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Un fabricant de smartphones annonce la fin des applications : voici ce qui les remplace

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Carl Pei, le cofondateur et PDG de la marque de smartphones Nothing, prend position sur l'avenir de l'écosystème mobile : les applications telles que nous les connaissons sont condamnées à disparaître. Dans une déclaration qui interpelle l'industrie, il annonce que quelque chose de fondamentalement différent est en train de les remplacer.

Derrière cette affirmation se dessine une vision du computing centré sur les agents d'intelligence artificielle. Plutôt que d'interagir directement avec des interfaces graphiques cloisonnées, les utilisateurs délégueraient leurs tâches à des agents autonomes capables de naviguer entre différents services pour leur compte. Ce changement de paradigme remet en question des décennies de développement applicatif et pourrait redistribuer profondément les cartes entre développeurs, plateformes et utilisateurs.

Pei s'adresse directement aux développeurs d'applications en les invitant à anticiper cette transition : plutôt que de concevoir des interfaces visuelles, ils devraient privilégier la création de services accessibles par des agents IA via des APIs ou protocoles dédiés. L'idée centrale est que l'agent devient le point d'entrée unique de l'utilisateur, qui n'a plus besoin d'ouvrir une app spécifique, il formule une intention, et l'agent orchestre les outils nécessaires en coulisses.

Cette vision s'inscrit dans un mouvement plus large porté par des acteurs comme OpenAI, Google ou Anthropic, qui développent activement des frameworks d'agents autonomes. Si Nothing reste un acteur relativement modeste du marché des smartphones, la prise de parole de Pei illustre une conviction croissante dans l'industrie : le modèle applicatif hérité des années App Store touche à sa fin, et les entreprises qui ne s'y préparent pas risquent d'être marginalisées.

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Anthropic a lancé mardi Claude Tag, une nouvelle intégration Slack qui positionne son modèle d'IA le plus avancé non plus comme un assistant individuel, mais comme un coéquipier partagé, persistant et autonome. Disponible dès aujourd'hui en bêta pour les abonnés Claude Enterprise et Team, le produit remplace l'ancienne application Claude in Slack et fonctionne sur Claude Opus 4.8, sorti il y a moins d'un mois. Le principe est simple : un administrateur connecte Claude à un espace de travail Slack, lui attribue des outils, des sources de données et des limites budgétaires, puis n'importe quel membre du canal peut taper @Claude pour lui déléguer une tâche, rédiger une pull request, extraire des chiffres de ventes, lancer une analyse de données. Claude décompose la demande en étapes, les exécute et répond dans un fil de discussion Slack avec le résultat complet. Ce qui distingue Claude Tag des intégrations IA existantes dans Slack tient à quatre caractéristiques structurelles. D'abord, il est multijoueur : au sein d'un canal, il n'y a qu'un seul Claude, visible de tous, dont chacun peut reprendre la conversation là où un collègue l'a laissée. Ensuite, il mémorise : au fil des échanges, Claude accumule le contexte du projet sans que les utilisateurs aient à se réexpliquer à chaque session. Il prend aussi des initiatives, avec le mode "ambient behavior" activé, il surveille les canaux auxquels il a accès et remonte proactivement les informations pertinentes ou relance les tâches restées sans suite. Enfin, il travaille de façon asynchrone, pouvant poursuivre un projet sur plusieurs heures ou jours sans supervision constante. Anthropic affirme que ses propres équipes produit "délèguent désormais des tâches à de nombreux Claude en parallèle" et que 65 % du code de son équipe produit est déjà généré par la version interne de cet outil, une affirmation frappante sur l'adoption réelle en interne. Claude Tag s'inscrit dans une compétition frontale pour le contrôle de la couche de collaboration d'entreprise, là où se prennent les décisions et s'accumule la connaissance institutionnelle en temps réel. Microsoft (Copilot dans Teams), Google (Gemini dans Workspace) et Salesforce (Agentforce) occupent déjà ce terrain. Anthropic tente de s'y imposer avec un argument de différenciation clair : un agent conçu pour s'intégrer dans les dynamiques d'équipe existantes plutôt que de les remplacer. Sur le plan de la gouvernance, les administrateurs définissent des identités Claude distinctes par usage, cloisonnées à des canaux et des outils spécifiques, avec des mémoires isolées entre contextes. Les suites restent à observer : la capacité de Claude à prendre des initiatives sur des canaux entiers, à surveiller les échanges et à décider de ce que les équipes doivent savoir, soulève des questions de contrôle et de transparence que les entreprises devront trancher avant tout déploiement à grande échelle.

UELes entreprises européennes sous abonnement Claude Enterprise ou Team peuvent dès maintenant tester Claude Tag en bêta, mais devront vérifier la conformité au RGPD avant tout déploiement à grande échelle, notamment pour les fonctions de surveillance ambiante des canaux.

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Le PDG de Nothing, Carl Pei, affirme que les applications mobiles vont disparaître au profit des agents IA

Carl Pei, PDG de Nothing, prédit une transformation radicale de l'écosystème mobile : les applications telles que nous les connaissons aujourd'hui sont amenées à disparaître, remplacées par des agents IA capables de comprendre les intentions des utilisateurs et d'agir en leur nom. Cette vision s'inscrit dans un débat plus large qui secoue l'industrie technologique. Si les apps ont dominé l'expérience smartphone depuis l'App Store d'Apple en 2008, la montée en puissance des modèles de langage et des agents autonomes remet en question ce paradigme. L'enjeu est considérable : des milliards d'utilisateurs pourraient voir leur façon d'interagir avec leur téléphone fondamentalement bouleversée, et des écosystèmes entiers, développeurs, stores, plateformes, devraient se réinventer. Selon Pei, le smartphone de demain ne serait plus un lanceur d'applications, mais un système orienté intention : l'utilisateur exprimerait ce qu'il veut accomplir, et l'agent IA se chargerait d'orchestrer les actions nécessaires en arrière-plan, sans que l'utilisateur ait à naviguer manuellement entre plusieurs apps. Nothing, marque connue pour ses produits au design minimaliste et son positionnement disruptif, positionne ainsi ses futurs appareils dans cette trajectoire. Cette déclaration de Pei rejoint les ambitions affichées par des acteurs comme Apple avec son évolution de Siri, Google avec Gemini, ou encore des startups comme Rabbit et Humane qui ont tenté, avec des résultats mitigés, de proposer des interfaces centrées sur l'IA. La question reste ouverte : les utilisateurs sont-ils prêts à déléguer autant de contrôle à des agents automatisés, et les infrastructures techniques sont-elles suffisamment matures pour tenir cette promesse ?

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OpenAI annonce la fin du chat et projette de transformer ChatGPT en application d'agents autonomes
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OpenAI prépare la refonte la plus ambitieuse de ChatGPT depuis son lancement en novembre 2022. L'entreprise entend transformer son chatbot en une "superapp" intégrant des outils de programmation, des agents autonomes et des applications partenaires comme Canva et Booking.com. En interne, la formule circule sans détour : "Le chat est mort." La direction considère que l'ère des échanges textuels à la demande est révolue, et que l'avenir appartient à des systèmes capables d'accomplir des tâches de manière autonome, sans que l'utilisateur n'ait à intervenir à chaque étape. Ce pivot stratégique marque un tournant majeur pour l'industrie. Jusqu'ici, ChatGPT fonctionnait principalement comme un assistant répondant à des questions. Demain, il devrait gérer des workflows entiers : réserver un voyage, écrire et déployer du code, concevoir un visuel, en s'appuyant sur des intégrations directes avec des services tiers. Pour les utilisateurs professionnels, cela représente un saut qualitatif considérable, et pour les plateformes partenaires comme Canva ou Booking.com, une opportunité de distribution massive via l'une des applications les plus utilisées au monde. Cette réorientation s'inscrit dans une course mondiale aux agents IA que se livrent les principaux laboratoires. Google pousse Gemini vers les mêmes usages autonomes, Anthropic développe les capacités agentiques de Claude, et des startups comme Cursor ou Cognition ciblent directement les développeurs. OpenAI, qui revendique plus de 500 millions d'utilisateurs hebdomadaires sur ChatGPT, dispose d'un avantage de distribution considérable pour imposer ce nouveau paradigme, mais devra convaincre que ses agents sont suffisamment fiables pour qu'on leur délègue des tâches à enjeux réels.

