Un document judiciaire révèle que le Pentagone se considérait quasiment en accord avec Anthropic — une semaine après que Trump a déclaré la relation rompue
Anthropic a déposé vendredi soir deux déclarations sous serment auprès d'un tribunal fédéral de Californie, contestant directement l'affirmation du Pentagone selon laquelle la société d'IA représenterait un «risque inacceptable pour la sécurité nationale». L'entreprise riposte juridiquement une semaine seulement après que l'administration Trump a publiquement déclaré la relation rompue.
Dans ces documents judiciaires, Anthropic soutient que les arguments avancés par le gouvernement reposent sur des incompréhensions techniques et, surtout, sur des griefs qui n'ont jamais été soulevés au cours des mois de négociations préalables. Cette révélation est significative : elle suggère que la rupture n'aurait pas été précédée d'un dialogue de bonne foi, ce qui pourrait fragiliser la position juridique du Pentagone devant le tribunal.
Le document judiciaire révèle également que le Pentagone se considérait lui-même «quasiment en accord» avec Anthropic dans les semaines précédant la déclaration publique de rupture signée par l'administration Trump. Cet écart entre les communications internes du ministère et sa posture officielle constitue l'un des éléments centraux de la stratégie de défense d'Anthropic, qui tente de démontrer l'incohérence des accusations portées contre elle.
L'issue de cette bataille judiciaire aura des répercussions majeures sur les relations entre l'industrie de l'IA et les institutions fédérales américaines, à un moment où Washington cherche à encadrer — et simultanément à mobiliser — les capacités des grands laboratoires d'intelligence artificielle à des fins de défense nationale.
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