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Nvidia s’allie à IREN pour déployer 5 GW d’infrastructures IA
InfrastructureLe Big Data · 2 min de lecture

Nvidia s’allie à IREN pour déployer 5 GW d’infrastructures IA

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Nvidia et IREN ont annoncé le 7 mai 2026 un partenariat stratégique visant à déployer jusqu'à 5 gigawatts d'infrastructures IA à travers le réseau mondial de centres de données d'IREN. L'accord s'appuie sur l'architecture DSX de Nvidia, conçue pour industrialiser le déploiement de clusters GPU à très grande échelle. Un contrat de 3,4 milliards de dollars a également été signé dans ce cadre, par lequel IREN fournira des services cloud d'infrastructure IA pour les besoins internes de Nvidia. Le campus texan de Sweetwater, site de 2 gigawatts présenté comme le futur projet phare de ce déploiement, concentrera une grande partie des investissements initiaux. Dans cette architecture, Nvidia apporte la puissance de calcul accélérée et l'expertise en infrastructure, tandis qu'IREN prend en charge l'énergie, le foncier, l'exploitation des data centers et le déploiement physique des clusters GPU.

Ce partenariat illustre un basculement profond dans la façon dont se joue la compétition dans l'IA. Pendant des années, l'avantage concurrentiel reposait avant tout sur les performances des modèles et l'accès aux puces. Désormais, la capacité à construire rapidement des infrastructures capables d'alimenter en continu l'entraînement et l'inférence de modèles devient tout aussi décisive. Les cibles prioritaires de ce projet sont les entreprises natives de l'IA, les startups spécialisées et les grands groupes à fort besoin de calcul. Jensen Huang, fondateur et PDG de Nvidia, résume cette vision en affirmant que les "AI factories deviennent une infrastructure fondamentale comparable aux réseaux électriques ou aux télécommunications". Cette déclaration marque le repositionnement explicite de Nvidia : l'entreprise ne vend plus uniquement des GPU, mais une offre complète d'infrastructure IA à l'échelle industrielle.

Ce mouvement s'inscrit dans une dynamique plus large où la question énergétique devient aussi stratégique que l'accès aux semi-conducteurs. Le Texas attire une part croissante des investissements dans l'IA et les data centers grâce à son accès à l'énergie, ses disponibilités foncières et ses infrastructures industrielles. IREN occupe une position particulière sur ce marché avec un modèle verticalement intégré qui combine centres de données, accès aux réseaux électriques et clusters GPU, le tout implanté dans des régions riches en énergies renouvelables en Amérique du Nord. Le partenariat avec Nvidia lui confère une crédibilité et une visibilité sans précédent pour capter les besoins colossaux en infrastructure que génère la généralisation de l'IA générative dans les entreprises. Les 5 GW annoncés seront déployés progressivement, ce qui laisse entendre que d'autres sites viendront compléter Sweetwater dans les prochaines années.

💬 L'analyse de Mathieu

5 GW, c'est un chiffre qui donne le vertige. Ce qui m'intéresse là-dedans, c'est pas tellement le partenariat Nvidia-IREN en lui-même, mais ce que ça confirme : l'accès à l'énergie et au foncier est en train de devenir le vrai goulot d'étranglement de l'IA, pas les GPU. Et pendant qu'on débat de réglementation en Europe, le Texas construit.

