Et si l'IA nous rendait la vie trop facile ?
Des psychologues de l'Université de Toronto publient une tribune dans Communications Psychology alertant sur les risques d'une IA "sans friction" : en supprimant l'effort cognitif et social, ces outils pourraient affaiblir l'apprentissage, la motivation et la construction du sens. La chercheuse Emily Zohar, avec Paul Bloom et Michael Inzlicht, souligne que la difficulté — rumination, désaccord, persistance — joue un rôle fondamental dans le développement des compétences et des relations humaines. Si les produits finaux s'améliorent grâce à l'IA, c'est précisément le processus intermédiaire, jugé essentiel, qui risque d'être érodé.