Aller au contenu principal
Les gros paris de Disney sur le metaverse et l'IA médiocre ne paient pas
BusinessThe Verge AI6sem

Les gros paris de Disney sur le metaverse et l'IA médiocre ne paient pas

Résumé IASource uniqueImpact UE
Source originale ↗·

Disney se retrouve dans une position délicate à peine une semaine après la prise de fonction de son nouveau PDG Josh D'Amaro. Deux crises simultanées viennent ternir les ambitions technologiques du groupe : le programme de génération d'images Sora d'OpenAI est en cours d'arrêt, et Epic Games procède à des licenciements massifs qui soulèvent des doutes sur le projet metaverse commun.

Ces revers illustrent les risques inhérents aux grands paris technologiques dans un secteur en mutation rapide. Disney avait misé sur deux tendances jugées structurantes — l'IA générative dans le streaming et le metaverse gaming — mais les deux partenaires clés traversent des turbulences importantes, laissant le groupe sans visibilité sur ses investissements.

La collaboration avec OpenAI, annoncée pour intégrer la technologie Sora dans Disney+, portait sur 1 milliard de $. Parallèlement, le deal avec Epic Games — le studio derrière Fortnite — représentait 1,5 milliard de $ pour construire un univers metaverse autour des franchises Disney. Epic vient d'annoncer le licenciement de 1 000 employés, et le projet metaverse n'a donné aucun signe concret d'avancement.

Disney n'est pas nécessairement hors-jeu : l'intégration de l'IA générative dans son service de streaming reste techniquement possible avec d'autres partenaires, et le projet metaverse pourrait survivre sous une forme réduite. Mais pour D'Amaro, qui hérite d'engagements coûteux aux résultats incertains, la pression est forte dès ses premiers jours à la tête du groupe.

Dans nos dossiers

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Les salariés de Meta se disputent le statut de « légende des tokens » en IA
1The Information AI 

Les salariés de Meta se disputent le statut de « légende des tokens » en IA

Chez Meta Platforms, un classement interne baptisé "Claudeonomics" transforme l'utilisation de l'intelligence artificielle en compétition entre employés. Mis en place par un salarié de l'entreprise sur son intranet à partir de données internes, ce tableau de bord mesure le nombre de tokens, les unités de données traitées par les modèles d'IA, consommés par chaque utilisateur. Les 250 plus gros consommateurs parmi les quelque 85 000 employés de Meta y figurent, avec des titres honorifiques à la clé : "Session Immortal" pour les plus assidus, et "Token Legend" pour les véritables champions de l'outil. Le nom "Claudeonomics" est une référence directe à Claude, le modèle phare d'Anthropic, le concurrent d'OpenAI dont Meta a vraisemblablement adopté les outils en interne. Ce type de mécanisme de gamification révèle une tendance de fond dans les grandes entreprises tech : encourager l'adoption massive des outils d'IA par les employés en jouant sur la compétition et la reconnaissance sociale. Pour Meta, qui investit massivement dans l'IA générative, afficher des statistiques d'usage aussi élevées est aussi un signal fort sur la culture interne de l'entreprise. Cette initiative s'inscrit dans un contexte où les géants de la tech cherchent à mesurer et accélérer l'intégration de l'IA dans leurs workflows quotidiens. Meta, qui développe ses propres modèles Llama tout en recourant à des outils tiers, fait face à la même question que l'ensemble de l'industrie : comment transformer des outils puissants en réflexes productifs pour des dizaines de milliers de salariés ? Les classements internes, aussi anecdotiques qu'ils paraissent, sont l'un des leviers expérimentés.

BusinessOpinion
1 source
L'enquête chinoise sur le rachat de Manus par Meta inquiète les startups
2The Information AI 

L'enquête chinoise sur le rachat de Manus par Meta inquiète les startups

Le gouvernement chinois a ouvert une enquête sur la vente de la startup d'agents IA Manus à Meta Platforms, provoquant une onde de choc dans l'écosystème des startups d'intelligence artificielle en Chine. Cette investigation, dont les détails précis restent flous, cible une transaction qui représentait pour de nombreux fondateurs un débouché naturel : être rachetés par un géant technologique américain. Hank Yuan, co-fondateur d'une nouvelle startup basée à Shenzhen qui développe un agent IA pour le marché mondial, résume le sentiment général : « Tous les fondateurs de startups IA que je connais suivent l'affaire Manus de très près. » L'impact est immédiat et concret. Plusieurs startups envisagent désormais de déplacer tout ou partie de leurs opérations vers Singapour, ou de quitter la Chine entièrement. Le choix du financement devient aussi une question stratégique brûlante : lever des fonds en yuan chinois ou en dollars américains implique désormais des conséquences géopolitiques directes sur la capacité à vendre à l'international ou à attirer des investisseurs américains. Comme le formule Yuan, les fondateurs doivent « réfléchir encore plus soigneusement aux marchés visés, à la structure juridique de leur entreprise et à la devise dans laquelle lever des fonds ». Les startups dont l'ambition se limite au marché chinois, financées par du capital-risque local ou asiatique, sont moins exposées à ces tensions. Cette affaire s'inscrit dans une rivalité technologique sino-américaine de plus en plus intense, où les acquisitions transfrontalières d'entreprises IA deviennent des enjeux de souveraineté nationale. Pékin surveille de près les transferts de technologie vers des entreprises américaines, notamment dans le domaine de l'IA agentique, considéré comme stratégique. Pour les fondateurs chinois qui cherchent une sortie vers les grands groupes de la Silicon Valley, la fenêtre se resserre. Singapour, hub neutre entre les deux blocs, s'impose comme la destination de repli privilégiée pour ceux qui veulent préserver à la fois un accès aux marchés occidentaux et une base opérationnelle en Asie.

UELes tensions géopolitiques sino-américaines autour des acquisitions d'IA pourraient inciter l'UE à renforcer sa propre surveillance des transferts technologiques transfrontaliers impliquant des startups chinoises.

BusinessOpinion
1 source
OpenAI abandonne Sora et les vidéos générées par IA, l’accord avec Disney vole en éclats
3Next INpact 

OpenAI abandonne Sora et les vidéos générées par IA, l’accord avec Disney vole en éclats

OpenAI annonce la fin de Sora, son application de génération vidéo par IA, entraînant également la rupture du partenariat avec Disney. Sam Altman confirme que l'arrêt concerne tous les produits basés sur les modèles vidéo d'OpenAI, en raison des ressources de calcul trop importantes qu'ils consomment. L'entreprise se recentre sur l'IA pour le codage et les tâches professionnelles, dans un contexte de dépenses massives (plus de 11 milliards de dollars par trimestre) avant une entrée en bourse prévue cette année.

BusinessActu
1 source
La force de Palantir sur les prix de l'IA
4The Information AI 

La force de Palantir sur les prix de l'IA

Palantir publie ses résultats trimestriels ce lundi, dans un contexte de forte attention portée aux valorisations des éditeurs de logiciels. La semaine précédente, Google, Microsoft et Amazon ont confirmé que l'intelligence artificielle continue d'alimenter leurs revenus cloud, propulsant les indices boursiers à des niveaux records vendredi. Palantir, spécialisée dans l'analyse et l'intégration de grandes masses de données pour des clients gouvernementaux et privés, voit pourtant son titre perdre près de 20 % depuis le début de l'année 2026, alors que le Nasdaq Composite progressait de 8 % sur la même période. Ces résultats seront scrutés de près car ils permettront de déterminer si l'IA peut également soutenir les valorisations des logiciels d'entreprise, un segment en net recul. Les actions de Salesforce, ServiceNow, SAP et HubSpot ont toutes cédé du terrain sous la pression d'une même crainte : les outils d'IA générative développés par Anthropic et OpenAI pourraient réduire structurellement la demande pour leurs plateformes, en automatisant des tâches autrefois réservées à leurs logiciels et potentiellement des milliards de dollars de revenus récurrents. La montée en puissance des grands modèles de langage remet en cause le modèle économique des éditeurs traditionnels, qui facturent des licences pour des fonctions que ces outils commencent à assumer directement. ServiceNow présentera ses propres résultats dans la foulée de Palantir cette semaine, offrant un deuxième test de la résilience du secteur. La question centrale pour les investisseurs est désormais de savoir si des acteurs comme Palantir sauront positionner l'IA comme un vecteur de croissance plutôt que d'en subir la concurrence frontale.

UESAP, acteur européen majeur du logiciel d'entreprise, voit sa valorisation fragilisée par la montée des LLMs, ce qui pourrait peser sur les revenus et l'emploi du secteur logiciel en Europe.

BusinessOpinion
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour