Aller au contenu principal
Vidéo : deux robots de Figure AI coopèrent seuls pour nettoyer une chambre
RobotiqueLe Big Data6sem· 2 min de lecture

Vidéo : deux robots de Figure AI coopèrent seuls pour nettoyer une chambre

Source originale ↗·

Figure AI a publié le 8 mai 2026 une vidéo montrant deux de ses robots humanoïdes F.03 nettoyer une chambre et refaire un lit en moins de deux minutes, de manière entièrement autonome. Les deux machines ouvrent une porte, déplacent une chaise de bureau, rangent un casque audio, ferment un livre, puis s'attaquent ensemble à la confection du lit: elles saisissent la couette, la déplient et la lissent de façon synchronisée. Le tout est piloté par Helix-02, le système d'intelligence artificielle maison développé par Figure AI pour contrôler ses humanoïdes. L'entreprise affirme que c'est la première fois qu'un unique réseau neuronal gouverne plusieurs robots humanoïdes coopérant sur une tâche complexe, en combinant perception visuelle, locomotion et manipulation fine dans une seule architecture.

Ce qui distingue cette démonstration des précédentes, c'est l'absence de chef d'orchestre centralisé entre les deux robots. Chacun analyse la scène via ses propres caméras et interprète les intentions de l'autre uniquement en observant ses mouvements, sans communication directe. Ils fonctionnent comme deux humains qui tendraient une housse de couette sans se concerter verbalement. Le moment le plus significatif techniquement reste la manipulation de la couette: un tissu souple change constamment de forme, ce qui oblige chaque robot à recalculer ses actions en temps réel à chaque geste de son partenaire. C'est un problème de robotique notoirement difficile, très différent de la manipulation d'objets rigides comme des boîtes ou des outils.

Figure AI s'inscrit dans une course industrielle intense autour des robots humanoïdes destinés aux environnements domestiques et professionnels, un marché que convoitent aussi Tesla avec Optimus, Boston Dynamics, Agility Robotics ou encore 1X. La coopération multi-robot représente une étape charnière: un seul humanoïde ne suffit pas pour de nombreuses tâches du monde réel qui nécessitent deux paires de mains. Cependant, la prudence reste de mise face à ce type de démonstration. La pièce est soigneusement préparée avant l'exercice, les objets placés de façon optimale, et aucun élément imprévu ne vient perturber les robots pendant l'opération. La distance entre un environnement de démo contrôlé et un appartement ordinaire avec ses câbles, ses animaux de compagnie et son désordre quotidien reste considérable. Les progrès sont néanmoins réels et s'accélèrent: la question n'est plus de savoir si les humanoïdes atteindront ce niveau d'autonomie en conditions réelles, mais à quelle échéance.

Dans nos dossiers

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Des robots humanoïdes de Figure AI gèrent des colis sous le regard fasciné d'internet
1Ars Technica AI 

Des robots humanoïdes de Figure AI gèrent des colis sous le regard fasciné d'internet

Depuis le 13 mai, la startup de robotique Figure AI diffuse en direct sur internet une démonstration continue de ses robots humanoïdes Figure 03 en train de manipuler des colis dans un entrepôt. La tâche assignée aux machines est précise : inspecter le code-barres de petits colis, cartons, enveloppes rembourrées, et les déposer sur un tapis roulant, face codée vers le bas. L'opération se déroule de façon entièrement autonome, sans intervention humaine, selon Brett Adcock, PDG de Figure AI. Le stream, initialement prévu sur huit heures, s'est prolongé pendant près d'une semaine et a inclus, à un moment, une confrontation directe entre un robot et un stagiaire humain. La vidéo est devenue virale, suscitant un engouement rare pour une démonstration technologique industrielle. Sur YouTube, des spectateurs ont baptisé les robots de surnoms ; sur X, des utilisateurs ont comparé l'événement au « plus grand démo produit depuis le 'one more thing' de Steve Jobs ». Face à cet enthousiasme inattendu, Figure AI a rapidement lancé une ligne de merchandising à l'effigie de ses robots. Pour l'industrie, ce type d'attention grand public représente un levier de financement et de recrutement considérable, à un moment où la robotique humanoïde attire des milliards de dollars d'investissement. Figure AI évolue dans un secteur en pleine effervescence, face à des concurrents comme Boston Dynamics, Agility Robotics ou encore Tesla avec son Optimus. La startup cherche à démontrer que ses robots peuvent accomplir des tâches logistiques répétitives avec une fiabilité suffisante pour une intégration industrielle réelle. Cela dit, les experts rappellent que même les démonstrations les plus impressionnantes restent des conditions contrôlées, loin de refléter la complexité du monde réel. La vraie question n'est pas de savoir si un robot peut placer des colis sur un tapis roulant pendant quelques heures, mais s'il peut le faire des milliers d'heures d'affilée, dans des environnements variables, sans supervision.

RobotiqueOpinion
1 source
C’est incroyable ! Figure AI passe à 55 robots en une semaine (et ça inquiète)
2Le Big Data 

C’est incroyable ! Figure AI passe à 55 robots en une semaine (et ça inquiète)

Figure AI vient de franchir un cap industriel majeur dans la robotique humanoïde. En seulement 120 jours, la startup californienne a multiplié par 24 sa cadence de production sur son site BotQ, passant d'un robot par jour à un robot par heure, soit 55 unités sur la semaine du 29 avril 2026. Cette montée en puissance repose sur une chaîne de fabrication entièrement repensée : plus de 150 postes de travail connectés, un logiciel maison pilotant chaque étape, plus de 50 points de contrôle qualité, et plus de 80 tests fonctionnels par unité avant validation. Les robots subissent des cycles intensifs de squats, de jogging et de mouvements répétés pour simuler les conditions réelles dès la sortie de ligne. Les résultats sont saisissants : un rendement supérieur à 80 % dès la première sortie, un taux de réussite de 99,3 % sur les batteries, et plus de 9 000 actionneurs déjà produits. Cette accélération industrielle dépasse la simple performance logistique. Chaque robot déployé devient un capteur de données qui alimente Helix, le système d'intelligence artificielle maison de Figure AI. Plus la flotte s'agrandit, plus l'IA apprend vite, et plus les robots gagnent en autonomie réelle. Les nouvelles capacités s'appuient sur une approche dite de contrôle corporel complet guidé par la perception : équipés de caméras embarquées, les robots reconstruisent une vision 3D de leur environnement et anticipent leurs mouvements, que ce soit pour monter des escaliers, traverser des surfaces irrégulières ou s'adapter à des situations imprévues sans assistance humaine. Figure AI a également développé une infrastructure de gestion de flotte incluant diagnostic en temps réel, maintenance à distance et mises à jour simultanées sur l'ensemble des unités déployées. Figure AI s'inscrit dans une course industrielle qui oppose désormais plusieurs géants et startups bien financées sur un même terrain : la capacité à produire des humanoïdes en série et à les rendre opérationnels à grande échelle. Tesla, avec son robot Optimus, et Boston Dynamics font figure de concurrents directs, mais la vraie bataille se joue aujourd'hui sur les données réelles accumulées en déploiement. Celui qui dispose de la plus grande flotte apprenante accumule un avantage compétitif difficile à rattraper. Figure AI, soutenue par des investisseurs majeurs de la Silicon Valley et des partenariats industriels actifs notamment avec BMW, mise sur cette logique de flywheel : plus de robots, plus de données, de meilleures décisions, encore plus de robots. La question qui reste ouverte est celle de la vitesse à laquelle ces humanoïdes vont effectivement remplacer de la main-d'oeuvre dans des environnements industriels réels, une perspective qui fascine autant qu'elle inquiète.

UELe partenariat actif de Figure AI avec BMW expose directement le tissu industriel européen à la robotique humanoïde en série, avec des implications concrètes sur l'emploi dans les usines du continent.

RobotiqueOpinion
1 source
Vidéo : Edward le robot prend en chasse une meute de sangliers dans Varsovie !
3Le Big Data 

Vidéo : Edward le robot prend en chasse une meute de sangliers dans Varsovie !

Le 12 avril 2026, les habitants d'un parking de Varsovie ont assisté à une scène inattendue : un robot humanoïde poursuivant un groupe de sangliers pour les repousser vers la forêt. Le robot en question s'appelle Edward, et il s'agit d'un Unitree G1, modèle conçu pour évoluer dans des environnements urbains complexes. Mesurant 1,32 mètre, équipé d'un sac à dos et capable de se déplacer sur différents types de terrains, Edward a avancé calmement vers les animaux, les suivant sur plusieurs mètres sans geste brusque ni contact direct, jusqu'à ce qu'ils quittent la zone. La vidéo de l'intervention a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, cumulant des millions de vues en quelques heures sur TikTok, Instagram et X, où Edward dépasse déjà les 500 millions de vues au total. Cette opération illustre une approche radicalement différente de la gestion de la faune urbaine. Les sangliers représentent un problème récurrent dans plusieurs quartiers de Varsovie : ils fouillent les poubelles, effraient les passants et créent des nuisances durables. Les méthodes traditionnelles, fondées sur la chasse ou les pièges, divisent régulièrement l'opinion publique et engendrent des tensions. Le robot propose une troisième voie : éloigner les animaux sans violence, sans risque pour les agents municipaux, et sans confrontation directe. L'approche séduit car elle combine efficacité opérationnelle et acceptabilité sociale, deux critères que les villes cherchent de plus en plus à concilier dans la gestion de leurs espaces publics. Edward n'est pas un prototype improvisé. Le robot a suivi un entraînement spécifique en Chine fin 2025, et son logiciel pilote ses déplacements en temps réel selon les contraintes du terrain. À Varsovie, il est devenu une figure publique à part entière : il discute avec des passants, est apparu à la télévision et s'est rendu au Parlement polonais, incarnant une forme nouvelle de robot à la fois fonctionnel et influenceur. La Pologne s'impose ainsi comme un terrain d'expérimentation sérieux pour l'usage civil de la robotique humanoïde en milieu urbain. Reste une question ouverte que cette séquence virale pose avec acuité : à mesure que ces robots gagnent en autonomie et en visibilité, comment les sociétés vont-elles définir leur rôle légitime dans l'espace public, et jusqu'où peut aller leur déploiement sans encadrement réglementaire clair ?

UELa Pologne expérimente le déploiement civil de robots humanoïdes en milieu urbain, soulevant des questions concrètes sur l'encadrement réglementaire européen de la robotique autonome dans l'espace public, un enjeu directement couvert par l'AI Act.

RobotiqueOpinion
1 source
Mecka AI obtient 60 millions de dollars pour développer ses robots IA
4Le Big Data 

Mecka AI obtient 60 millions de dollars pour développer ses robots IA

La startup new-yorkaise Mecka AI a annoncé le 1er juin 2026 une levée de fonds totale de 60 millions de dollars pour accélérer le développement de son infrastructure de données destinée à la robotique intelligente. Ce financement se décompose en deux tours menés par Framework Ventures : une série A de 25 millions de dollars bouclée en novembre 2025, suivie d'un second tour de 35 millions. Parmi les autres investisseurs figurent Menlo Ventures, SV Angel, Kindred Ventures et Ted Xiao, ancien chercheur chez Google DeepMind. La société affirme déjà avoir sécurisé des contrats lui permettant de viser 100 millions de dollars de revenus annuels. Fondée par Josh Gao et Mogen Cheng, qui n'ont aucun passé dans les grands laboratoires d'IA mais viennent de la fintech et de la crypto, Mecka AI développe des dispositifs propriétaires combinant capteurs corporels et iPhone pour enregistrer à grande échelle les gestes, déplacements et interactions physiques des humains. L'enjeu central est de résoudre un problème fondamental de la robotique moderne : le manque de données dites "incarnées". Contrairement à l'IA générative, qui s'entraîne sur du texte, des images ou de l'audio, un robot qui doit agir dans le monde physique a besoin de comprendre comment un corps humain coordonne ses mouvements. Mecka AI transforme ces comportements en données d'entraînement structurées, offrant aux modèles robotiques une base plus naturelle et plus riche que la téléopération classique, où un humain pilote directement le robot pour générer des exemples d'apprentissage. Cette approche pourrait accélérer le développement de robots polyvalents capables d'opérer dans des environnements non contrôlés, de l'entrepôt logistique au domicile. Le financement de Mecka AI s'inscrit dans un repositionnement plus large du capital-risque technologique. Après des années d'investissements massifs dans les grands modèles de langage, une fraction croissante du capital se déplace vers l'IA physique, ce segment qui cherche à connecter les capacités algorithmiques à des actions concrètes dans le monde réel. Wayve, de son côté, entraîne ses systèmes de conduite autonome sur des flux vidéo embarqués, tandis que MicroAGI collecte des données dans des foyers américains pour sa robotique domestique. Mecka AI ambitionne d'industrialiser cette collecte à travers des verticales multiples et d'en faire une couche d'infrastructure partagée pour l'ensemble de l'écosystème robotique. L'originalité du profil de ses fondateurs, venus de la fintech plutôt que de la recherche académique, suggère une approche davantage orientée vers la scalabilité commerciale que vers la publication scientifique.

RobotiqueOpinion
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, rédigé par un humain · désinscription en un clic