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Des agents IA font leur entrée dans les métiers bancaires chez Bank of America

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Résumé IA

Bank of America déploie une plateforme d'intelligence artificielle auprès d'environ 1 000 de ses conseillers financiers, leur fournissant un outil capable de répondre aux questions des clients, de préparer des recommandations et de gérer les flux de travail quotidiens. Le système repose sur Agentforce de Salesforce, une technologie permettant de créer des agents IA capables d'exécuter des tâches complexes. La banque n'en est pas à ses débuts avec l'IA : son assistant virtuel Erica accomplit l'équivalent du travail de 11 000 employés, et les 18 000 développeurs de la banque utilisent des outils de codage assistés par IA qui ont amélioré leur productivité d'environ 20 %. Ce déploiement marque un tournant significatif dans l'usage de l'IA dans le secteur bancaire. Jusqu'ici, les outils se limitaient aux chatbots ou à l'automatisation de tâches de back-office. Désormais, l'IA s'intègre directement au cœur du processus de conseil financier — analyser les données clients, suggérer des orientations, influencer la manière dont les recommandations sont formulées. D'autres grandes banques empruntent la même voie : JPMorgan, Wells Fargo et Goldman Sachs testent eux aussi des agents IA pour leurs équipes en contact avec la clientèle. L'objectif commun est d'augmenter la productivité sans accroître les effectifs au même rythme. Des questions de supervision et de fiabilité demeurent toutefois, notamment lorsque ces systèmes interviennent dans des décisions financières. L'analyste Mike Mayo de Wells Fargo tempère l'enthousiasme en jugeant la phase actuelle « un peu ennuyeuse du point de vue des produits », faute de nouveautés majeures sur le marché. Le secteur financier aborde cette transition avec prudence, en limitant les déploiements à des équipes ou cas d'usage spécifiques avant d'étendre plus largement. La surveillance humaine reste au centre du dispositif : il s'agit d'assister les conseillers, non de les remplacer.

Impact France/UE

Les banques européennes comme BNP Paribas ou Société Générale sont susceptibles d'accélérer leurs propres déploiements d'agents IA suite à cette validation par un acteur majeur, renforçant la pression concurrentielle sur le secteur financier européen.

AI agents are starting to take on a more direct role in how financial advice is delivered, as large banks move beyond internal tools and into systems that support real client interactions. Bank of America is now deploying an internal AI-powered advisory platform to a subset of financial advisors, rolled out to around 1,000 financial advisers, according to Banking Dive . The move is one of the clearer early examples of how AI is being used in core banking roles rather than back-office tasks or limited pilots. It also reflects a broader shift across the industry, where AI is moving from basic assistance to systems that can support decision-making in real time. The platform is based on Salesforce’s Agentforce, which enables the creation of AI agents to handle tasks. It is designed to help advisors handle client queries and prepare recommendations. It can also help manage daily workflows. According to Banking Dive , the system is part of a wider push among major banks to test how AI agents can work alongside human staff rather than operate as standalone tools. Bank of America has been expanding its use of AI across the business. The bank has said its virtual assistant Erica handles work equivalent to about 11,000 employees, while all 18,000 of its software developers use AI coding tools that have improved productivity by around 20%, according to Banking Dive . These figures give a sense of how widely AI is already embedded across different parts of the organisation. AI agents move closer to financial decision-making This approach differs from earlier deployments of AI in banking, which focused mainly on chatbots or internal productivity tools. In those cases, AI was used to answer simple questions or automate routine tasks. The newer systems are built to handle more complex work, including analysing client data and suggesting next steps. That shift brings AI closer to the core of financial decision-making. Instead of acting as a support layer, the technology is now embedded within the advisory process itself. Other large banks are moving in a similar direction. The same Banking Dive report notes that firms such as JPMorgan, Wells Fargo, and Goldman Sachs are also testing AI tools aimed at improving productivity and helping staff in client-facing roles, though these efforts vary and are not always focused on advisor-specific AI agent systems. While each bank is taking a different approach, the common goal is to increase output without expanding headcount at the same rate. Early data suggest these tools can improve efficiency, though results vary. In some cases, banks report gains in how quickly advisors can access information or prepare for meetings, based on industry reporting and early deployment feedback cited by Banking Dive . At the same time, there are ongoing concerns about accuracy and oversight, especially when AI systems are used to suggest financial decisions. A wider pattern is emerging across financial services. Many institutions are investing in AI, but they are doing so in a controlled way, often limiting deployment to specific teams or use cases. The goal is to test how the technology performs in real settings before expanding further. Some analysts remain cautious about how quickly AI is changing banking. Wells Fargo analyst Mike Mayo wrote that recent developments have yet to produce major new products, describing the current phase as “a little boring from a product standpoint,” according to Banking Dive . Human oversight remains central Bank of America’s rollout stands out because of its scale and placement. Financial advisors sit at the centre of the bank’s relationship with clients, particularly in wealth management. Introducing AI into that role suggests a growing level of trust in the technology. It also shows a willingness to let it influence how advice is formed and delivered. At the same time, the system is not replacing advisors. Instead, it is meant to work alongside them. Human monitoring remains an essential part of the process, particularly when dealing with complex financial decisions or high-value clients. Industry executives also acknowledge that AI is unlikely to completely replace expert roles, particularly in complex financial workflows where context and judgement still matter. This hybrid model is becoming more common across the sector. Rather than removing people from the loop, banks are trying to combine human judgement with machine-generated insights. Some firms are starting to treat AI as a part of the workforce rather than a tool, with staff expected to work alongside these systems on day-to-day tasks. Progress comes with limits and trade-offs There are also practical challenges. AI systems depend on clean, structured data, which is not always easy to achieve in large organisations with legacy systems. Integration with existing tools can take time, and staff may need training to use new systems effectively. Regulation adds another layer of complexity. Financial

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1MIT Technology Review30min

Le commerce agentique repose sur la vérité et le contexte

L'intelligence artificielle agentique est en train de transformer le commerce numérique en profondeur. Là où les assistants numériques se contentaient jusqu'ici de proposer des options, les agents IA exécutent désormais des transactions complètes de façon autonome — réserver un voyage, comparer des offres, autoriser un paiement — sans intervention humaine. Ce changement déplace le goulot d'étranglement du commerce : les paiements s'effectuent déjà en quelques millisecondes, mais désormais c'est toute la chaîne en amont (découverte, comparaison, décision, autorisation) qui s'accélère. Le vrai défi n'est plus la vitesse, mais la confiance à l'échelle machine. Pour que ce modèle fonctionne sans dérailler, les entreprises doivent repenser leurs fondations de données. Un agent ne peut pas, comme un humain, déduire par le contexte que "Delta" désigne la compagnie aérienne et non le fabricant de robinetterie. Il a besoin de signaux déterministes. Des enregistrements clients dupliqués, des attributs produits incomplets ou des identités de marchands ambiguës — tolérables dans un flux humain — deviennent des sources d'erreurs critiques dès qu'un agent agit sans supervision. Les conséquences sont concrètes : mauvais produit livré, mauvais bénéficiaire payé, action contraire à l'intention de l'utilisateur malgré des permissions valides. La gestion des données maîtresses (MDM) — discipline consistant à établir un enregistrement unique et autoritatif pour chaque entité — devient alors la couche d'échange indispensable : elle définit qui représente l'agent, ce qu'il peut faire, et où se situe la responsabilité quand de la valeur est transférée. Plus on souhaite d'autonomie, plus l'investissement dans des données propres et une résolution d'entités fiable devient non négociable. Le commerce agentique introduit un troisième participant dans l'équation traditionnelle acheteurs/vendeurs : l'agent lui-même, qui doit être traité comme une entité à part entière avec ses propres permissions, limites et responsabilités. Ce paradigme s'inscrit dans une évolution plus large vers des marchés automatisés, qui fonctionnent déjà efficacement — à condition que l'identité, l'autorité et la responsabilité soient clairement établies dès le départ.

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OpenAI abandonne son application Sora et perd un accord à un milliard de dollars

OpenAI a discrètement abandonné son application Sora, son générateur de vidéos par intelligence artificielle, seulement six mois après son lancement. Cette décision s'accompagne de la perte d'un accord commercial d'un milliard de dollars, sans qu'aucune explication officielle n'ait été communiquée par la société. Cette fermeture illustre les difficultés persistantes d'OpenAI à monétiser ses produits grand public au-delà de ChatGPT. Perdre un contrat d'une telle envergure soulève des questions sur la viabilité économique de ses outils créatifs, dans un marché de la génération vidéo pourtant en pleine effervescence. Sora avait été présenté comme une avancée majeure lors de son annonce en février 2024, capable de générer des vidéos réalistes à partir de simples descriptions textuelles. OpenAI fait face à une concurrence croissante dans ce segment, notamment de Runway, Kling et Google.

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Disney se retire du partenariat avec OpenAI après l'arrêt de Sora quelques mois après son lancement

OpenAI met fin à son application Sora et à son API, quelques mois seulement après leur lancement. En conséquence, Disney se retire du partenariat milliardaire signé avec OpenAI en décembre dernier, abandonnant ainsi un accord conclu il y a moins de quatre mois. Ce revirement illustre la fragilité des partenariats noués autour de produits encore instables. Pour Disney, l'arrêt de Sora prive l'accord de sa raison d'être principale — l'entreprise avait probablement misé sur la génération vidéo pour ses productions créatives. La décision d'OpenAI de tuer le produit si rapidement soulève des questions sur la viabilité commerciale de Sora et sur la confiance que les grands groupes peuvent accorder à ses offres. Sora, l'outil de génération vidéo par IA d'OpenAI, avait été présenté comme une avancée majeure, mais n'a manifestement pas trouvé son marché en conditions réelles.

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Mirage lève 75 M$ auprès de General Catalyst pour booster son appli vidéo IA

Mirage, la startup américaine spécialisée dans la création vidéo par intelligence artificielle, a levé 75 millions de dollars auprès du Customer Value Fund de General Catalyst, portant son financement total à plus de 175 millions de dollars. Cet investissement est destiné au développement de nouveaux modèles pour Captions, son application phare de montage vidéo assisté par IA. La plateforme revendique aujourd'hui plus de 20 millions d'utilisateurs dans le monde — des créateurs de contenu individuels comme des équipes marketing de grandes entreprises telles que HubSpot, CoreWeave et King. En un an, l'application a été téléchargée 3,2 millions de fois et a généré 28,4 millions de dollars de revenus intégrés, avec plus de 200 millions de vidéos créées. Fait notable : seulement un quart des revenus provient des États-Unis, signe d'une audience résolument internationale. Ce financement marque une étape dans la transformation plus large de la startup, qui a changé de nom — passant de Captions à Mirage — pour affirmer son positionnement comme laboratoire d'IA à vocation industrielle. En janvier 2025, elle a adopté un modèle freemium pour concurrencer CapCut de ByteDance (plus d'un milliard de téléchargements, 323 millions d'utilisateurs actifs mensuels) et Edits de Meta. Elle développe désormais ce qu'elle appelle une « intelligence d'assemblage », capable de composer des vidéos à partir de sources multiples, ainsi qu'un modèle audio conçu pour mieux respecter les accents des locuteurs non anglophones — un besoin concret identifié auprès de ses utilisateurs internationaux. L'objectif affiché est de rapprocher sa suite marketing web et son application mobile Captions, pour permettre aux petites entreprises de produire des contenus vidéo à grande échelle, de manière automatisée. Ce tour de table s'inscrit dans un contexte d'investissement massif dans l'IA générative : en 2025, plus de la moitié des capitaux levés par le capital-risque mondial ont été orientés vers des startups IA, notamment dans des secteurs comme le marketing, où 71 % des directeurs prévoient d'augmenter significativement leurs dépenses en IA générative d'ici 2027 selon BCG. Mirage se positionne précisément à cette intersection entre création vidéo automatisée et besoins marketing des entreprises.

UEAvec 75 % des revenus générés hors États-Unis, l'application compte vraisemblablement une base d'utilisateurs européenne significative, mais aucune implication réglementaire ou institutionnelle directe pour la France ou l'UE n'est identifiée.

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