Aller au contenu principal
Scandale Siri : Apple va rembourser des millions d’utilisateurs d’iPhone
RégulationFrandroid · 1 min de lecture

Scandale Siri : Apple va rembourser des millions d’utilisateurs d’iPhone

Source originale ↗·
Egalement couvert par :The Verge AI

Apple a accepté de verser 250 millions de dollars pour clore un recours collectif intenté aux États-Unis par des utilisateurs d'iPhone mécontents. Le groupe de Cupertino était accusé d'avoir commercialisé fin 2024 des fonctionnalités d'intelligence artificielle pour son assistant Siri qui n'ont jamais été mises à disposition des consommateurs. Les plaignants estimaient avoir acheté ou conservé leurs appareils en se basant sur des promesses publicitaires mensongères concernant des capacités d'IA avancées.

Cet accord représente une défaite symbolique importante pour Apple, dont la stratégie IA baptisée Apple Intelligence a accumulé les retards depuis son annonce en juin 2024. Les millions d'utilisateurs concernés pourront réclamer une indemnisation, dont le montant individuel dépendra du nombre de demandes déposées. Au-delà du volet financier, cette affaire soulève une question de fond pour toute l'industrie tech : jusqu'où les entreprises peuvent-elles promettre des fonctionnalités d'IA non encore opérationnelles pour stimuler leurs ventes ?

Apple avait présenté une refonte ambitieuse de Siri lors de sa WWDC 2024, promettant une intégration poussée avec ChatGPT et des capacités de compréhension contextuelle inédites. Face aux difficultés techniques et à une concurrence acharnée de Google, Samsung et OpenAI sur le terrain de l'IA, la firme a repoussé à plusieurs reprises ces fonctionnalités. Ce règlement judiciaire pourrait inciter d'autres régulateurs et cabinets d'avocats à scruter de plus près les promesses marketing de l'ensemble du secteur technologique en matière d'intelligence artificielle.

Impact France/UE

Cette affaire pourrait inciter les régulateurs européens et la Commission à renforcer la surveillance des promesses marketing IA trompeuses, en s'appuyant sur l'AI Act et les directives existantes sur la publicité mensongère.

💬 L'analyse de Mathieu

250 millions pour des fonctionnalités qui n'ont jamais existé, c'est un précédent qui va piquer. Apple a construit toute sa comm' Apple Intelligence sur des promesses de keynote, en sachant très bien que la technique n'était pas au rendez-vous, et ça a marché... jusqu'à ce que des avocats s'en mêlent. Reste à voir si ça change vraiment les pratiques, ou si le reste de l'industrie attend juste que ça passe.

Dans nos dossiers

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

1Siècle Digital 

Des YouTubeurs accusent Apple d’avoir utilisé leurs vidéos pour entraîner son IA

Le fondateur de h3h3Productions, la chaîne YouTube comptant plusieurs millions d'abonnés, a déposé une action collective devant un tribunal fédéral de Californie contre Apple. Il est rejoint par deux chaînes spécialisées dans le golf, MrShortGame Golf et Golfholics. Les plaignants accusent Apple d'avoir utilisé leurs vidéos sans autorisation ni compensation pour entraîner les modèles de langage qui alimentent Apple Intelligence, le système d'IA intégré à iOS 18, iPadOS 18 et macOS Sequoia. Cette affaire illustre une tension croissante entre les créateurs de contenu numérique et les grandes entreprises technologiques qui aspirent des volumes massifs de données pour construire leurs modèles d'IA. Si le recours aboutit, il pourrait contraindre Apple à indemniser des milliers de créateurs dont les œuvres ont été ingérées sans consentement, et potentiellement redéfinir les obligations légales des entreprises en matière de collecte de données d'entraînement. Pour les YouTubeurs, dont les revenus dépendent directement de la valorisation de leur contenu, l'enjeu est autant financier que symbolique. Cette plainte s'inscrit dans une vague de litiges similaires qui secouent l'industrie de l'IA depuis 2023 : des auteurs, artistes, journaux comme le New York Times, et désormais des créateurs vidéo contestent devant les tribunaux l'utilisation de leurs œuvres par OpenAI, Meta, Google ou Stability AI. Apple, longtemps discret sur ses pratiques d'entraînement, se retrouve pour la première fois en première ligne de ces batailles juridiques qui pourraient remodeler les règles du jeu pour tout le secteur.

