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Un panneau solaire par minute : ce robot divise par deux le coût et le temps d’installation
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Un panneau solaire par minute : ce robot divise par deux le coût et le temps d’installation

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Maximo, un robot de construction piloté par intelligence artificielle, a établi un nouveau record sur un chantier solaire de grande envergure en Californie : une installation complète de panneau solaire par minute, soit une cadence deux fois supérieure à celle d'une équipe humaine. Développé pour automatiser les tâches répétitives et physiquement exigeantes du déploiement photovoltaïque, le robot réduit simultanément les coûts d'installation de moitié, selon les données communiquées par ses concepteurs.

Cette performance change concrètement l'équation économique du solaire à grande échelle. Le coût de la main-d'œuvre représente une part significative du prix total d'une installation solaire — souvent 20 à 30 % — et constitue l'un des principaux freins à l'accélération des déploiements. Un robot capable de travailler sans interruption, sans risque de blessure et à cadence constante ouvre la voie à des fermes solaires construites bien plus rapidement et à moindre coût, accélérant potentiellement les objectifs de transition énergétique des États et des entreprises.

L'automatisation des chantiers de construction d'énergie renouvelable s'inscrit dans une tendance plus large : face à la pénurie de main-d'œuvre qualifiée dans le BTP et à l'urgence climatique, plusieurs startups et groupes industriels investissent massivement dans la robotique de terrain. Maximo n'est pas seul dans cette course — des acteurs comme Renovagen ou des divisions robotiques de grands groupes énergétiques explorent des voies similaires. La question qui se pose désormais est celle du déploiement à l'échelle : combien de chantiers, dans quels délais, et avec quel impact sur les emplois du secteur.

Impact France/UE

Les objectifs européens de déploiement solaire pourraient bénéficier de ce type d'automatisation face aux pénuries de main-d'œuvre dans le BTP, mais aucune adoption en France ou en UE n'est mentionnée.

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Agibot, startup chinoise spécialisée dans les robots humanoïdes et basée à Shanghai, a annoncé ce lundi avoir produit sa 10 000e unité en série. Cette étape symbolique intervient seulement trois mois après que l'entreprise avait annoncé la sortie de son 5 000e robot — ce qui signifie qu'Agibot a doublé son volume de production en moins d'un trimestre, un rythme industriel sans précédent dans ce secteur. Cette cadence illustre la montée en puissance de la robotique humanoïde à grande échelle, jusqu'ici considérée comme un horizon lointain. Atteindre 10 000 unités en production de masse positionne Agibot comme un acteur capable de livrer des robots à des clients industriels à des volumes réellement opérationnels — ce que ni Boston Dynamics ni Figure n'ont encore atteint publiquement. Cela crée une pression directe sur les concurrents occidentaux. Cette accélération s'inscrit dans une course technologique et industrielle que Pékin soutient activement, avec des subventions ciblées sur la robotique humanoïde identifiée comme secteur stratégique. Agibot, fondée en 2023, bénéficie de cette dynamique aux côtés d'autres acteurs chinois comme Unitree ou Fourier Intelligence. La question qui se pose désormais est celle du déploiement réel : dans quelles usines, à quels coûts, et avec quelle fiabilité ces 10 000 robots seront-ils mis au travail.

UELa montée en puissance industrielle de la robotique humanoïde chinoise, soutenue par Pékin, accentue le retard des industriels européens et crée une pression concurrentielle directe sur les filières d'automatisation en France et en UE.

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Le conflit en Ukraine s'est imposé comme le premier théâtre de guerre à grande échelle où les drones autonomes jouent un rôle central et structurant. Des milliers d'appareils — aériens, terrestres et maritimes — sont déployés quotidiennement par les deux camps, transformant radicalement la nature des combats. L'intégration de l'intelligence artificielle dans ces systèmes permet désormais de coordonner plusieurs drones simultanément en essaim, leur donnant la capacité d'accomplir des missions complexes sans intervention humaine constante. Cette évolution remet en cause des décennies de doctrine militaire fondée sur des plateformes coûteuses et centralisées. Des drones peu onéreux, produits en masse et guidés par des algorithmes, peuvent saturer les défenses adverses ou effectuer des reconnaissances en temps réel, là où un char ou un avion de combat aurait auparavant été nécessaire. Pour les états-majors, cela impose des cycles d'innovation beaucoup plus rapides : une conception qui prenait dix ans doit désormais s'adapter en quelques mois face à un adversaire qui apprend et contre-adapte aussi vite. Ce basculement technologique ne concerne pas seulement l'Ukraine et la Russie. Les grandes puissances militaires — États-Unis, Chine, mais aussi les armées européennes — observent ce conflit comme un laboratoire en temps réel et accélèrent leurs propres programmes de drones autonomes. La modularité permise par l'IA ouvre la voie à des essaims hétérogènes capables de s'adapter dynamiquement à la mission, soulevant des questions juridiques et éthiques majeures sur le contrôle humain des décisions létales.

UELes armées européennes accélèrent leurs propres programmes de drones autonomes en s'appuyant sur les enseignements du conflit ukrainien, ce qui soulève des enjeux réglementaires et éthiques urgents sur le contrôle humain des systèmes létaux au sein de l'UE.

