Aller au contenu principal
Mirage lève 75 M$ auprès de General Catalyst pour booster son appli vidéo IA
BusinessLe Big Data10sem

Mirage lève 75 M$ auprès de General Catalyst pour booster son appli vidéo IA

Résumé IASource uniqueImpact UE
Source originale ↗·

Mirage, la startup spécialisée dans le montage vidéo par IA, vient de boucler un tour de 75 millions de dollars auprès du Customer Value Fund de General Catalyst. Ce financement porte le total levé par l'entreprise à plus de 175 millions de dollars et sera affecté au développement de nouveaux modèles pour son application phare, Captions. Une levée qui confirme l'appétit des investisseurs pour les outils créatifs propulsés par l'IA générative.

L'opération s'inscrit dans un contexte de marché particulièrement favorable : selon plusieurs analyses récentes, plus de la moitié des capitaux levés par les fonds de capital-risque dans le monde ont été orientés vers des startups IA en 2025. Le secteur marketing concentre une part croissante de cet intérêt — 71 % des directeurs marketing affirment vouloir accroître significativement leurs investissements en IA générative d'ici 2027, selon BCG, notamment pour automatiser la production de contenus vidéo. C'est exactement le terrain sur lequel Mirage entend s'imposer, face à des géants comme CapCut de ByteDance ou Edits de Meta.

Les métriques de la plateforme parlent d'elles-mêmes : Captions revendique aujourd'hui plus de 20 millions d'utilisateurs dans le monde, plus de 200 millions de vidéos créées, et 3,2 millions de téléchargements sur un an selon Appfigures, pour 28,4 millions de dollars de revenus intégrés. Parmi ses clients figurent des entreprises comme HubSpot, CoreWeave et King. Fait notable, seulement un quart des revenus provient des États-Unis, soulignant la portée internationale de la plateforme. Le PDG et cofondateur Gaurav Misra a qualifié cette levée de témoignage de « l'envergure et de la portée » de la plateforme.

Au-delà des chiffres, Mirage traverse une transformation profonde. Renommée en 2024 — elle s'appelait auparavant Captions — la société affirme son repositionnement en tant que laboratoire d'IA à vocation professionnelle. Elle développe actuellement un modèle dédié à l'«intelligence d'assemblage», capable de générer des vidéos à partir de sources multiples, ainsi qu'un modèle audio conçu pour mieux restituer les accents des utilisateurs internationaux. L'entreprise prévoit également de rapprocher sa suite marketing web de son application mobile, pour répondre aux besoins des petites structures souhaitant industrialiser leur production de contenus.

Impact France/UE

Avec 75 % des revenus générés hors États-Unis, l'application compte vraisemblablement une base d'utilisateurs européenne significative, mais aucune implication réglementaire ou institutionnelle directe pour la France ou l'UE n'est identifiée.

Dans nos dossiers

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Captions devient Mirage et lève 75 millions de dollars pour conquérir la vidéo courte
1Siècle Digital 

Captions devient Mirage et lève 75 millions de dollars pour conquérir la vidéo courte

Captions, l'application de sous-titrage vidéo par intelligence artificielle prisée des créateurs de contenu, a officiellement changé de nom et de stratégie. Rebaptisée Mirage, la startup annonce une levée de fonds de 75 millions de dollars pour financer une transformation profonde de son modèle. L'entreprise entend désormais se positionner comme un laboratoire IA dédié à l'édition vidéo, avec l'ambition de développer ses propres modèles propriétaires. Ce pivot marque un tournant stratégique majeur : plutôt que de s'appuyer sur des API tierces comme OpenAI ou Stability AI, Mirage veut contrôler sa propre technologie de bout en bout. C'est un pari risqué mais potentiellement décisif — posséder ses modèles permet de différencier le produit, de réduire les coûts à grande échelle et de ne pas dépendre de partenaires qui peuvent devenir des concurrents. Dans le marché de la vidéo courte, dominé par TikTok et ses créateurs, la maîtrise de l'IA d'édition pourrait devenir un avantage concurrentiel décisif. Ce repositionnement intervient dans un contexte où plusieurs startups IA spécialisées dans la vidéo — Runway, Kling, Sora d'OpenAI — se disputent férocement le marché de la création vidéo automatisée. Mirage mise sur son ancrage auprès des créateurs de contenu pour convertir sa base d'utilisateurs existante en terrain d'expérimentation pour ses nouveaux modèles.

