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NewBird AI : comment le virage technologique d’Allbirds a fait bondir son action de 600 %
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NewBird AI : comment le virage technologique d’Allbirds a fait bondir son action de 600 %

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Le 15 avril 2026, Allbirds, fabricant américain de chaussures durables, a annoncé l'abandon total de son activité historique pour se repositionner sous le nom NewBird AI, avec pour nouvelle mission de fournir des infrastructures de calcul dédiées à l'intelligence artificielle. L'annonce a provoqué une envolée boursière spectaculaire : le titre a bondi jusqu'à 876 % en séance avant de clôturer à 16,99 dollars, soit une progression de 582 % en une seule journée depuis les 2,49 dollars du matin. Concrètement, l'entreprise a cédé l'ensemble de ses marques et actifs liés à la chaussure à American Exchange Group pour 39 millions de dollars, et a simultanément sécurisé une facilité de financement convertible de 50 millions de dollars auprès d'un investisseur institutionnel. Ces fonds serviront à acquérir des GPU haute performance et à construire une offre de type GPU-as-a-Service, c'est-à-dire la location de puissance de calcul à des entreprises souhaitant entraîner ou faire tourner des modèles d'IA.

Ce pivot illustre de façon saisissante comment la pénurie mondiale de ressources de calcul est devenue un levier de création de valeur capable de transformer instantanément la perception d'une entreprise sur les marchés, même si celle-ci n'avait aucun lien historique avec la technologie. Pour les entreprises confrontées à des délais et des contraintes d'accès aux GPU chez les grands fournisseurs cloud, une offre alternative flexible représente une réponse concrète à un goulot d'étranglement structurel. NewBird AI ne cherche pas à concurrencer AWS, Google Cloud ou Azure frontalement, mais à occuper les interstices du marché : des clients qui ne peuvent pas obtenir de capacités de manière fiable ou rapide auprès des hyperscalers traditionnels. La proposition de valeur repose sur la disponibilité immédiate et des contrats de location à long terme.

Allbirds avait été introduite en Bourse en novembre 2021 à 15 dollars l'action, levant près de 348 millions de dollars sur la promesse d'une marque de chaussures éco-responsables. Depuis, la trajectoire avait été régulièrement pénalisée par la baisse des ventes, des pertes croissantes et un recul d'image, ramenant le titre à moins de 3 dollars début 2026. Ce pivot radical s'inscrit dans une tendance plus large où des sociétés cotées en difficulté cherchent à capter l'enthousiasme des investisseurs pour l'IA en procédant à des rebranding agressifs, parfois sans historique technique ni infrastructure préexistante. La capacité de NewBird AI à réellement déployer des actifs GPU compétitifs et à attirer une clientèle stable face à des acteurs déjà établis dans le GPUaaS, comme CoreWeave, reste à démontrer dans les prochains trimestres.

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OpenAI tue Sora : comment l’IA de vidéo tant attendue a fait un flop ?
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OpenAI tue Sora : comment l’IA de vidéo tant attendue a fait un flop ?

Le mardi 24 mars 2026, l'équipe officielle de Sora a publié un message d'adieu sur X, confirmant la fermeture définitive du générateur de vidéos par IA d'OpenAI. Six mois seulement après son lancement grand public en septembre 2025, l'application est débranchée. Pourtant, les débuts avaient été spectaculaires : Sora avait franchi le million de téléchargements plus vite que ChatGPT en son temps. Mais l'euphorie a été de courte durée. Dès janvier 2026, les téléchargements chutaient de 45 % en un mois, le taux de rétention à 30 jours s'effondrait sous les 8 %, et sur le dernier mois, l'outil ne réunissait plus que 600 000 utilisateurs actifs, relégué à la 172e place de l'App Store. Pendant ce temps, faire tourner l'infrastructure coûtait à OpenAI 15 millions de dollars par jour — une hémorragie financière impossible à tenir. L'accord avec Disney, qui avait investi un milliard de dollars en décembre pour permettre l'intégration de plus de 200 personnages franchisés (Marvel, Star Wars, Pixar) dans les vidéos générées, est lui aussi annulé, l'investissement ne s'étant finalement jamais concrétisé. La fermeture de Sora est avant tout un signal stratégique fort : OpenAI prépare son introduction en bourse pour le quatrième trimestre 2026 et doit convaincre Wall Street de sa rentabilité. Fidji Simo, nouvelle responsable de la division AGI Deployment, a été explicite en interne : l'entreprise ne peut plus se disperser dans des « quêtes secondaires ». Sam Altman a réorganisé ses priorités autour de la levée de capitaux et de la construction de centres de données. Toute la puissance de calcul libérée par l'arrêt de Sora est redirigée vers les clients B2B, jugés bien plus lucratifs. La semaine précédant l'annonce, OpenAI confirmait aussi la fusion de ChatGPT desktop, de son outil de code Codex et de son navigateur web en une seule « super-app » — une consolidation qui illustre cette nouvelle discipline budgétaire. L'entraînement d'un nouveau modèle, nom de code « Spud », vient par ailleurs de s'achever, confirmant que les priorités technologiques ont changé de camp. Sora était apparu en février 2024 comme une promesse de révolution pour Hollywood, capable de générer des vidéos photoréalistes à partir d'un simple texte. Son lancement public avait suscité un engouement mondial, mais le fossé entre la démonstration technique et l'usage quotidien s'est révélé impossible à combler face à la brutalité des chiffres économiques.

