européen de l'accompagnement à l'adoption de l'IA et cible explicitement les grands comptes européens soucieux de souveraineté numérique.

💬 Le vrai frein à l'IA en entreprise, c'est pas la technologie, c'est l'adoption. Mendo se glisse exactement là où il fallait quelqu'un, avec les bons investisseurs et un marché européen en demande. Le x6 sur les taux d'adoption, c'est une belle promesse, reste à voir si ça tient hors des cas pilotes.

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Arnaud Fournier, directeur du déploiement chez OpenAI, a accordé une interview à The Decoder dans laquelle il détaille la stratégie de l'entreprise pour intégrer l'IA au coeur des grandes organisations. Il y évoque la croissance explosive de Codex, l'outil de programmation assistée par IA d'OpenAI, et explique qu'OpenAI entend envoyer ses propres ingénieurs directement dans les entreprises clientes pour accélérer et approfondir cette intégration. Fournier souligne également que le prix de l'intelligence artificielle a chuté de façon marquée ces derniers mois. Cette baisse des coûts change la donne pour les directions d'entreprise qui hésitaient à franchir le pas : l'IA générative devient économiquement viable pour un spectre beaucoup plus large d'acteurs. Fournier insiste aussi sur la boucle de rétroaction entre les clients et les équipes de développement d'OpenAI, les retours du terrain alimentant directement l'amélioration des modèles. La question du retour sur investissement, longtemps centrale dans les freins à l'adoption, est précisément ce que cette approche d'accompagnement terrain vise à lever. OpenAI intensifie ainsi sa présence dans le segment entreprise alors que la concurrence s'y densifie, avec Anthropic et ses offres Claude for Work, Google avec Gemini for Business, et Microsoft qui intègre l'IA dans toute sa suite 365. Codex s'impose comme l'un des chevaux de bataille d'OpenAI auprès des équipes techniques, et le modèle de déploiement "ingénieurs embarqués" rappelle les stratégies de grands cabinets de conseil, signalant qu'OpenAI ne veut plus seulement vendre des API mais devenir un partenaire d'intégration à long terme.

💬 Envoyer ses propres ingénieurs chez les clients, c'est le signe qu'OpenAI a compris que vendre une API ne suffit plus. La vraie bataille sur le marché B2B se joue sur l'intégration et le ROI démontré, pas sur les benchmarks, et la chute des prix change vraiment les calculs dans les DSI qui hésitaient. Je retiens surtout ça : OpenAI est en train de devenir un cabinet de conseil déguisé en startup.

BusinessActu
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