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La mise à jour de Codex pose les bases de la « superapp » d’OpenAI
OutilsNext INpact9sem· 2 min de lecture

La mise à jour de Codex pose les bases de la « superapp » d’OpenAI

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OpenAI a livré hier une mise à jour majeure de Codex, son application dédiée au développement logiciel, disponible sur macOS depuis février 2026 et sur Windows depuis mars. Ce logiciel, qui permet aux développeurs d'utiliser un agent IA spécialisé dans la programmation via une interface graphique ou en ligne de commande, s'enrichit de capacités inédites : intégration avec n'importe quelle application Mac, déploiement de plusieurs agents en tâche de fond, navigateur web embarqué avec annotations directes sur les pages, génération de visuels d'interface via le modèle gpt-image-1.5, gestion de multiples terminaux en simultané, connexion à des environnements distants par SSH (encore en alpha), et une bibliothèque élargie à plus de 90 modules d'extension connectant Codex à des services comme Slack, Notion, GitLab ou CodeRabbit. L'application gère désormais la planification de tâches longues et conserve le contexte des conversations pour reprendre un travail sans que l'utilisateur ait à tout réexpliquer.

Ce qui rend cette mise à jour stratégiquement significative dépasse la simple liste de fonctionnalités : Thibault Sottiaux, responsable de Codex chez OpenAI, a confirmé à Ars Technica que Codex est la brique fondatrice de la future « superapp » qu'OpenAI construit depuis plusieurs mois. L'objectif est de créer un point d'entrée universel capable de répondre aux besoins de tous les profils d'utilisateurs, développeurs, professionnels et grand public, en servant d'intermédiaire entre l'utilisateur et l'ensemble de son environnement numérique. Concrètement, cela signifie qu'un agent pourrait détecter une décision prise dans Slack, récupérer les détails dans Notion, vérifier l'état du code existant et proposer automatiquement une liste d'actions, sans intervention humaine pour reconstituer le contexte.

Cette ambition s'inscrit dans une course intense entre les grandes plateformes d'IA à la captation de l'interface quotidienne des utilisateurs. OpenAI affronte ici directement Anthropic avec Claude Code, mais aussi Microsoft, Google et les acteurs spécialisés du développement assisté. La stratégie choisie, construire la superapp « au grand jour » en faisant évoluer un outil déjà adopté par les développeurs, présente l'avantage de valider chaque brique en conditions réelles avant d'élargir le public cible. Le navigateur intégré, par exemple, laisse entrevoir une possible mise en retrait d'Atlas, le propre navigateur qu'OpenAI développait en parallèle. L'enjeu à terme est considérable : celui qui parvient à s'imposer comme couche d'orchestration entre l'utilisateur, ses outils et ses données détient un levier d'influence considérable sur l'ensemble du flux de travail numérique.

Impact France/UE

Les développeurs français et européens peuvent adopter dès maintenant les nouvelles fonctionnalités de Codex, mais l'impact reste indirect, sans implications réglementaires ou institutionnelles propres à l'UE.

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OpenAI met à jour Codex pour contrôler d'autres applications, générer des images et prévisualiser des pages web

OpenAI a annoncé une mise à jour majeure de son application desktop Codex, disponible sur Mac et Windows, confirmant au passage que la plateforme compte désormais 3 millions de développeurs actifs chaque semaine. La nouveauté centrale s'appelle "Computer Use" : Codex peut désormais voir, cliquer et taper dans n'importe quelle application installée sur l'ordinateur de l'utilisateur. Andrew Ambrosino, responsable du développement de l'application Codex chez OpenAI, l'a formulé sans détour : "Codex peut réellement cliquer sur des applications, lancer des applications et saisir du texte dans des applications. Cela fonctionne avec n'importe quelle application sur votre machine." Sur macOS, cette interaction se déroule en arrière-plan pendant que l'utilisateur continue de travailler normalement, ce qui permet à plusieurs agents d'opérer simultanément. L'application intègre également un navigateur web natif pour prévisualiser les interfaces frontend, ainsi qu'un accès direct au modèle de génération d'images gpt-image-1.5, utilisable pour produire des visuels cohérents destinés à des sites web, des présentations ou même des jeux vidéo complets avec des centaines d'assets graphiques. L'enjeu est considérable pour les développeurs professionnels : Codex devient un environnement de développement logiciel unifié, couvrant l'intégralité du cycle de vie d'un projet, de la revue de pull requests GitHub à la gestion d'infrastructure distante. Concrètement, un agent peut trier des tickets JIRA ou tester une modification frontend pendant que le développeur travaille en parallèle sur autre chose. Thibault Sottiaux, directeur de Codex chez OpenAI, résume l'ambition : "Il s'agit de placer un agent très capable entre les mains des développeurs, et nous voyons maintenant que nous sommes en mesure d'étendre son action à l'ensemble de l'ordinateur." Sur Windows, la fonctionnalité de contrôle du curseur en arrière-plan n'est pas encore disponible au lancement, bien que l'application puisse déjà extraire des informations des autres applications pour les afficher à l'utilisateur. Cette évolution s'inscrit dans une course directe avec Anthropic, qui a récemment repositionné Claude avec ses vues Claude Cowork et une application desktop remaniée pour Mac et Windows. Mais Claude ne propose pas encore d'interaction simultanée avec le curseur en arrière-plan sur l'ensemble des applications système comme le fait Codex. OpenAI assume pleinement ce choix de développer ces capacités dans Codex plutôt que dans ChatGPT, son application phare grand public : Sottiaux explique que Codex est "l'agent le plus puissant" de la société, déjà ancré dans l'environnement de travail des développeurs, ce qui en fait le terrain naturel pour ces expérimentations. L'entreprise a confirmé vouloir faire de Codex une "Super App" pour les développeurs, une orientation qui, si elle tient ses promesses, pourrait redéfinir la manière dont les ingénieurs logiciels interagissent avec leurs outils au quotidien.