BusinessActu
1 source
LeapMind Growth, agent de croissance IA fondé par un ex-dirigeant de miHoYo, lève des fonds auprès de CMC Capital
236Kr 

LeapMind Growth, agent de croissance IA fondé par un ex-dirigeant de miHoYo, lève des fonds auprès de CMC Capital

La startup shanghaiienne LeapMind Growth a annoncé le 29 avril 2026 la clôture d'un tour de financement Angel+ mené par CMC Capital. Les fonds levés seront affectés au développement de son produit phare GrowthGPT, au renforcement de l'équipe technique et aux premières opérations commerciales. LeapMind Growth a été fondée en avril 2025 par Ma Ruping, connu sous le pseudonyme Rubin, ancien responsable mondial de la croissance utilisateurs chez miHoYo (studio derrière Genshin Impact) et ex-directeur de la stratégie croissance chez Kuaishou, après un passage chez TikTok. Il revendique avoir piloté des projets d'acquisition utilisateurs représentant plus de cinq milliards de dollars cumulés. L'équipe fondatrice est issue de ByteDance, miHoYo, Kuaishou et Meituan. GrowthGPT se positionne comme un agent d'exécution autonome couvrant l'intégralité du cycle de croissance marketing : diagnostic de données multi-plateformes, génération d'insights créatifs, diffusion automatisée de campagnes et optimisation en continu, avec des garde-fous budgétaires intégrés pour éviter les dépassements. Lors de campagnes de démarrage à froid sur plusieurs marchés internationaux, le système aurait réduit le coût d'acquisition de 70 % par rapport aux objectifs fixés. Selon son fondateur, plus de 80 % des tâches d'un pôle croissance sont suffisamment codifiées pour être déléguées à un agent, libérant les équipes humaines pour les 20 % restants : choix stratégiques, gestion de crise, positionnement de marque. L'investissement est réalisé via le CMC AI Creative Fund, véhicule de CMC Capital dédié aux applications de l'IA générative dans les industries créatives. Le groupe, historiquement ancré dans les médias et la culture, y voit une convergence entre automatisation publicitaire et nouveaux canaux d'acquisition générés par l'IA conversationnelle. Le secteur du marketing performance est en pleine recomposition : les plateformes comme Google et Meta intègrent déjà des couches d'automatisation algorithmique, mais des acteurs comme LeapMind Growth misent sur une approche agent-first bout-en-bout, plutôt que sur des fonctionnalités IA greffées à des outils traditionnels. La startup cible en priorité les marques DTC, les éditeurs de jeux mobiles et les entreprises à expansion internationale rapide.

BusinessActu
1 source
Nectar Social lève 30 millions de dollars pour automatiser le marketing avec l’IA
3Le Big Data 

Nectar Social lève 30 millions de dollars pour automatiser le marketing avec l’IA