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Un nouveau robot bipède à roues baptisé « Roadrunner » a été dévoilé par le Robotics and AI Institute : pesant environ 15 kg, il peut basculer de manière fluide entre une configuration de roues côte à côte et une configuration en ligne, tout en intégrant des modes de marche à pied. Ses jambes entièrement symétriques lui permettent d'orienter ses genoux vers l'avant ou vers l'arrière pour contourner des obstacles. Un seul algorithme de contrôle gère l'ensemble des modes de locomotion, et plusieurs comportements complexes — comme se relever depuis le sol ou tenir en équilibre sur une seule roue — ont été déployés directement sur le matériel sans entraînement supplémentaire. En parallèle, la NASA a officialisé deux missions robotiques majeures : SkyFall, qui enverra une flotte d'hélicoptères de nouvelle génération sur Mars pour repérer des sites d'atterrissage humains et cartographier les réserves de glace souterraine, et MoonFall, qui déploiera quatre drones mobiles autour du pôle sud lunaire pour préparer l'arrivée des astronautes Artemis. Les drones lunaires opéreront de manière autonome pendant 14 jours terrestres, explorant notamment des zones constamment dans l'ombre. Par ailleurs, des chercheurs du MIT Media Lab et du Politecnico di Bari ont présenté dans Science Robotics des « muscles à fibres électrofluidiques » — des actionneurs souples qui déplacent un liquide par champ électrique, sans pièces mobiles, intégrables directement dans des textiles. Ces avancées illustrent une convergence de tendances qui redéfinissent la robotique mobile. Le Roadrunner incarne une nouvelle génération de robots à locomotion multimodale capables de s'adapter dynamiquement à leur environnement, réduisant le besoin de systèmes spécialisés distincts pour chaque terrain. Les missions SkyFall et MoonFall représentent quant à elles une montée en puissance des robots autonomes dans l'exploration spatiale : là où Ingenuity était un démonstrateur technologique unique, la NASA passe désormais à des flottes coordonnées avec des objectifs opérationnels concrets. Les muscles artificiels du MIT ouvrent une voie vers des robots portables et des exosquelettes textiles, avec des applications potentielles en médecine de rééducation et en assistance aux personnes âgées. Le contexte général est celui d'une accélération sans précédent de la recherche en robotique incarnée. Le robot quadrupède open-source MEVIUS2, comparable en taille au Spot de Boston Dynamics et capable de grimper des escaliers, montre que la robotique avancée se démocratise via l'open source. Boston Dynamics, de son côté, met en avant ses protocoles de tests de fiabilité pour les performances live de Spot, signalant une maturité commerciale croissante. La démonstration d'un cadre de planification multi-robots coordonnant simultanément 40 engins terrestres et aériens illustre enfin que la robotique en essaim sort progressivement des laboratoires. La compétition internationale s'intensifie, portée par des institutions académiques, des agences spatiales et des acteurs privés qui convergent vers les mêmes jalons : autonomie, robustesse et déploiement à grande échelle.

UELe Politecnico di Bari (Italie) co-signe la recherche sur les muscles à fibres électrofluidiques publiée dans Science Robotics, illustrant la contribution européenne aux actionneurs souples pour exosquelettes et rééducation.

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Amazon rachète Fauna Robotics pour lancer son premier robot humanoïde domestique
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Amazon rachète Fauna Robotics pour lancer son premier robot humanoïde domestique

Amazon a annoncé le rachat de Fauna Robotics, une startup spécialisée dans la robotique humanoïde, marquant une nouvelle étape dans la stratégie de l'entreprise pour conquérir le marché domestique. Cette acquisition permet à Amazon de disposer pour la première fois d'un robot capable d'effectuer des tâches physiques à domicile, comme ramasser des objets au sol — des jouets, par exemple. Les détails financiers de la transaction n'ont pas été divulgués, mais l'opération témoigne d'un investissement stratégique majeur dans la robotique grand public. Ce pivot représente une rupture nette avec Astro, le précédent robot d'Amazon lancé en 2021 : un simple écran monté sur roues, utile pour la surveillance ou les appels vidéo, mais incapable d'interagir physiquement avec son environnement. Un robot humanoïde domestique fonctionnel ouvrirait un marché considérable — des millions de foyers en quête d'assistance pour des tâches quotidiennes répétitives. Pour Amazon, c'est aussi une extension naturelle de l'écosystème Alexa vers la couche physique du foyer, transformant une enceinte connectée en assistant incarné. La course au robot domestique s'intensifie depuis plusieurs années. Figure AI, Physical Intelligence, Boston Dynamics ou encore Tesla avec Optimus investissent massivement ce segment. Amazon, fort de son expérience en robotique d'entrepôt avec ses milliers d'unités déployées dans ses centres logistiques, dispose d'une base technologique solide pour accélérer. L'acquisition de Fauna Robotics lui offre vraisemblablement une équipe spécialisée et des brevets ciblant spécifiquement les usages résidentiels, là où la manipulation d'objets dans des espaces non structurés reste le défi technique central.

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