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Physical Intelligence présente un modèle robotique à généralisation similaire aux LLM, défauts compris
RobotiqueThe Decoder · 1 min de lecture

Physical Intelligence présente un modèle robotique à généralisation similaire aux LLM, défauts compris

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La start-up américaine Physical Intelligence a présenté π0.7, un nouveau modèle de fondation pour robots capable de recombiner des compétences acquises lors de l'entraînement pour accomplir des tâches inédites. Le principe rappelle directement le fonctionnement des grands modèles de langage, qui assemblent des fragments de leur corpus d'entraînement pour générer du texte nouveau. Les chercheurs qualifient ce phénomène de premières traces de "généralisation compositionnelle" en robotique, une capacité jusqu'ici considérée comme l'un des grands verrous du domaine.

L'enjeu est considérable : un robot capable de composer librement ses compétences peut théoriquement s'adapter à des environnements non prévus lors de l'entraînement, sans reprogrammation manuelle. C'est précisément ce qui distingue l'intelligence artificielle générale de la robotique traditionnelle, figée dans des séquences prédéfinies. Physical Intelligence reconnaît toutefois que le modèle présente encore des défauts notables, signe que cette généralisation reste fragile et partielle à ce stade.

Physical Intelligence, fondée en 2023 par d'anciens chercheurs de Google, DeepMind et Berkeley, s'est imposée comme l'un des acteurs les plus ambitieux de la robotique dite "généraliste". La société avait déjà publié π0 en 2024, un premier modèle de fondation polyvalent entraîné sur une large variété de tâches physiques. L'annonce de π0.7 s'inscrit dans une course plus large impliquant Figure AI, Agility Robotics et Tesla, tous en quête du même Graal : un robot capable d'apprendre une fois et de s'adapter partout.

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Google DeepMind a publié cette semaine Gemini Robotics-ER-1.6, un nouveau modèle de vision et de langage conçu pour aider les robots à interpréter leur environnement. Pour illustrer ses capacités, Boston Dynamics, qui dispose d'un accord pour intégrer Gemini dans ses robots humanoïdes, a publié une vidéo de ses robots quadrupèdes utilisant le modèle pour lire un thermomètre lors d'une inspection dans une installation industrielle. Selon les benchmarks internes de Google, les gains restent modestes sur un seul flux caméra : le modèle n'améliore que marginalement la capacité du robot à détecter la fin d'une tâche par rapport aux versions précédentes. En revanche, les performances progressent nettement lorsque le robot exploite plusieurs flux caméra simultanément. C'est précisément là que réside l'enjeu pratique : la majorité des environnements robotiques industriels, qu'il s'agisse d'usines ou d'entrepôts, s'appuient sur plusieurs points de vue combinés, comme une caméra en hauteur et une caméra fixée sur le bras du robot. Le système doit être capable de fusionner ces perspectives pour construire une compréhension cohérente de ce qu'il accomplit et savoir quand la tâche est terminée. Ce lancement s'inscrit dans une course intense entre les grands laboratoires d'IA pour doter les robots d'une intelligence de perception plus robuste. Google DeepMind et Boston Dynamics ont formalisé leur partenariat autour de Gemini pour les robots humanoïdes, signalant une convergence entre les modèles de fondation et la robotique physique. Si les progrès annoncés restent incrémentaux, l'amélioration sur les configurations multi-caméras est directement applicable aux déploiements industriels existants, ce qui pourrait accélérer l'adoption de robots autonomes dans des environnements de travail réels. Les prochaines versions du modèle seront à surveiller pour évaluer si ces gains se traduisent en performances significatives sur des tâches complexes en conditions réelles.

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La startup barcelonaise THEKER a annoncé une levée de fonds de 85 millions de dollars, s'imposant comme l'un des paris les plus ambitieux de l'écosystème européen sur la robotique généraliste. Ce financement, dont les détails du tour et des investisseurs n'ont pas été précisés dans l'annonce publique, intervient alors que le secteur de l'intelligence physique connaît une accélération notable des investissements à l'échelle mondiale. THEKER développe des robots capables d'accomplir une grande variété de tâches dans des environnements non structurés, une approche dite "généraliste" qui contraste avec les robots industriels traditionnels, conçus pour des tâches répétitives et prédéfinies. Ce financement marque un tournant pour la scène technologique européenne, longtemps absente de la course à la robotique avancée dominée par des acteurs américains comme Figure AI ou Physical Intelligence, et asiatiques comme Unitree. Pour l'industrie, l'enjeu est considérable : des robots capables de s'adapter à des contextes variés pourraient transformer la logistique, les soins, la construction et l'agriculture sans nécessiter de reprogrammation coûteuse. THEKER représente ainsi un signal que l'Europe peut produire des challengers crédibles dans ce segment stratégique. Après trois années dominées par les modèles de langage, les data centers et les agents logiciels, les capitaux se redirigent désormais vers l'intelligence physique, c'est-à-dire la capacité des machines à agir dans le monde réel. Plusieurs facteurs alimentent cette tendance : la maturité des modèles de fondation multimodaux, la baisse des coûts des composants mécaniques et la pression des industriels cherchant à automatiser dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre. THEKER devra démontrer que ses robots tiennent leurs promesses hors des laboratoires, face à une compétition mondiale qui se densifie rapidement.

UETHEKER, startup barcelonaise, s'impose comme l'un des premiers challengers européens crédibles dans la robotique généraliste, un secteur stratégique jusqu'ici dominé par des acteurs américains et asiatiques.