UELes développeurs européens peuvent adopter un environnement de développement unifié avec contrôle système natif, accélérant potentiellement l'intégration de l'IA dans leurs workflows professionnels.

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Codex en local : OpenAI et Dell pour l'entreprise
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Codex en local : OpenAI et Dell pour l'entreprise

OpenAI et Dell Technologies ont annoncé le 18 mai 2026 un partenariat stratégique visant à déployer Codex, l'agent de développement logiciel d'OpenAI, directement dans les infrastructures sur site et hybrides des grandes entreprises. Concrètement, Codex sera connecté à la Dell AI Data Platform, la couche de stockage et de gouvernance de données que de nombreuses organisations utilisent pour gérer leurs actifs numériques en interne. Ce déploiement permettra aux agents IA d'accéder aux bases de code internes, à la documentation technique et aux workflows métiers sans que les données sensibles ne quittent l'infrastructure de l'entreprise. Codex compte aujourd'hui plus de 4 millions de développeurs actifs chaque semaine, ce qui en fait l'un des produits professionnels à la croissance la plus rapide du portefeuille OpenAI. Au-delà de l'assistance au développement logiciel, les entreprises l'utilisent déjà pour automatiser des revues de code, améliorer la couverture de tests, gérer des incidents techniques, générer des rapports ou encore router des feedbacks produits. Ce partenariat lève un frein majeur à l'adoption de l'IA générative dans les grandes organisations : la résistance à exposer des données sensibles vers le cloud public. Les secteurs de la finance, de la santé, de l'industrie et des infrastructures critiques maintiennent des architectures hybrides précisément pour conserver le contrôle total sur leurs actifs stratégiques. En permettant à Codex d'opérer au plus proche de ces données, OpenAI et Dell répondent directement aux contraintes de sécurité, de conformité réglementaire et de gouvernance qui bloquaient jusqu'ici les déploiements à grande échelle. Pour les équipes techniques, cela signifie concrètement pouvoir intégrer des agents IA dans des workflows critiques sans compromis sur la souveraineté des données. Ce mouvement s'inscrit dans une tendance de fond : après la phase d'expérimentation, le marché de l'IA en entreprise entre dans une phase de déploiement industriel. OpenAI, qui a longtemps été perçu comme un acteur cloud-first, cherche à ne pas perdre les grands comptes au profit de solutions souveraines ou de modèles open source déployables en local. Dell, de son côté, repositionne son infrastructure AI Factory comme une couche d'intégration incontournable entre les modèles fondateurs et les systèmes d'information d'entreprise. Le partenariat entre les deux groupes illustre une recomposition plus large du marché, où les fournisseurs de matériel et de cloud hybride deviennent des intermédiaires stratégiques pour l'adoption de l'IA dans les environnements réglementés. Les prochains mois diront si ce modèle de distribution peut convaincre les secteurs les plus prudents à franchir le pas.

UELes entreprises françaises et européennes des secteurs régulés (finance, santé, industrie) peuvent désormais envisager d'intégrer Codex dans leurs infrastructures on-premise sans exposer leurs données au cloud public, levant un frein majeur à l'adoption de l'IA générative dans des environnements soumis au RGPD et aux exigences de souveraineté numérique.

💬 C'est OpenAI qui recule, pas Dell qui avance. Les grands comptes ont refusé d'envoyer leur code source en cloud public, et plutôt que de perdre ce marché au profit de Llama ou Mistral déployables en local, OpenAI a choisi de plier. Reste à voir si ça tient dans les environnements les plus contraints, genre la DSI d'une banque française sous ACPR.