UEL'intégration de Booking.com (entreprise néerlandaise) comme partenaire de la superapp ChatGPT soulève des questions de dépendance des acteurs européens du tourisme et du numérique envers une plateforme américaine dominante, dans un contexte où l'AI Act encadre précisément les systèmes d'IA à usage général de grande diffusion.

💬 Le "chat is dead", j'y crois à moitié. La direction où ça va est claire, les agents autonomes c'est l'évolution logique, mais déléguer une réservation d'hôtel ou un déploiement de code à un système qui hallucine encore sur des trucs basiques, ça va demander du temps. Ce qui m'intéresse vraiment c'est le modèle de distribution : 500 millions d'utilisateurs hebdomadaires, c'est une rampe de lancement que personne d'autre n'a.

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Sites : l’outil de Codex qui transforme vos idées en applications et sites web en un clic
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OpenAI a annoncé le 2 juin 2026 une nouvelle fonctionnalité pour Codex baptisée Sites, qui permet de transformer une description textuelle en application web interactive hébergée en ligne. L'outil génère automatiquement des interfaces fonctionnelles, tableaux de bord de suivi de projet, planificateurs financiers, espaces collaboratifs, hubs de lancement produit, accessibles via une URL partageable. Sites est déployé en priorité sur les plans Business et Enterprise avant une ouverture plus large. La même annonce s'inscrit dans un rapport publié ce jour par OpenAI, révélant que Codex dépasse désormais 5 millions d'utilisateurs actifs par semaine, soit une croissance multipliée par six depuis le lancement de son application de bureau en février 2026. L'impact le plus significatif de Sites concerne l'élargissement du public capable de créer des outils numériques. Jusqu'ici, produire une application nécessitait un enchaînement d'étapes techniques, maquettage, développement, tests, intégration, souvent inaccessibles sans équipe dédiée. En automatisant ce processus par l'IA, OpenAI ouvre la création d'applications à des profils non techniques : analystes, designers, équipes marketing, responsables commerciaux. Ces professionnels représentent déjà une part importante de l'audience de Codex, qu'ils utilisent pour automatiser des tâches répétitives ou produire des contenus complexes. Sites prolonge cette logique en leur donnant accès à des livrables concrets et partageables, sans écrire une ligne de code. Cette annonce s'inscrit dans une tendance de fond où les grands acteurs de l'IA cherchent à capturer un marché bien au-delà des développeurs. Codex, lancé initialement comme assistant de programmation, s'est progressivement repositionné en outil de productivité généraliste pour les travailleurs du savoir. La concurrence dans ce segment est dense : des plateformes no-code comme Webflow ou Bubble, mais aussi des rivaux directs comme GitHub Copilot, Cursor ou encore Claude d'Anthropic. OpenAI mise sur l'intégration native de la génération de code et d'interface dans un seul workflow conversationnel pour se différencier. Reste que les questions de sécurité, de maintenance à long terme et de personnalisation avancée demeurent entières, des domaines où l'expertise humaine conserve sa valeur, et qui pourraient freiner l'adoption en entreprise pour des cas d'usage critiques.

UELes professionnels européens non-techniques, analystes, équipes marketing, responsables commerciaux, peuvent désormais créer et partager des applications web fonctionnelles sans compétences en développement, réduisant la dépendance aux équipes techniques pour des outils internes.

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