UEL'AI Act européen impose des obligations de transparence sur les données d'entraînement, et ce procès pourrait renforcer les revendications des créateurs de contenu européens face aux pratiques similaires des grandes plateformes opérant en Europe.

RégulationReglementation
1 source
iOS 27 et Siri AI : marre des promesses d’Apple
2Frandroid 

iOS 27 et Siri AI : marre des promesses d’Apple

Lors de la WWDC 2026, Apple a présenté iOS 27 avec une série de fonctionnalités Siri dopées à l'intelligence artificielle : résumés de notifications, réponses contextuelles dans les applications, intégration avancée avec les modèles de langage. Une keynote ambitieuse, destinée à rattraper le retard d'Apple sur l'IA générative face à Google et Microsoft. Sauf qu'une large partie de ces annonces ne s'applique pas aux utilisateurs européens, contraints une fois de plus de regarder depuis les gradins. La cause est connue : le Règlement sur les marchés numériques (DMA) impose à Apple des obligations d'interopérabilité et de transparence que la firme de Cupertino juge incompatibles avec son modèle de déploiement IA. Résultat, les fonctionnalités Apple Intelligence continuent d'arriver au compte-gouttes en Europe, quand elles arrivent. Pour des millions d'utilisateurs qui paient le même prix qu'un Américain pour leur iPhone, c'est une frustration croissante : acheter un produit premium et se retrouver avec une version bridée d'office. Ce décalage entre annonces mondiales et disponibilité réelle en Europe s'est installé depuis iOS 18 et ne fait qu'empirer avec chaque cycle. Apple et la Commission européenne négocient en arrière-plan, mais aucune résolution n'est en vue à court terme. D'autres acteurs comme Google et Meta déploient eux aussi leurs IA en ordre dispersé selon les régions, mais Apple, avec sa réputation d'expérience unifiée et premium, souffre davantage de l'écart. La question n'est plus de savoir si ces fonctionnalités arriveront, mais combien de keynotes européens devront encore encaisser avant d'y avoir vraiment accès.

UELe DMA contraint Apple à déployer ses fonctionnalités Siri IA au compte-gouttes en Europe, privant des millions d'utilisateurs français et européens des nouveautés iOS 27 malgré un prix d'achat identique aux marchés non-européens, sans résolution à court terme entre Apple et la Commission européenne.

RégulationReglementation
1 source
Siri AI : pourquoi votre iPhone européen sera moins intelligent
3Le Big Data 

Siri AI : pourquoi votre iPhone européen sera moins intelligent

Apple a officiellement annoncé lors de la WWDC 2026 que le nouveau Siri dopé à l'IA, présenté comme un assistant entièrement repensé, ne sera pas disponible sur iPhone et iPad dans l'Union européenne. La restriction concerne également l'Apple Watch, qui dépend de ces appareils. Les autres fonctionnalités d'Apple Intelligence seront bien déployées en Europe, et Siri AI restera accessible sur macOS et visionOS, mais les quelque 100 millions d'utilisateurs européens d'iPhone se retrouveront avec un appareil moins capable que leurs homologues américains ou asiatiques. Greg Joswiak, vice-président d'Apple, a confirmé qu'Apple avait informé les autorités européennes dès fin 2025 de son intention de lancer Siri AI, et affirme avoir soumis plusieurs propositions techniques pour concilier ouverture à la concurrence et protection des données, toutes rejetées selon lui par la Commission européenne. Le blocage prive des millions d'utilisateurs d'une fonctionnalité centrale du nouveau cycle produit d'Apple, creusant un fossé technologique entre l'Europe et le reste du monde. Au coeur du désaccord se trouve une question concrète de sécurité : Apple soutient que les exigences actuelles du Digital Markets Act obligeraient la firme à donner à des assistants virtuels tiers un accès direct aux messages, fichiers, photos et actions dans les applications sans intervention de l'utilisateur, supprimant des mécanismes de protection jugés essentiels. Joswiak a résumé la position d'Apple sans détour, refusant de faire des dizaines de millions d'utilisateurs européens un terrain d'expérimentation. Parmi les solutions proposées figurait un système baptisé Trusted System Agent, conçu comme intermédiaire sécurisé pour permettre à des assistants concurrents d'accéder aux mêmes fonctions que Siri AI, avec un déploiement progressif sur 18 mois. Ce conflit s'inscrit dans une tension plus large et ancienne entre Apple et les régulateurs européens autour du Digital Markets Act, entré en vigueur en 2024. Le DMA a déjà contraint Apple à ouvrir son écosystème aux boutiques d'applications alternatives et à des solutions concurrentes d'Apple Pay, défiant directement le modèle fermé que la marque défend depuis des années au nom de la sécurité et de la vie privée. Apple, désignée comme contrôleur d'accès par la Commission, fait l'objet d'enquêtes et de pressions continues. Si les discussions se poursuivent selon la firme, le climat est décrit comme particulièrement tendu. L'enjeu dépasse Siri : il s'agit de savoir si les grands acteurs technologiques américains peuvent imposer leurs propres standards de sécurité face aux exigences réglementaires européennes, ou si l'Europe acceptera de voir ses utilisateurs équipés d'appareils volontairement bridés.

