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Slack ajoute 30 fonctionnalités IA à Slackbot, sa mise à jour la plus ambitieuse depuis le rachat par Salesforce
OutilsVentureBeat AI12sem· 2 min de lecture

Slack ajoute 30 fonctionnalités IA à Slackbot, sa mise à jour la plus ambitieuse depuis le rachat par Salesforce

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Slack a annoncé mardi plus de 30 nouvelles fonctionnalités pour Slackbot, son assistant IA intégré, lors d'un événement keynote co-animé par le PDG de Salesforce, Marc Benioff. Cette mise à jour, la plus ambitieuse depuis le rachat de Slack par Salesforce pour 27,7 milliards de dollars en 2021, transforme Slackbot en un véritable agent d'entreprise autonome. Parmi les nouveautés : un mode de recherche approfondie capable de mener des investigations multi-étapes en environ quatre minutes, une intégration du protocole MCP (Model Context Protocol) permettant d'interagir avec plus de 2 600 applications du Slack Marketplace et 6 000 applications Salesforce AppExchange, ainsi qu'une intelligence de réunion qui transcrit et résume les appels sur Zoom, Google Meet ou tout autre fournisseur en captant l'audio directement depuis l'application desktop. Slack introduit également les "AI-Skills", des ensembles d'instructions réutilisables que les équipes peuvent créer une fois et déployer à la demande — Slackbot les appliquant automatiquement dès qu'il reconnaît un cas d'usage correspondant.

Ces changements ne sont pas anodins : lancé en disponibilité générale le 13 janvier 2026 pour les abonnés Business+ et Enterprise+, Slackbot est en passe de devenir le produit le plus rapidement adopté des 27 ans d'histoire de Salesforce. Certains employés de sociétés clientes déclarent économiser jusqu'à 90 minutes par jour, tandis qu'en interne, les équipes Salesforce revendiquent des gains allant jusqu'à 20 heures par semaine, soit plus de 6,4 millions de dollars de valeur productive estimée. Pour les petites entreprises, Slackbot peut même faire office de CRM léger, sans installation supplémentaire. L'enjeu est donc considérable : Slack veut se positionner comme un "système d'exploitation agentique" — une interface unique par laquelle les travailleurs pilotent leurs agents IA, leurs applications métier et leurs collaborateurs.

Ce pivot s'inscrit dans une bataille frontale avec Microsoft, qui intègre depuis deux ans son assistant Copilot à l'ensemble de sa suite de productivité. Salesforce, longtemps perçu comme n'ayant pas pleinement exploité son acquisition de Slack, semble désormais vouloir en faire le point de convergence de sa stratégie IA, portée par la plateforme Agentforce. Rob Seaman, PDG par intérim de Slack et ancien directeur produit, résume l'ambition sans détour : "La limite supérieure des cas d'usage est effectivement illimitée." Avec l'adoption massive du MCP comme standard d'intégration et une architecture pensée pour l'autonomie des agents, Slack parie que l'interface de messagerie d'entreprise deviendra le cockpit central de l'IA au travail — un territoire que Microsoft, Google et d'autres entendent bien ne pas céder facilement.

Impact France/UE

Les entreprises européennes abonnées à Slack Business+ ou Enterprise+ ont accès depuis janvier 2026 à ces capacités agentiques, ce qui peut influencer leurs décisions d'outillage face à Microsoft 365 Copilot.

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UELes entreprises européennes utilisant l'écosystème Salesforce devront évaluer cette refonte de Slack dans leur stratégie d'automatisation et d'intégration des agents IA.