UELes créateurs de contenu et studios européens utilisant Sora perdent l'accès à l'outil et doivent se tourner vers des alternatives concurrentes pour leurs productions vidéo générées par IA.

BusinessOpinion
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2Next INpact 

Le fabricant de chaussures Allbirds change de pied et devient… un fournisseur d’IA

Allbirds, le fabricant californien de chaussures fondé en 2015 et célèbre pour ses baskets Wool Runner en laine mérinos et son image écoresponsable, a annoncé un pivot radical : l'entreprise abandonne la chaussure pour devenir fournisseur d'infrastructures d'intelligence artificielle sous le nom NewBird AI. La société proposera des services de type "GPU-as-a-Service", c'est-à-dire de la location de puissance de calcul à des entreprises ayant besoin de ressources pour entraîner ou déployer des modèles d'IA. Un accord de financement de 50 millions de dollars avec un investisseur institutionnel non divulgué a été signé, avec une finalisation attendue pour le deuxième trimestre 2026. L'annonce a provoqué une explosion boursière de plus de 700 % en une seule séance à Wall Street, propulsant l'action Allbirds dans la catégorie des "memestocks". Ce pivot illustre à la fois le désespoir d'une entreprise en faillite progressive et la fièvre spéculative qui entoure l'IA. Allbirds, qui avait culminé à une capitalisation de 4 milliards de dollars lors de son introduction en Bourse en 2021, n'est plus que l'ombre d'elle-même : ses ventes ont reculé dès 2022, ses magasins ont fermé un à un, et fin février 2026 il ne restait plus que quatre boutiques aux États-Unis et au Royaume-Uni. L'entreprise a finalement cédé l'ensemble de ses actifs de chaussures à American Exchange Group pour 39 millions de dollars, soit une fraction infime de sa valeur passée. La coquille juridique restante a alors cherché une nouvelle raison d'exister. Le changement de cap implique également l'abandon de ses engagements environnementaux : les actionnaires devront voter pour supprimer toute référence à un objectif d'intérêt public en matière de protection de l'environnement, difficilement compatible avec l'exploitation énergivore de centres de données GPU. Le parcours d'Allbirds résume une décennie de promesses et de déconvenues dans la consommation responsable. Après une mutinerie des actionnaires en mai 2023 contre la stratégie de l'entreprise, une plainte finalement rejetée en février 2026, la confiance était brisée. Le pivot vers l'IA suit un schéma déjà vu avec certaines sociétés de minage de bitcoins qui reconvertissent leurs infrastructures pour profiter de la demande explosive en calcul GPU. Mais 50 millions de dollars reste une somme dérisoire dans un secteur où les grands acteurs investissent des dizaines de milliards. La hausse de 700 % du cours de Bourse, déconnectée de tout fondamental, ressemble davantage à un effet d'annonce spéculatif qu'à un vrai projet industriel. Si NewBird AI ne lève pas rapidement des capitaux bien plus importants, ce rebond boursier risque de n'être qu'une parenthèse avant une chute définitive.

BusinessOpinion
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Google Cloud et AWS brillent dans les résultats trimestriels des géants technologiques
3The Information AI 

Google Cloud et AWS brillent dans les résultats trimestriels des géants technologiques

Google, Microsoft, Amazon et Meta ont simultanément publié leurs résultats du premier trimestre 2026, déclenchant un déluge de chiffres qui a dominé l'actualité financière de la journée. Le constat le plus net qui se dégage de cette publication groupée : la demande en capacité de calcul liée à l'intelligence artificielle continue d'accélérer, et elle tire vers le haut les revenus cloud des trois grands, AWS, Google Cloud et Azure. Amazon a particulièrement brillé, tout comme Google Cloud, avec des croissances qui ont dépassé les attentes des analystes. Andy Jassy, PDG d'Amazon, a résumé l'ambiance en quelques mots : « Ce n'est un secret pour personne que les laboratoires d'IA dépensent des sommes considérables en infrastructure de calcul. » Ce dynamisme a pourtant une face moins reluisante. Une part significative de la demande cloud provient des grands laboratoires d'IA eux-mêmes, Anthropic, OpenAI et leurs équivalents, qui consomment massivement des ressources GPU pour entraîner et faire tourner leurs modèles. Cela signifie que la croissance actuelle du cloud est en partie circulaire : les fournisseurs cloud investissent dans l'IA, et les entreprises d'IA réinjectent ces revenus en achetant encore plus de cloud. Jassy a néanmoins tenu à nuancer le tableau, soulignant qu'une partie non négligeable de la demande émane d'entreprises classiques qui intègrent l'IA dans leurs opérations, ce qui est indispensable si l'on veut que la révolution de l'IA soit économiquement viable à long terme. Sur le front publicitaire, Meta et Google ont également affiché de bons résultats, l'IA améliorant le ciblage et l'efficacité de leurs régies. Ces résultats s'inscrivent dans une séquence d'investissements massifs : les grandes entreprises technologiques ont collectivement annoncé des centaines de milliards de dollars de dépenses en infrastructure IA pour 2025 et 2026. La question qui reste ouverte est celle de la rentabilité de cet écosystème au-delà des hyperscalers eux-mêmes. Si les entreprises ordinaires adoptent l'IA à grande échelle, comme Jassy l'espère, le modèle tient. Dans le cas contraire, la bulle d'investissement repose essentiellement sur une concentration de quelques acteurs qui se financent mutuellement, un équilibre que les prochains trimestres permettront de mieux évaluer.

UEL'essor de la demande cloud tirée par l'IA se répercute indirectement sur les entreprises européennes qui dépendent de ces infrastructures pour déployer leurs propres projets d'IA, sans que l'article n'identifie d'impact direct sur la France ou l'UE.

BusinessActu
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La semaine 3 du duel Musk-Altman, et les tractations technologiques de Trump
4MIT Technology Review 

La semaine 3 du duel Musk-Altman, et les tractations technologiques de Trump

Le procès opposant Elon Musk à Sam Altman est entré dans sa troisième et dernière semaine avec une intensité maximale. Les avocats des deux parties ont ciblé la crédibilité des protagonistes : Altman a été accusé de mensonges et de conflits d'intérêts personnels, tandis que Musk a été dépeint comme un homme assoiffé de pouvoir cherchant à s'emparer du contrôle de l'intelligence artificielle générale. L'affaire a révélé des détails inédits, dont un épisode savoureux : une récompense en forme de trophée représentant un derrière d'âne avait été décernée à un employé qui avait osé défier Musk. Parallèlement, des révélations troublantes ont émergé sur Donald Trump : le président américain aurait acheté des actions Nvidia, AMD et Arm juste avant d'annoncer des politiques favorables à ces entreprises, puis vanté Palantir sur son réseau Truth Social après en avoir acquis des titres, des transactions documentées par Quartz et CNBC. Ces deux affaires soulèvent des questions fondamentales sur la gouvernance du secteur technologique. Les accusations contre Trump constituent une potentielle violation grave des règles d'éthique, voire de la législation sur le trading d'initié, à un moment où la Maison-Blanche orchestre une politique industrielle déterminante pour la tech américaine. Le procès Musk-Altman, lui, met en lumière les contradictions béantes d'OpenAI, organisation à la fois non lucrative dans sa mission et valorisée à plusieurs centaines de milliards de dollars commercialement. Pour l'industrie, les deux affaires signalent une ère d'examen bien plus rigoureux des pratiques des géants de la tech, à mesure que leurs décisions impactent directement l'économie mondiale et la sécurité nationale. Dans ce contexte agité, d'autres signaux forts traversent le secteur. SpaceX prépare une introduction en bourse sur le Nasdaq dès le 12 juin, visant une levée pouvant atteindre 75 milliards de dollars à une valorisation de 1 750 milliards, avec BlackRock potentiellement prêt à y injecter 10 milliards. Sur le front de l'IA, ByteDance et Kuaishou ont pris une avance significative sur les acteurs américains dans la génération vidéo, selon le Financial Times. Dans les universités, le baromètre ChatGPT affole les compteurs : une grande institution académique a enregistré une hausse de 30 % des notes dans les cours à dominante rédactionnelle, poussant Princeton à réformer son code d'honneur. ArXiv, le serveur de prépublications scientifiques de référence, a de son côté annoncé des sanctions d'un an à l'encontre des chercheurs qui soumettraient des articles générés sans valeur scientifique réelle.

UELes politiques technologiques américaines révélées dans ces affaires et l'avance de ByteDance sur la génération vidéo ont des répercussions indirectes sur le cadre réglementaire européen et la compétitivité des acteurs de l'IA en Europe.

💬 Trump qui achète du Nvidia juste avant d'annoncer des politiques favorables aux chipmakers, c'est pas subtil. Ce qui me frappe, c'est que ça se passe exactement au moment où la Maison-Blanche co-écrit la politique industrielle de l'IA mondiale, autrement dit quand les décisions de quelques personnes pèsent directement sur des centaines de milliards. Le secteur tech avait l'habitude de s'autoréguler, bon, visiblement c'était une mauvaise idée.

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