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NVIDIA et Marvell Technology ont annoncé un partenariat stratégique majeur, scellé par un investissement de 2 milliards de dollars de NVIDIA dans Marvell. L'accord s'articule autour de NVLink Fusion, une plateforme modulaire permettant de construire des infrastructures d'IA semi-personnalisées. Concrètement, Marvell apportera des XPU (processeurs accélérés sur mesure) et un réseau évolutif compatible, tandis que NVIDIA fournit l'ensemble de son arsenal matériel : processeurs Vera, cartes réseau ConnectX, DPU BlueField, interconnexion NVLink, commutateurs Spectrum-X et capacité de calcul déployable en rack. Le titre Marvell a bondi de 11 % dès l'annonce mardi, signe que les marchés ont immédiatement perçu la portée de l'accord. Le partenariat couvre également les réseaux télécoms, via NVIDIA Aerial AI-RAN, avec des ambitions sur la 5G et la future 6G, ainsi que sur des technologies d'interconnexion optique et de photonique sur silicium pour améliorer les performances et réduire la consommation énergétique. Pour les entreprises qui développent leurs propres puces d'accélération, NVLink Fusion ouvre la voie à des architectures hybrides entièrement compatibles avec l'écosystème NVIDIA, GPU, réseau et stockage compris. C'est un changement structurel : jusqu'ici, intégrer des composants tiers dans une infrastructure NVIDIA relevait du casse-tête d'interopérabilité. Désormais, les hyperscalers, opérateurs télécom et acteurs du cloud pourront combiner des XPU Marvell avec la stack NVIDIA sans friction. Pour les utilisateurs finaux, l'impact est indirect mais réel : des modèles d'IA générative plus complexes pourront tourner à moindre latence, ce qui se traduit par des services de recommandation, de création de contenu ou de simulation plus réactifs. Dans les télécoms, l'alliance prépare le terrain pour des réseaux 5G/6G capables de supporter des usages exigeants comme la télémédecine en temps réel ou les véhicules autonomes. Ce rapprochement s'inscrit dans un contexte de demande explosive en capacité de calcul, portée par la généralisation de l'IA générative et l'explosion des volumes de données. Jensen Huang, PDG de NVIDIA, parle lui-même d'une "ère de supercalcul" en cours d'avènement. Face à cette pression, les grandes entreprises technologiques mondiales s'engagent dans une course à la construction de centres de calcul dédiés, et NVIDIA cherche à s'imposer comme la colonne vertébrale incontournable de ces infrastructures. Marvell, de son côté, se repositionne comme fournisseur clé de silicium personnalisé pour l'IA, un marché en pleine effervescence où Amazon, Google et Microsoft développent déjà leurs propres puces. L'investissement de 2 milliards de dollars de NVIDIA dans Marvell est autant un signal industriel qu'une manœuvre défensive : consolider l'écosystème avant que les alternatives ne s'imposent.

UELes opérateurs télécom et fournisseurs cloud européens pourront intégrer des architectures hybrides XPU Marvell / stack NVIDIA sans friction, accélérant leurs déploiements 5G/6G et d'IA générative.

💬 NVIDIA ne se contente plus de vendre des GPU, il construit le système nerveux de toute l'infrastructure IA. NVLink Fusion, c'est le genre de coup qu'on voit venir mais dont on mesure mal l'ampleur : permettre à Marvell (et demain à d'autres) de brancher leurs puces custom directement dans l'écosystème NVIDIA, c'est verrouiller le marché de façon beaucoup plus subtile qu'un simple rachat. Les 2 milliards d'investissement, c'est pas de la philanthropie, c'est de la consolidation défensive avant qu'AMD ou les hyperscalers in-house ne s'imposent.

InfrastructureOpinion
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SoftBank a annoncé lundi 2 juin 2026 un investissement de 45 milliards d'euros en France, présenté conjointement par le CEO du groupe japonais Masayoshi Son et le président Emmanuel Macron sur le perron de l'Élysée. Cet engagement, formalisé par un communiqué daté du 31 mai et confirmé dans le cadre du sommet Choose France à Versailles, prévoit la construction de trois datacenters dans les Hauts-de-France, sur des sites déjà identifiés à Dunkerque (Loon-Plage), Bosquel et Bouchain, ce dernier installé sur l'ancienne centrale thermique d'EDF. Ces infrastructures représenteront une puissance électrique combinée de 3,1 GW et devraient être mises en service entre fin 2029 et mi-2030. L'enveloppe inclut également un volet industriel : deux usines seront créées à Dunkerque, l'une opérée par SoftBank pour fabriquer des baies et racks serveurs, l'autre par Schneider Electric pour produire des modules d'alimentation et de refroidissement. SoftBank indique par ailleurs envisager de porter son investissement total à 75 milliards d'euros pour atteindre 5 GW de capacité, soit l'équivalent d'environ cinq tranches de réacteur nucléaire. L'ampleur de l'engagement est sans précédent dans l'histoire des investissements étrangers en France dans le numérique. Pour l'industrie française, l'annonce représente un signal fort sur la capacité du pays à attirer des capitaux massifs dans les infrastructures IA, notamment grâce à la disponibilité d'énergie électrique et à la mobilisation des collectivités locales et de RTE. Le volet industriel est tout aussi significatif : en ancrant deux usines de composants à Dunkerque, SoftBank et Schneider Electric contribuent à créer une filière locale d'équipement pour datacenters, un maillon jusqu'ici quasi absent en Europe. Pour les utilisateurs finaux et les acteurs du cloud européen, cette capacité supplémentaire de plusieurs gigawatts pourrait à terme peser sur l'offre et les prix des infrastructures d'entraînement et d'inférence IA sur le continent. SoftBank intervient habituellement comme financier dans les grands projets d'infrastructure technologique, notamment aux côtés d'OpenAI et d'autres acteurs américains du secteur, sans nécessairement opérer lui-même les actifs. Le détail des futurs exploitants des trois datacenters n'a pas encore été précisé. L'annonce s'inscrit dans une séquence plus large de mobilisation autour de la souveraineté numérique européenne et de la course mondiale aux infrastructures IA, où la France cherche à s'imposer comme hub continental en capitalisant sur son mix énergétique bas-carbone et ses capacités industrielles. Macron a évoqué des sites supplémentaires déjà identifiés pour la phase à 75 milliards, ainsi que de nouveaux projets en robotique, sans en préciser les contours, laissant entrevoir de futures annonces dans les prochains mois.

UEL'investissement de SoftBank de 45 à 75 milliards d'euros en France crée une capacité d'infrastructure IA de 3,1 à 5 GW sur des sites identifiés dans les Hauts-de-France, ancre une filière industrielle locale à Dunkerque, et pourrait peser sur l'offre et les prix des infrastructures cloud IA en Europe à horizon 2030.

💬 75 milliards en France, c'était impensable il y a trois ans. Ce qui m'intéresse le plus là-dedans, c'est les deux usines à Dunkerque : baies serveurs, modules de refroidissement, enfin une filière équipement datacenter qui s'ancre en Europe, un maillon qui n'existait pas. Reste à voir qui opère les trois datacenters, parce que SoftBank finance en général sans exploiter.

InfrastructureActu
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NVIDIA et AWS s'associent pour déployer l'IA en production à grande échelle
3NVIDIA AI Blog 

NVIDIA et AWS s'associent pour déployer l'IA en production à grande échelle

NVIDIA et Amazon Web Services (AWS) ont annoncé un approfondissement de leur collaboration pour faciliter le déploiement de l'intelligence artificielle à grande échelle en production. Les nouvelles instances Amazon EC2 G7, équipées des GPU NVIDIA RTX PRO 4500 Blackwell Server Edition, offrent jusqu'à 4,6 fois les performances d'inférence IA et 2,1 fois les performances graphiques par rapport aux instances G6 précédentes. Ces instances supportent jusqu'à huit GPU, 256 Go de mémoire GPU totale, 700 Gbps de réseau EFA et jusqu'à 7,6 To de stockage NVMe local, dans des configurations allant d'un à huit GPU. Parallèlement, la bibliothèque NVIDIA cuVS devient le moteur par défaut de l'indexation vectorielle dans Amazon OpenSearch Serverless, avec des performances jusqu'à dix fois supérieures à un coût quatre fois inférieur aux solutions CPU seules. AWS a par ailleurs obtenu le statut NVIDIA Exemplar Cloud sur les GPU GB300, certification attestant que la plateforme répond aux seuils de performance de référence de NVIDIA pour les charges d'entraînement. Ces avancées changent concrètement la donne pour les équipes qui construisent des systèmes d'IA en production. L'intégration de cuVS comme choix par défaut dans OpenSearch Serverless transforme la recherche vectorielle accélérée par GPU d'un projet d'optimisation spécialisé en une capacité AWS standard. Cela signifie que des bases de données vectorielles à l'échelle du milliard d'entrées deviennent réalisables en moins d'une heure, ce qui rend les applications de type RAG (retrieval-augmented generation), recherche sémantique ou IA agentique accessibles à un bien plus grand nombre d'entreprises. Pour les équipes médias et data, les instances G7 permettent également de traiter des workflows vidéo haute résolution, du rendu 3D et des pipelines analytiques sur le même type d'instance, réduisant la complexité opérationnelle. Cette collaboration s'inscrit dans une course entre les grands fournisseurs cloud à offrir la meilleure infrastructure IA clé en main. NVIDIA cherche à s'imposer comme couche matérielle incontournable, aussi bien pour l'entraînement que pour l'inférence et la recherche vectorielle, tandis qu'AWS veut simplifier le passage de l'expérimentation à la production. Le statut Exemplar Cloud sur les GB300, fruit d'un co-engineering approfondi entre les deux entreprises, positionne AWS comme plateforme de référence pour les charges d'entraînement les plus exigeantes. Les instances G7 seront prochainement disponibles sur Amazon SageMaker AI, ce qui étendra encore leur portée. L'enjeu sous-jacent est de réduire la friction entre infrastructure et application pour les entreprises qui n'ont pas les ressources pour gérer leurs propres clusters GPU.

UELes entreprises européennes utilisant AWS pourront bénéficier de performances IA nettement améliorées pour l'inférence et la recherche vectorielle, sans impact réglementaire ou institutionnel direct pour la France ou l'UE.

InfrastructureOpinion
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Micron et Anthropic s’allient pour renforcer l’infrastructure IA de nouvelle génération
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Micron Technology et Anthropic ont annoncé le 22 juin 2026 un accord stratégique multidimensionnel qui couvre quatre axes : la co-conception d'architectures de mémoire et de stockage optimisées pour l'IA, un contrat d'approvisionnement à long terme portant sur l'ensemble du portefeuille de solutions pour centres de données de Micron, le déploiement interne de Claude dans les équipes de Micron, et une participation financière du fabricant de semi-conducteurs au tour de financement Série H d'Anthropic. Les deux entreprises travailleront conjointement sur les technologies de mémoire HBM (High Bandwidth Memory), les modules DRAM haute performance et les SSD destinés aux data centers, ces composants étant au cœur des infrastructures utilisées pour entraîner et faire tourner les modèles Claude. Tom Brown, cofondateur d'Anthropic et responsable des ressources de calcul, a souligné que la mémoire et le stockage jouent désormais un rôle central dans l'efficacité des systèmes d'entraînement et d'inférence de l'entreprise. L'accord illustre un changement de paradigme dans l'industrie de l'IA : les performances d'un modèle dépendent autant de l'infrastructure matérielle sous-jacente que des avancées algorithmiques. Si les GPU concentrent souvent l'attention, la capacité à les alimenter en données à très haute vitesse est devenue un facteur déterminant pour les coûts, les performances et la consommation énergétique des infrastructures à grande échelle. En optimisant directement les sous-systèmes mémoire utilisés par Anthropic, les deux partenaires cherchent à réduire le coût unitaire de chaque requête traitée par Claude, un levier concurrentiel décisif à mesure que le marché de l'IA générative se masse-marketise. L'accord d'approvisionnement sécurise par ailleurs la croissance d'Anthropic sur plusieurs années, limitant les risques de pénurie de composants critiques dans un marché en tension. Ce partenariat s'inscrit dans une stratégie plus large d'Anthropic visant à consolider ses fondations matérielles face à l'accélération de la demande autour de Claude. Reuters relevait récemment qu'Anthropic a multiplié les accords destinés à renforcer ses capacités de calcul, au moment même où le laboratoire enchaîne les levées de fonds record pour rivaliser avec OpenAI et Google DeepMind. Pour Micron, l'opération représente une opportunité de positionner ses technologies HBM comme composants de référence dans les futures générations d'infrastructure IA, un marché en croissance explosive. La collaboration technique directe avec un laboratoire de premier plan lui permet d'anticiper les besoins des prochains modèles et d'adapter son offre bien en amont, transformant un client potentiel en co-développeur.

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