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Le DSI de Cohesity explique comment l'IA peut rogner les revenus de ServiceNow et Splunk
BusinessThe Information AI12sem· 1 min de lecture

Le DSI de Cohesity explique comment l'IA peut rogner les revenus de ServiceNow et Splunk

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Le directeur des systèmes d'information de Cohesity, Brian Spanswick, tire une conclusion provocatrice sur l'impact de l'intelligence artificielle : plutôt que de remplacer des plateformes comme ServiceNow, Splunk, Salesforce ou SAP, l'IA va d'abord freiner la croissance de leurs revenus en rendant superflues certaines de leurs fonctionnalités les plus lucratives. Une nuance cruciale, souvent absente du débat dominant sur la disruption des logiciels d'entreprise.

L'enjeu est considérable pour les éditeurs traditionnels. Ces derniers tirent une part importante de leurs revenus des modules d'automatisation vendus en supplément de leurs produits cœur — des add-ons facturés séparément pour automatiser des processus métier courants comme la facturation clients, le suivi des tickets ou l'audit des usages. Ce sont précisément ces briques qui se retrouvent dans le viseur des agents IA, désormais capables de remplir des fonctions équivalentes sans licence dédiée.

Spanswick supervise un département IT de 400 personnes au sein de Cohesity, entreprise de cybersécurité des données générant plus de 2 milliards de $ de chiffre d'affaires annuel. D'après ses tests préliminaires avec des agents IA, il estime pouvoir réduire de moitié les dépenses consacrées aux outils d'automatisation des éditeurs traditionnels. Ce n'est pas l'abonnement principal à ServiceNow ou Splunk qui est menacé — c'est la couche d'extensions payantes qui gonfle les factures.

Cette tendance, si elle se généralise parmi les DSI, représente un signal d'alerte structurel pour les éditeurs SaaS. La stratégie classique de l'upsell — vendre des modules premium par-dessus une plateforme déjà adoptée — devient vulnérable dès lors que des agents IA généralistes peuvent reproduire ces automatisations à moindre coût. Les prochains cycles budgétaires IT seront un premier test grandeur nature.

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UELovable, startup nordique fondée fin 2023, s'impose comme un champion européen de l'IA générative appliquée au développement logiciel, démontrant la capacité du continent à produire des acteurs de classe mondiale dans ce secteur.

💬 500 millions d'ARR avec 146 personnes, c'est du jamais vu à cette vitesse, je ne vais pas le nier. Ce qui m'intéresse vraiment, c'est pas la croissance en elle-même, c'est le 80% de non-développeurs qui construisent des CRM et des outils RH qui tournent (720 millions de visites mensuelles, c'est pas un gadget). Salesforce et SAP ont un vrai problème sur les bras.

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Perplexity, la startup américaine connue pour son moteur de recherche conversationnel, a vu son chiffre d'affaires annuel récurrent (ARR) bondir à 450 millions de dollars en mars 2026, soit une hausse de 50 % en un seul mois. Cette progression fait suite au lancement de Computer, un agent IA capable d'exécuter des tâches concrètes comme effectuer des achats en ligne, résumer l'actualité ou envoyer des e-mails à partir d'instructions en langage naturel. La société a également introduit un nouveau modèle de tarification à l'usage, qui facture les clients au-delà d'un certain quota de crédits, en complément de ses abonnements mensuels allant de 20 à 200 dollars. Perplexity revendique désormais plus de 100 millions d'utilisateurs actifs mensuels et plusieurs dizaines de milliers de clients professionnels. Pour replacer l'ampleur de cette croissance : l'ARR de la société était de 16 millions de dollars il y a deux ans, avant d'atteindre 305 millions début 2026. Ce bond de 50 % en un mois illustre un pivot stratégique majeur : Perplexity ne cherche plus seulement à concurrencer Google sur la recherche d'information, mais à se positionner sur le marché des agents IA autonomes, un segment en pleine explosion. En proposant des outils capables d'agir à la place de l'utilisateur, la startup s'attaque à un marché beaucoup plus vaste et potentiellement plus rentable que la simple requête web. L'ajout du navigateur Comet, qui intègre des fonctionnalités agentiques directement dans la navigation, et de Model Council, qui interroge plusieurs modèles d'IA en parallèle pour comparer leurs réponses, témoigne d'une diversification rapide de l'offre. Pour les entreprises et les professionnels, ces outils représentent une alternative crédible aux assistants IA des géants comme Google ou Microsoft. Cette ascension se déroule pourtant dans un contexte juridique tendu. Perplexity est visée par plusieurs poursuites d'éditeurs de presse, dont le New York Times et Britannica, pour violation de droits d'auteur et plagiat dans le cadre de son moteur de recherche. Une plainte distincte l'accuse également d'avoir partagé des données d'utilisateurs avec Google et Meta sans consentement, ce que la société rejette. Sur le plan financier, la rentabilité reste hors de portée : Perplexity dépend d'OpenAI, d'Anthropic et d'autres fournisseurs externes pour accéder aux modèles de langage, ce qui génère un coût à chaque requête. Malgré cela, les investisseurs maintiennent leur confiance. La valorisation de l'entreprise a atteint 20 milliards de dollars en septembre 2025, contre 500 millions début 2024, avec au capital des noms comme Nvidia, SoftBank, Jeff Bezos et Yann LeCun. La prochaine étape sera de transformer cette traction commerciale en profitabilité durable.

UELes entreprises européennes peuvent évaluer Perplexity comme alternative crédible aux assistants IA dominants, mais les poursuites pour violation de droits d'auteur soulèvent des questions de conformité avec la directive européenne sur le droit d'auteur.

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