UELes 100 millions d'utilisateurs européens d'iPhone sont directement privés de Siri AI en raison du Digital Markets Act, creusant un fossé technologique mesurable entre l'Europe et le reste du monde et posant la question de savoir si la réglementation européenne peut contraindre les géants tech sans pénaliser les consommateurs.

💬 L'argument d'Apple n'est pas du flan cette fois. Forcer l'accès direct aux messages et photos pour des assistants tiers, sans validation utilisateur, c'est un vrai problème de sécurité, pas un prétexte marketing. Mais 100 millions d'Européens se retrouvent avec un iPhone bridé, ce qui est quand même un bilan difficile à défendre pour la Commission.

RégulationReglementation
1 source
xAI traîne un utilisateur en justice pour création d’images porno de mineurs avec Grok
4Le Big Data 

xAI traîne un utilisateur en justice pour création d’images porno de mineurs avec Grok

xAI, la société d'intelligence artificielle fondée par Elon Musk, a déposé mardi une plainte devant un tribunal fédéral du Texas contre un utilisateur de son chatbot Grok. L'accusé, Terry Harwood, un homme de Caroline du Sud déjà arrêté cette année dans le cadre d'une enquête pour exploitation sexuelle de mineurs, aurait détourné Grok pour générer des images à caractère sexuel impliquant des mineurs. Selon la plainte, il aurait importé des photos ordinaires d'adultes et de mineurs dans l'outil, puis tenté de les transformer en contenus sexuellement explicites grâce à l'intelligence artificielle. xAI l'accuse également d'avoir créé des deepfakes pornographiques mettant en scène des adultes sans leur consentement. L'entreprise réclame des dommages et intérêts, dont le montant n'a pas été précisé, ainsi qu'une interdiction permanente empêchant Harwood d'utiliser Grok à l'avenir. Cette action en justice marque un tournant notable : il s'agit de l'une des premières procédures intentées par une société d'IA directement contre l'un de ses propres utilisateurs pour ce type d'abus, plutôt que de se contenter d'une suspension de compte. Pour xAI, l'enjeu dépasse le cas individuel : la société cherche à démontrer qu'elle prend au sérieux les usages criminels de sa technologie, dans un contexte où sa responsabilité juridique et réputationnelle est directement engagée. Pour l'industrie de l'IA générative dans son ensemble, cette affaire illustre la difficulté croissante à empêcher le détournement d'outils grand public à des fins d'exploitation sexuelle, qu'il s'agisse de mineurs ou d'adultes visés par des deepfakes non consentis. Elle pourrait aussi inciter d'autres entreprises du secteur à judiciariser davantage leurs politiques de modération plutôt que de se limiter à des sanctions internes. Cette plainte intervient alors que xAI est déjà sous surveillance concernant les garde-fous de Grok. Ces derniers mois, la société avait été critiquée après des révélations selon lesquelles son chatbot aurait permis la création de deepfakes sexuels non consentis reproduisant l'apparence de personnes réelles. Dans sa plainte, xAI rappelle qu'elle lutte contre ces dérives en suspendant ou supprimant les comptes fautifs, et qu'elle signale les contenus suspects d'exploitation sexuelle de mineurs au Centre national américain pour les enfants disparus et exploités (NCMEC). L'affaire s'inscrit dans un débat plus large sur la responsabilité des entreprises d'IA générative face aux usages détournés de leurs outils, à un moment où les régulateurs, aux États-Unis comme ailleurs, s'interrogent sur l'encadrement légal des deepfakes et des contenus pédopornographiques générés par IA.

RégulationActu
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic