
OpenAI met à jour Codex pour contrôler d'autres applications, générer des images et prévisualiser des pages web
OpenAI a annoncé une mise à jour majeure de son application desktop Codex, disponible sur Mac et Windows, confirmant au passage que la plateforme compte désormais 3 millions de développeurs actifs chaque semaine. La nouveauté centrale s'appelle "Computer Use" : Codex peut désormais voir, cliquer et taper dans n'importe quelle application installée sur l'ordinateur de l'utilisateur. Andrew Ambrosino, responsable du développement de l'application Codex chez OpenAI, l'a formulé sans détour : "Codex peut réellement cliquer sur des applications, lancer des applications et saisir du texte dans des applications. Cela fonctionne avec n'importe quelle application sur votre machine." Sur macOS, cette interaction se déroule en arrière-plan pendant que l'utilisateur continue de travailler normalement, ce qui permet à plusieurs agents d'opérer simultanément. L'application intègre également un navigateur web natif pour prévisualiser les interfaces frontend, ainsi qu'un accès direct au modèle de génération d'images gpt-image-1.5, utilisable pour produire des visuels cohérents destinés à des sites web, des présentations ou même des jeux vidéo complets avec des centaines d'assets graphiques.
L'enjeu est considérable pour les développeurs professionnels : Codex devient un environnement de développement logiciel unifié, couvrant l'intégralité du cycle de vie d'un projet, de la revue de pull requests GitHub à la gestion d'infrastructure distante. Concrètement, un agent peut trier des tickets JIRA ou tester une modification frontend pendant que le développeur travaille en parallèle sur autre chose. Thibault Sottiaux, directeur de Codex chez OpenAI, résume l'ambition : "Il s'agit de placer un agent très capable entre les mains des développeurs, et nous voyons maintenant que nous sommes en mesure d'étendre son action à l'ensemble de l'ordinateur." Sur Windows, la fonctionnalité de contrôle du curseur en arrière-plan n'est pas encore disponible au lancement, bien que l'application puisse déjà extraire des informations des autres applications pour les afficher à l'utilisateur.
Cette évolution s'inscrit dans une course directe avec Anthropic, qui a récemment repositionné Claude avec ses vues Claude Cowork et une application desktop remaniée pour Mac et Windows. Mais Claude ne propose pas encore d'interaction simultanée avec le curseur en arrière-plan sur l'ensemble des applications système comme le fait Codex. OpenAI assume pleinement ce choix de développer ces capacités dans Codex plutôt que dans ChatGPT, son application phare grand public : Sottiaux explique que Codex est "l'agent le plus puissant" de la société, déjà ancré dans l'environnement de travail des développeurs, ce qui en fait le terrain naturel pour ces expérimentations. L'entreprise a confirmé vouloir faire de Codex une "Super App" pour les développeurs, une orientation qui, si elle tient ses promesses, pourrait redéfinir la manière dont les ingénieurs logiciels interagissent avec leurs outils au quotidien.
Les développeurs européens peuvent adopter un environnement de développement unifié avec contrôle système natif, accélérant potentiellement l'intégration de l'IA dans leurs workflows professionnels.