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Slack a annoncé plus de 30 nouvelles fonctionnalités pour Slackbot, transformant profondément cet assistant autrefois basique en un véritable coéquipier actif au sein des organisations. Disponible dès maintenant pour les abonnements Business+ et Enterprise+ via une activation dans les paramètres administrateur, cette mise à jour s'inscrit dans la continuité des capacités "agentiques" introduites en janvier. Salesforce, propriétaire de Slack, prévoit d'élargir l'accès aux utilisateurs Free et Pro dès avril, avec un quota limité de conversations pour commencer. Parmi les nouvelles capacités concrètes : Slackbot peut écouter une réunion, prendre des notes en temps réel, afficher automatiquement une fiche client dès qu'un nom est mentionné dans la discussion, puis générer un résumé complet à la fin de l'échange. Depuis mobile, il reconnaît les commandes vocales et peut envoyer des invitations ou mettre à jour un CRM directement. Un agent desktop lui permet également d'analyser ce qui apparaît à l'écran et d'agir depuis Slack sans prise de contrôle de l'ordinateur. Un mode de recherche approfondie baptisé Deep Thoughts lui permet enfin de décomposer un problème complexe, consulter plusieurs sources et produire une synthèse structurée. Ce repositionnement de Slackbot répond à un problème identifié par Slack lui-même : les outils d'IA fonctionnent trop souvent en silo, sans offrir suffisamment de contexte opérationnel aux équipes. En intégrant l'assistant directement dans les flux de travail existants plutôt que de demander aux employés de basculer vers un outil séparé, Slack réduit le fossé entre l'analyse et l'action. Les AI Skills, ensembles d'instructions réutilisables que les équipes configurent une fois puis partagent à toute l'organisation, permettent de standardiser des tâches répétitives comme la rédaction de comptes rendus ou la synthèse d'un pipeline commercial. Pour les PME, des fonctions de gestion client permettent de mettre à jour contacts, opportunités et rapports d'appel directement depuis les conversations Slack, sans interface CRM dédiée. Slack s'inscrit dans une course que se livrent Microsoft (Copilot dans Teams), Google (Gemini dans Workspace) et désormais Salesforce pour faire de leur plateforme de collaboration le point d'entrée unique de l'IA en entreprise. L'adoption du protocole MCP — standard d'interopérabilité entre agents IA — permet à Slackbot de se connecter à Agentforce et aux applications tierces compatibles, renforçant l'écosystème Salesforce. La mémorisation progressive des habitudes utilisateur et le respect strict des permissions administrateur sont présentés comme les garanties d'un déploiement sécurisé en entreprise. La prochaine étape sera de vérifier si cet élargissement aux plans gratuits en avril convertit effectivement les utilisateurs vers les offres payantes, véritable enjeu commercial derrière cette offensive fonctionnelle.

UELes entreprises françaises et européennes utilisant Slack en abonnement Business+ ou Enterprise+ peuvent activer dès maintenant ces fonctionnalités agentiques, avec un accès élargi aux plans gratuits prévu en avril.

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OpenAI a lancé ce jeudi une nouvelle offre baptisée « Workspace Agents », destinée aux entreprises utilisant ChatGPT dans un cadre professionnel. Disponible dès maintenant pour les abonnés ChatGPT Business à 20 dollars par utilisateur par mois, ainsi que pour les plans Enterprise, Edu et Teachers, cette fonctionnalité permet de créer ou de sélectionner des agents depuis une bibliothèque de modèles préconfigurés, capables d'agir directement dans des outils tiers comme Slack, Google Drive, Salesforce, Notion, Microsoft 365, Atlassian Rovo et d'autres applications courantes en entreprise. Concrètement, un agent peut rédiger un email à toute une équipe, extraire des données pour générer une présentation, ou exécuter des tâches complexes en plusieurs étapes, sans que l'utilisateur à l'origine de la demande ait besoin de rester connecté. OpenAI précise que la fonctionnalité sera gratuite jusqu'au 6 mai 2026, date à laquelle une tarification basée sur des crédits entrera en vigueur. De nouvelles capacités sont annoncées : déclencheurs automatiques, tableaux de bord avancés, et intégration dans Codex, l'outil de génération de code de l'entreprise. L'enjeu principal n'est pas simplement d'avoir des assistants IA plus puissants, mais de transformer l'IA en ressource organisationnelle partagée plutôt qu'en outil de productivité individuelle. L'onglet « Agents » dans la barre latérale de ChatGPT fonctionne comme un annuaire d'équipe : les agents créés par des collègues sont accessibles et réutilisables par toute l'organisation. Ce modèle s'attaque directement à l'un des problèmes chroniques du travail en entreprise, la transmission entre personnes, systèmes et étapes d'un processus, en permettant à un agent de gérer cette complexité de bout en bout. Pour les directions informatiques et les responsables métiers, cela représente un nouveau paradigme de déploiement de l'IA : non plus des outils ponctuels, mais des workflows autonomes pilotés par des agents paramétrés selon des règles et des permissions définies par l'entreprise. La différence technique fondamentale avec les anciens « custom GPTs » réside dans l'architecture sous-jacente : ces agents sont propulsés par Codex, la plateforme cloud de développement assisté par IA qu'OpenAI a considérablement enrichie en 2026, notamment il y a six jours à peine avec l'ajout de plus de 90 plugins, de la mémoire persistante, de l'utilisation d'ordinateur en arrière-plan et de la capacité à planifier des tâches futures. Un agent Workspace n'est donc pas un simple modèle de langage qui répond à une invite : c'est une session Codex qui écrit du code, exécute des requêtes, produit des graphiques et retient ce qu'elle a appris pour la prochaine occurrence. Cette architecture d'exécution de code est ce qui distingue ces agents des solutions concurrentes reposant sur des boucles d'appels LLM classiques. À mesure qu'OpenAI annonce de nouveaux déclencheurs et une intégration plus profonde dans son écosystème, la concurrence avec Microsoft Copilot, Google Workspace AI et les plateformes d'agents comme Salesforce Agentforce s'intensifie sur le terrain stratégique des grandes entreprises.

UELes entreprises françaises et européennes abonnées à ChatGPT Business peuvent tester gratuitement ces agents intégrés à Slack, Notion, Microsoft 365 et Salesforce avant l'entrée en vigueur de la tarification le 6 mai 2026.

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Kore.ai lance la plateforme d'agents IA Artemis et intensifie la concurrence face à Microsoft et Salesforce
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Kore.ai a lancé mercredi la plateforme Artemis, une refonte complète de sa technologie centrale destinée aux entreprises qui souhaitent concevoir, déployer et optimiser des agents d'intelligence artificielle. Fondée par Raj Koneru, PDG et fondateur, la société mise sur un principe résumé ainsi : "vous faites de l'IA avec de l'IA, vous concevez avec l'IA, vous construisez avec l'IA, vous testez avec l'IA, vous déployez avec l'IA." Au coeur technique de la plateforme se trouve l'Agent Blueprint Language (ABL), un langage déclaratif compilé basé sur YAML qui standardise la façon dont les agents IA, les workflows et les systèmes multi-agents sont définis, validés et gouvernés. L'ABL embarque son propre analyseur syntaxique, compilateur et environnement d'exécution, et supporte six modèles d'orchestration natifs : superviseur, délégation, transfert, distribution parallèle, escalade et fédération agent-à-agent. La plateforme intègre également Arch, un système IA qui traduit des objectifs métier formulés en langage naturel en code ABL prêt pour la production, en sélectionnant automatiquement la topologie multi-agents adaptée, en générant les données de test et en assurant le déploiement puis le suivi en production. L'enjeu principal est de compresser ce qui prenait traditionnellement des mois de travail d'ingénierie en quelques jours. En s'appuyant sur des artefacts YAML stockables dans GitHub et intégrables aux pipelines CI/CD, Kore.ai permet aux développeurs, aux équipes métier et aux directions informatiques de travailler sur un standard commun, sans avoir à choisir entre une plateforme no-code rigide et un framework pro-code complexe. L'optimisation en boucle fermée constitue l'atout différenciant le plus concret : si un agent déployé atteint seulement 30% d'automatisation alors que l'objectif est de 50%, Arch analyse les écarts, régénère et redéploie automatiquement une version améliorée du code ABL en se basant sur les données d'usage réelles. Koneru illustre l'impact : "grâce à ce cycle d'optimisation, on fait monter l'aiguille à 50% en ajustant l'application sur la base du comportement effectif." La sortie d'Artemis s'inscrit dans une course effrénée entre les grands éditeurs de logiciels d'entreprise pour devenir l'infrastructure de référence des agents IA : Microsoft, Salesforce, Google et ServiceNow investissent massivement dans ce segment. Face à ces géants, la stratégie de Kore.ai repose sur la neutralité technologique et sur le comblement d'un vide identifié par Koneru entre la génération de code et son exécution réelle en production, avec la gestion des versions, la gouvernance et l'observabilité que cela requiert. L'ABL se positionne comme une couche intermédiaire universelle entre les instructions en langage naturel des utilisateurs et l'infrastructure de production, un pari sur la standardisation plutôt que sur l'intégration verticale propriétaire qui caractérise les offres concurrentes.

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