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Les World Action Models (WAM) constituent une nouvelle famille de modèles d'IA pour la robotique, documentée dans une étude récente qui recense et organise une centaine de publications scientifiques autour de deux grandes lignes architecturales. Contrairement aux systèmes actuels, ces modèles ne se contentent pas d'associer des mouvements à des images de caméra : ils simulent mentalement les conséquences d'une action avant de l'exécuter, en modélisant comment l'environnement va évoluer. L'enjeu est considérable pour le secteur. Les robots industriels et domestiques actuels restent fragiles face à l'imprévu, car leurs modèles n'ont aucune représentation interne de la physique du monde. Les WAM offrent une capacité de planification proactive : un bras robotique peut anticiper qu'attraper un objet d'une certaine façon le fera basculer, et corriger sa trajectoire avant même de bouger. Cela ouvre la voie à des robots beaucoup plus robustes et adaptables dans des environnements non contrôlés. L'avantage décisif de cette approche réside dans les données d'entraînement : les WAM peuvent apprendre à partir de vidéos ordinaires du monde réel, sans étiquetage des actions robotiques, un type de donnée qui était jusqu'ici quasi inutilisable pour les IA robotiques classiques. Cette propriété lève un verrou majeur, car les vidéos non annotées sont disponibles en quantité massive sur internet. La compétition entre laboratoires de recherche et géants de la tech pour maîtriser ce type de modèle devrait s'intensifier dans les prochains mois.

💬 Ce qui m'intéresse là-dedans, c'est pas le robot qui réfléchit avant de bouger, c'est qu'il peut apprendre à partir de vidéos ordinaires, sans annotation spécifique. Les données robotiques étiquetées coûtent une fortune à produire, les vidéos YouTube non, et il y en a des milliards d'heures. C'est le genre de verrou qui, une fois levé, accélère tout le reste.

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NVIDIA a publié Cosmos 3, une nouvelle famille de modèles d'IA fondationnels conçus pour les systèmes d'IA physique, robots, véhicules autonomes et systèmes de surveillance industrielle. La particularité de cette version réside dans son architecture dite Mixture-of-Transformers (MoT) à deux tours, qui réunit pour la première fois dans un seul modèle trois capacités jusqu'ici séparées : le raisonnement physique, la génération de monde (vidéo, images, son) et la génération d'actions. NVIDIA a publié en open source les poids, scripts d'entraînement, outils de déploiement et jeux de données. Deux échelles sont disponibles au lancement : Cosmos3-Nano (16 milliards de paramètres, basé sur Qwen3-VL 8B) pour l'inférence sur GPU workstation comme la RTX PRO 6000, et Cosmos3-Super (64 milliards de paramètres, basé sur Qwen3-VL 32B) pour les datacenters équipés de GPU Hopper ou Blackwell. Des variantes spécialisées accompagnent cette sortie, dont Super Text2Image, Super Image2Video et Nano-Policy-DROID. L'unification de ces trois capacités dans un seul modèle représente un changement structurel pour les équipes qui développent des systèmes robotiques ou de conduite autonome. Jusqu'ici, il fallait orchestrer plusieurs modèles distincts, un pour percevoir, un pour prédire, un pour agir, ce qui multipliait la complexité d'intégration et les points de défaillance. Cosmos 3 propose un flux cohérent : la tour "reasoner" (un VLM autorégressif qui comprend images, vidéos et texte) conditionne la tour "generator" (diffusion pour la vidéo et les actions), l'information circulant dans un seul sens. Les équipes de robotique temps réel peuvent faire tourner le Nano sur du matériel de terrain, tandis que les équipes de R&D génèrent des données synthétiques à grande échelle avec le Super. Sur les benchmarks, Cosmos 3 domine VANTAGE-Bench et le leaderboard TAR (Traffic Anomaly Reasoning) dans leurs catégories respectives. Cette sortie s'inscrit dans la stratégie d'NVIDIA visant à s'imposer comme infrastructure logicielle de l'IA physique, au-delà de la simple vente de GPU. Les versions précédentes de Cosmos fragmentaient les capacités ; Cosmos 3 consolide l'approche autour d'un socle commun initialisé depuis les poids Qwen3-VL de l'écosystème open source. Le modèle gère nativement des entrées texte, image, vidéo et tableaux d'actions JSON, et produit des sorties allant jusqu'à 720p à 24 FPS avec son stéréo AAC 48 kHz, pour une durée maximale d'environ 12,5 secondes. Il supporte une gamme d'embodiments robotiques (caméra, véhicule, bras simple ou double, humanoïde), chacun avec des dimensions d'action fixes. Face à la montée en puissance de Google DeepMind, Boston Dynamics et des startups robotiques chinoises, NVIDIA mise sur l'open source et la verticalisation logicielle pour ancrer son écosystème dans les prochaines années de déploiement d'IA physique.

UELes équipes européennes de robotique et de véhicules autonomes peuvent accéder gratuitement à un modèle de fondation unifié pour l'IA physique, réduisant la complexité d'intégration et les coûts de R&D pour les industriels actifs dans l'automatisation et la mobilité autonome.

💬 Orchestrer trois modèles séparés pour percevoir, prédire et agir, c'était le quotidien douloureux des équipes robotique, et Cosmos 3 règle ça proprement. L'open source complet, poids + scripts + datasets, c'est pas de la comm, NVIDIA construit une base logicielle sur laquelle personne ne pourra se passer d'eux dans 3 ans. Reste à voir si le Nano tient en conditions réelles, parce que sur les benchmarks c'est toujours plus joli qu'en prod.

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