Nectar Social, une startup américaine fondée par Misbah et Farah Uraizee, deux anciennes cadres de Meta, a levé 30 millions de dollars en série A pour accélérer le développement de sa plateforme d'agents IA dédiée au marketing social. Ce tour de table est mené par Menlo Ventures et le fonds Anthology, développé en partenariat avec Anthropic. La société revendique déjà plus de 10 millions de conversations traitées par semaine, un chiffre multiplié par cinq en l'espace de trois mois. Parmi ses clients figurent Figma, Liquid Death et e.l.f. Beauty, cette dernière affirmant avoir augmenté ses taux de réponse de 60 % et établi un lien direct entre interactions sociales et revenus générés. Le coeur de la plateforme repose sur Nectar Agent, un agent IA autonome capable de gérer en temps réel les conversations, la modération, le commerce conversationnel, la veille concurrentielle et les workflows créateurs sur TikTok, Meta, LinkedIn, Reddit et X, via des partenariats de données officiels avec ces plateformes. L'ambition de Nectar Social est de devenir un "système d'exploitation marketing" pour les grandes marques, en centralisant des opérations aujourd'hui éparpillées entre de nombreux outils et équipes. Selon Misbah Uraizee, les conversations qui influencent réellement les décisions d'achat se déroulent désormais dans les commentaires, les messages privés et les discussions de groupe, des espaces que les équipes marketing ne peuvent plus couvrir manuellement face à l'explosion des volumes. L'agent ne vise pas à remplacer les équipes humaines, mais à leur permettre de traiter une volumétrie devenue ingérable, tout en maintenant une présence continue et cohérente sur l'ensemble des canaux sociaux. Pour les entreprises clientes, l'enjeu va au-delà de la simple réduction de coûts : il s'agit d'améliorer la réactivité commerciale et d'exploiter plus finement les signaux consommateurs en temps réel. Ce financement s'inscrit dans une tendance de fond qui voit les systèmes agentiques autonomes s'étendre des outils pour développeurs et du support client vers les fonctions marketing. Les réseaux sociaux ont profondément changé de nature : ils ne servent plus uniquement à diffuser du contenu de marque, mais sont devenus des canaux directs de conversion, de fidélisation et de relation client. Les investisseurs, dont Anthropic via son fonds Anthology, misent sur des plateformes capables d'orchestrer automatiquement ces interactions à grande échelle, un positionnement stratégique dans un marché encore peu consolidé. Pour Nectar Social, la prochaine étape sera de transformer cette traction commerciale en part de marché durable face à des acteurs établis du social media management qui commencent eux aussi à intégrer des capacités agentiques.

BusinessActu
1 source
4VentureBeat AI 

Traza lève 2,1 millions de dollars auprès de Base10 pour automatiser les processus d'approvisionnement par IA

Traza, une startup new-yorkaise fondée récemment, a annoncé la clôture d'un tour de table pré-seed de 2,1 millions de dollars mené par Base10 Partners, avec la participation de Kfund, des scouts d'a16z, Clara Ventures, Masia Ventures, et plusieurs business angels dont Pepe Agell, l'homme qui avait porté Chartboost à 700 millions d'utilisateurs mensuels avant sa rachat par Zynga. L'entreprise développe des agents IA capables d'automatiser entièrement les processus d'approvisionnement en entreprise : envoi de demandes de devis, suivi des commandes, communications fournisseurs, traitement des factures, le tout sans supervision humaine continue. Selon ses premières données de déploiement, Traza revendique une réduction de 70 % du temps humain consacré aux tâches d'achat, et des cycles d'approvisionnement trois fois plus rapides que les processus manuels. L'enjeu est considérable. Le marché des logiciels de procurement dépasse déjà 8 milliards de dollars et croît d'environ 10 % par an, mais le vrai gisement de valeur se trouve ailleurs : dans les pertes silencieuses qui surviennent après la signature des contrats. Une étude de World Commerce & Contracting et Ironclad estime que les entreprises perdent en moyenne 11 % de la valeur totale de leurs contrats une fois ceux-ci signés, un phénomène baptisé "value leakage post-signature". Pour une grande entreprise avec 500 millions de dollars de dépenses contractualisées annuelles, cela représente 55 millions qui s'évaporent chaque année, non pas à cause de mauvaises négociations, mais faute de suivi opérationnel. La majorité des entreprises ne gèrent activement que leurs 20 % de fournisseurs principaux ; les 80 % restants sont largement laissés à l'abandon. Le secteur du procurement n'a pas manqué de solutions logicielles ces dernières années, SAP Ariba, Coupa, Zip, Fairmarkit ou encore Tonkean ont tous intégré des couches d'IA à leurs plateformes. Mais ces outils sont restés des copilotes : ils analysent, suggèrent, alertent, sans jamais agir. Traza représente un changement de posture, passant du conseil à l'exécution autonome. Le PDG et cofondateur Silvestre Jara Montes positionne explicitement sa startup dans la "couche opérationnelle" du contrat, là où la valeur se perd le plus concrètement. Avec un financement modeste mais des investisseurs emblématiques de l'écosystème IA, Traza entre sur un marché où les grands éditeurs ERP ont historiquement tardé à innover, et où la promesse des agents autonomes pourrait trouver son premier cas d'usage industriel à grande échelle.

BusinessOpinion
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour