Le culte de l'IA générative a un goût d'eugénisme
La réalisatrice Valerie Veatch a exploré Sora, le modèle texte-vers-vidéo d'OpenAI lancé en 2024, attirée par les communautés d'artistes qui se formaient autour de l'IA générative. Elle a rapidement été choquée par la fréquence avec laquelle la technologie produisait des contenus racistes et sexistes. Ce qui l'a encore plus troublée : l'indifférence de ses pairs enthousiastes face à ces dérives, qu'elle associe à une forme d'eugénisme numérique.
Le règlement européen sur l'IA (AI Act) impose des exigences strictes contre les biais discriminatoires dans les systèmes d'IA, rendant ce type de dérive directement pertinent pour les acteurs déployant des outils génératifs en Europe.