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Google Cloud et AWS brillent dans les résultats trimestriels des géants technologiques

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Google, Microsoft, Amazon et Meta ont simultanément publié leurs résultats du premier trimestre 2026, déclenchant un déluge de chiffres qui a dominé l'actualité financière de la journée. Le constat le plus net qui se dégage de cette publication groupée : la demande en capacité de calcul liée à l'intelligence artificielle continue d'accélérer, et elle tire vers le haut les revenus cloud des trois grands, AWS, Google Cloud et Azure. Amazon a particulièrement brillé, tout comme Google Cloud, avec des croissances qui ont dépassé les attentes des analystes. Andy Jassy, PDG d'Amazon, a résumé l'ambiance en quelques mots : « Ce n'est un secret pour personne que les laboratoires d'IA dépensent des sommes considérables en infrastructure de calcul. »

Ce dynamisme a pourtant une face moins reluisante. Une part significative de la demande cloud provient des grands laboratoires d'IA eux-mêmes, Anthropic, OpenAI et leurs équivalents, qui consomment massivement des ressources GPU pour entraîner et faire tourner leurs modèles. Cela signifie que la croissance actuelle du cloud est en partie circulaire : les fournisseurs cloud investissent dans l'IA, et les entreprises d'IA réinjectent ces revenus en achetant encore plus de cloud. Jassy a néanmoins tenu à nuancer le tableau, soulignant qu'une partie non négligeable de la demande émane d'entreprises classiques qui intègrent l'IA dans leurs opérations, ce qui est indispensable si l'on veut que la révolution de l'IA soit économiquement viable à long terme. Sur le front publicitaire, Meta et Google ont également affiché de bons résultats, l'IA améliorant le ciblage et l'efficacité de leurs régies.

Ces résultats s'inscrivent dans une séquence d'investissements massifs : les grandes entreprises technologiques ont collectivement annoncé des centaines de milliards de dollars de dépenses en infrastructure IA pour 2025 et 2026. La question qui reste ouverte est celle de la rentabilité de cet écosystème au-delà des hyperscalers eux-mêmes. Si les entreprises ordinaires adoptent l'IA à grande échelle, comme Jassy l'espère, le modèle tient. Dans le cas contraire, la bulle d'investissement repose essentiellement sur une concentration de quelques acteurs qui se financent mutuellement, un équilibre que les prochains trimestres permettront de mieux évaluer.

Impact France/UE

L'essor de la demande cloud tirée par l'IA se répercute indirectement sur les entreprises européennes qui dépendent de ces infrastructures pour déployer leurs propres projets d'IA, sans que l'article n'identifie d'impact direct sur la France ou l'UE.

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Affaire Musk-OpenAI et résultats des géants tech au programme cette semaine
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Affaire Musk-OpenAI et résultats des géants tech au programme cette semaine

Cette semaine s'annonce décisive pour la Silicon Valley : Elon Musk et Sam Altman se retrouvent devant un tribunal de Californie pour un procès portant sur les origines d'OpenAI. Le milliardaire conteste les fondements de l'organisation qu'il a lui-même cofondée, réclamant notamment des réparations liées à ce qu'il considère comme une trahison de la mission initiale à but non lucratif de la société. En parallèle, mercredi soir, quatre des plus grandes entreprises technologiques mondiales, Google, Meta Platforms, Microsoft et Amazon, publient simultanément leurs résultats financiers du premier trimestre 2025, quelques minutes d'intervalle seulement après la clôture des marchés. Apple suit le jeudi avec ses propres chiffres trimestriels. L'issue du procès Musk-Altman devrait avoir peu de conséquences directes sur OpenAI et sur son produit phare, ChatGPT. Les chances que Musk obtienne gain de cause sur l'ensemble de ses revendications restent faibles selon les observateurs juridiques, même si une victoire partielle n'est pas exclue. Ce qui est en jeu dépasse le simple différend personnel : le procès soulève des questions fondamentales sur la gouvernance des organisations d'IA, la transformation d'une structure à but non lucratif en entité commerciale valorisée à plusieurs centaines de milliards de dollars, et la responsabilité des fondateurs vis-à-vis de la mission originelle d'une entreprise. La publication quasi simultanée des résultats des quatre géants tech mercredi témoigne de la concentration extrême du pouvoir économique dans ce secteur. Google, Meta, Microsoft et Amazon représentent ensemble une part écrasante des investissements mondiaux dans l'IA, et leurs chiffres trimestriels seront scrutés pour mesurer le retour concret de ces dépenses colossales. Le procès Musk-OpenAI s'inscrit quant à lui dans une série de batailles juridiques et idéologiques autour du contrôle de l'intelligence artificielle générale, un enjeu que plusieurs acteurs, dont Musk avec sa propre société xAI, cherchent à orienter selon des visions radicalement différentes de l'avenir technologique.

UELes résultats financiers des géants tech et l'issue du procès Musk-OpenAI influenceront indirectement les stratégies d'investissement IA en Europe, sans impact direct sur les entreprises ou la réglementation française.

BusinessActu
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Microsoft et OpenAI mettent fin à l'exclusivité de leur accord, ouvrant AWS et Google Cloud à OpenAI
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Microsoft et OpenAI mettent fin à l'exclusivité de leur accord, ouvrant AWS et Google Cloud à OpenAI

Microsoft et OpenAI ont annoncé lundi une refonte majeure de leur partenariat, mettant fin à l'exclusivité commerciale qui liait les deux entreprises depuis 2019. Selon les nouvelles modalités, OpenAI peut désormais distribuer ses produits sur n'importe quel fournisseur cloud, y compris Amazon Web Services et Google Cloud, une rupture avec l'accord initial qui réservait exclusivement à Azure l'hébergement de l'API d'OpenAI. Microsoft cesse de percevoir une part de revenus sur les accès aux modèles d'OpenAI via Azure, tandis qu'OpenAI continuera de reverser 20 % de ses recettes à Microsoft jusqu'en 2030, avec un plafond global désormais fixé. Microsoft conserve une licence sur la propriété intellectuelle d'OpenAI jusqu'en 2032, mais celle-ci est explicitement non exclusive. Les deux entreprises ont présenté cet accord dans des billets de blog publiés simultanément lundi. Cette restructuration ouvre la voie à OpenAI pour séduire les grandes entreprises qui exigent une flexibilité multi-cloud. Ces clients, le segment à la croissance la plus rapide d'OpenAI, refusaient de dépendre d'un seul fournisseur d'infrastructure. En permettant à OpenAI de vendre directement sur AWS et Google Cloud, l'accord lève un frein commercial majeur à un moment où la concurrence entre fournisseurs de modèles s'intensifie. Pour Microsoft, la fin de la part de revenus sur Azure représente un manque à gagner potentiel, mais l'entreprise conserve un accès privilégié et une licence sur la technologie d'OpenAI jusqu'en 2032. Pour l'industrie dans son ensemble, ce virage signale que même les alliances technologiques les plus exclusives cèdent sous la pression des réalités commerciales. Le partenariat originel remontait à 2019, quand Microsoft avait investi 1 milliard de dollars dans OpenAI, avant de porter ses engagements cumulés à plus de 13 milliards. En échange, Microsoft obtenait un accès commercial exclusif aux modèles d'OpenAI et à sa propriété intellectuelle. L'accord contenait même une clause philosophique singulière : l'exclusivité de Microsoft devait durer jusqu'à ce qu'OpenAI atteigne l'intelligence artificielle générale, dont la définition était laissée à la discrétion du conseil d'administration d'OpenAI. Ce modèle fonctionnait quand OpenAI n'était qu'un laboratoire de recherche, mais l'explosion de ChatGPT fin 2022 et la montée en flèche des revenus vers plusieurs milliards de dollars annuels ont rendu la contrainte insoutenable. La directrice des revenus d'OpenAI, Denise Dresser, avait récemment reconnu en interne que le partenariat "limitait la capacité de l'entreprise à rejoindre les clients là où ils se trouvent". Après des mois de tensions en coulisses, de contradictions publiques et de menaces de litiges, les deux entreprises ont choisi de transformer leur alliance exclusive en une relation commerciale stratégique mais nettement plus souple.

UELes entreprises européennes utilisant OpenAI gagnent en flexibilité multi-cloud, pouvant désormais déployer les modèles sur AWS et Google Cloud sans dépendance exclusive à Azure.

BusinessOpinion
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Dopés par l’IA, les géants du cloud projettent 700 milliards $ d’investissements en 2026
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Dopés par l’IA, les géants du cloud projettent 700 milliards $ d’investissements en 2026