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Dans les coulisses de la fusion de Codex et ChatGPT par OpenAI
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Dans les coulisses de la fusion de Codex et ChatGPT par OpenAI

Au début de l'année 2025, après qu'Anthropic a lancé la préversion de son outil de programmation Claude Code, OpenAI a pris conscience qu'il s'était fait dépasser par son rival dans le domaine du code. La réaction a été rapide : l'entreprise a constitué une équipe dédiée, placée sous la direction de Thibault Sottiaux, avec pour mission de rattraper le retard et de développer des outils d'IA spécifiquement orientés vers la programmation. Dix-huit mois plus tard, ce travail a abouti à un constat inattendu : Codex, l'outil de codage d'OpenAI, surpasse ChatGPT sur de nombreuses tâches concrètes, notamment les missions longues et à plusieurs étapes, l'utilisation d'outils externes, ou encore la manipulation de feuilles de calcul complexes. Cette supériorité de Codex pose une question stratégique majeure pour OpenAI : pourquoi maintenir deux produits distincts quand l'un excelle là où l'autre montre ses limites ? La décision de fusionner Codex et ChatGPT vise à offrir une expérience unifiée, capable de basculer intelligemment entre raisonnement général et exécution technique de haut niveau, un atout déterminant pour les développeurs professionnels qui cherchent à automatiser des flux de travail entiers. Cette évolution s'inscrit dans une compétition féroce entre OpenAI et Anthropic pour la domination du marché des assistants de programmation. Claude Code a mis la pression sur tout le secteur, poussant OpenAI à repenser l'architecture même de ses produits. La consolidation de Codex dans ChatGPT pourrait redéfinir ce que les utilisateurs attendent d'un assistant IA polyvalent, à mesure que la frontière entre chatbot et agent autonome s'efface.

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OpenAI transforme Codex en assistant IA pour les employés de bureau
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OpenAI transforme Codex en assistant IA pour les employés de bureau

OpenAI a annoncé le 2 juin 2026 une refonte majeure de Codex, son assistant IA jusqu'ici centré sur le développement logiciel, pour l'étendre aux métiers de bureau. La plateforme comptabilise désormais plus de 5 millions d'utilisateurs actifs hebdomadaires, soit six fois plus qu'en février lors du lancement de son application desktop. Si les développeurs restent majoritaires, les travailleurs du savoir représentent déjà près de 20 % de la base d'utilisateurs et affichent une croissance trois fois plus rapide. OpenAI introduit six modules métier spécialisés couvrant l'analyse de données, la création de contenu, la vente, le design produit, l'investissement en actions et la banque d'investissement. Une fonctionnalité baptisée Sites permet désormais de publier les résultats générés sous forme de sites web interactifs hébergés dans le cloud, en s'appuyant sur des partenaires comme Wix, Replit, Figma et Lovable. Des annotations contextuelles permettent aussi aux utilisateurs de cibler précisément une zone d'un document pour des commandes plus précises. Ces évolutions traduisent une bascule stratégique pour OpenAI : ne plus se limiter à l'outillage des développeurs, mais s'imposer comme fournisseur d'infrastructure IA pour l'ensemble des fonctions d'une entreprise. En intégrant directement des logiques opérationnelles métier dans Codex, OpenAI cherche à réduire la friction d'adoption pour des profils non techniques, rendant l'outil exploitable sans configuration avancée. L'enjeu est considérable : si les travailleurs du savoir maintiennent leur rythme de croissance, ils pourraient représenter la majorité des utilisateurs dans moins d'un an, transformant Codex en plateforme de productivité de masse plutôt qu'en simple assistant de programmation. Cette offensive sur le marché entreprise s'inscrit dans un contexte de compétition accrue. Anthropic multiplie depuis plusieurs mois les agents IA spécialisés pour les organisations, tandis que Microsoft intègre Copilot dans toute sa suite Office. OpenAI capitalise ici sur sa base grand public pour accélérer l'adoption professionnelle, une approche bottom-up qui contraste avec les déploiements top-down habituels du secteur B2B. Trois semaines avant cette annonce, la société avait lancé OpenAI Deployment Company, une coentreprise dédiée aux clients entreprises adossée à plus de 4 milliards de dollars. La convergence de ces deux initiatives dessine une ambition claire : faire de Codex le système d'exploitation IA des entreprises, en rivalisant directement avec Salesforce, ServiceNow et les suites Microsoft 365 sur leur propre terrain.

UEL'expansion de Codex aux métiers de bureau intensifie la concurrence sur le marché européen des outils de productivité IA, où les entreprises françaises devront arbitrer entre cette plateforme et les suites déjà déployées comme Microsoft 365 Copilot.

💬 Codex qui lâche les développeurs pour aller chercher les commerciaux et les banquiers d'investissement, c'est un pivot net. La vraie lecture c'est qu'OpenAI veut rejouer le coup de Salesforce sur son propre terrain, avec une base de 5 millions d'utilisateurs déjà acquis et une approche bottom-up qui court-circuite les cycles de vente à 18 mois. Reste à voir si les modules métier tiennent en prod.

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