Microsoft, Meta, Amazon et Alphabet ont publié simultanément leurs résultats financiers le 29 avril 2026, tous supérieurs aux attentes, et tous accompagnés d'une révision à la hausse de leurs prévisions d'investissement dans l'intelligence artificielle. Additionnées, leurs enveloppes atteignent désormais 700 milliards de dollars pour l'année en cours. Google Cloud se distingue particulièrement avec un chiffre d'affaires bondissant de 12,26 à 20 milliards de dollars sur le seul premier trimestre, soit une progression de 60 %, adossée à un carnet de commandes dépassant 460 milliards. La maison mère Alphabet clôture le trimestre à près de 110 milliards de chiffre d'affaires, en hausse de 22 % sur un an, portée aussi bien par la publicité search (+20 %, à 60 milliards) que par YouTube. Amazon Web Services, leader mondial du cloud, enregistre pour sa part une croissance de 28 % sur un an, à 37,6 milliards de dollars, sa meilleure performance depuis quinze trimestres. Le trimestre a également vu AWS signer une trentaine de partenariats stratégiques avec OpenAI, Anthropic, NVIDIA, Meta, l'armée américaine et le groupe français Veolia. Ces chiffres signalent que l'IA n'est plus seulement un poste de dépenses pour les géants du cloud : elle est devenue un moteur de revenus mesurable. Sundar Pichai indique que les modèles Gemini traitent désormais plus de 16 milliards de tokens par minute via l'API, soit une hausse de 60 % par rapport au trimestre précédent. Chez Amazon, la division Bedrock aurait traité sur ce seul trimestre plus de tokens que sur toutes les années précédentes cumulées. Au-delà du cloud stricto sensu, l'IA irrigue désormais la publicité programmatique et les outils d'automatisation des achats médias, élargissant son impact à l'ensemble de l'écosystème numérique. Amazon monte également en puissance dans les semiconducteurs, avec une activité projetée à plus de 20 milliards de dollars annuels, positionnant le groupe comme fournisseur et premier client de ses propres puces. Cette publication groupée intervient dans un contexte où les interrogations sur une éventuelle bulle spéculative autour de l'IA se multiplient, sans que les résultats opérationnels ne les confirment pour l'instant. Les quatre groupes ont massivement investi dans les data centers et les infrastructures GPU depuis 2023, des dépenses qui commencent à se traduire en revenus récurrents via les contrats cloud longue durée. La concentration des investissements autour de quelques acteurs, AWS, Google Cloud, Azure, renforce une logique d'oligopole qui rend l'entrée sur ce marché structurellement difficile pour les challengers. Les prochains trimestres seront déterminants pour confirmer si cette dynamique tient face aux incertitudes tarifaires américaines et à la montée en puissance de concurrents chinois comme Alibaba Cloud ou Huawei.

UELe groupe français Veolia a signé un partenariat stratégique avec AWS, et la concentration des 700 milliards d'investissements autour de quelques acteurs américains renforce la dépendance structurelle des entreprises et États européens vis-à-vis du cloud américain.

💬 700 milliards, c'est plus une promesse, c'est du revenu qui rentre. AWS à +28 %, Google Cloud à +60 % sur un seul trimestre, bon, le discours sur la bulle spéculative devient difficile à tenir. Le vrai sujet, c'est l'oligopole qui se cimente, et pour les entreprises et États européens, cette dépendance va coûter cher.

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NewBird AI : comment le virage technologique d’Allbirds a fait bondir son action de 600 %
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NewBird AI : comment le virage technologique d’Allbirds a fait bondir son action de 600 %

Le 15 avril 2026, Allbirds, fabricant américain de chaussures durables, a annoncé l'abandon total de son activité historique pour se repositionner sous le nom NewBird AI, avec pour nouvelle mission de fournir des infrastructures de calcul dédiées à l'intelligence artificielle. L'annonce a provoqué une envolée boursière spectaculaire : le titre a bondi jusqu'à 876 % en séance avant de clôturer à 16,99 dollars, soit une progression de 582 % en une seule journée depuis les 2,49 dollars du matin. Concrètement, l'entreprise a cédé l'ensemble de ses marques et actifs liés à la chaussure à American Exchange Group pour 39 millions de dollars, et a simultanément sécurisé une facilité de financement convertible de 50 millions de dollars auprès d'un investisseur institutionnel. Ces fonds serviront à acquérir des GPU haute performance et à construire une offre de type GPU-as-a-Service, c'est-à-dire la location de puissance de calcul à des entreprises souhaitant entraîner ou faire tourner des modèles d'IA. Ce pivot illustre de façon saisissante comment la pénurie mondiale de ressources de calcul est devenue un levier de création de valeur capable de transformer instantanément la perception d'une entreprise sur les marchés, même si celle-ci n'avait aucun lien historique avec la technologie. Pour les entreprises confrontées à des délais et des contraintes d'accès aux GPU chez les grands fournisseurs cloud, une offre alternative flexible représente une réponse concrète à un goulot d'étranglement structurel. NewBird AI ne cherche pas à concurrencer AWS, Google Cloud ou Azure frontalement, mais à occuper les interstices du marché : des clients qui ne peuvent pas obtenir de capacités de manière fiable ou rapide auprès des hyperscalers traditionnels. La proposition de valeur repose sur la disponibilité immédiate et des contrats de location à long terme. Allbirds avait été introduite en Bourse en novembre 2021 à 15 dollars l'action, levant près de 348 millions de dollars sur la promesse d'une marque de chaussures éco-responsables. Depuis, la trajectoire avait été régulièrement pénalisée par la baisse des ventes, des pertes croissantes et un recul d'image, ramenant le titre à moins de 3 dollars début 2026. Ce pivot radical s'inscrit dans une tendance plus large où des sociétés cotées en difficulté cherchent à capter l'enthousiasme des investisseurs pour l'IA en procédant à des rebranding agressifs, parfois sans historique technique ni infrastructure préexistante. La capacité de NewBird AI à réellement déployer des actifs GPU compétitifs et à attirer une clientèle stable face à des acteurs déjà établis dans le GPUaaS, comme CoreWeave, reste à démontrer dans les prochains trimestres.

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