
L’IA Slop n’est pas seul responsable de la pénurie de RAM : Apple y prend sa part
La pénurie mondiale de mémoire vive qui frappe le marché des composants informatiques depuis plusieurs mois trouve deux coupables de poids : la frénésie de l'IA générative d'un côté, et Apple de l'autre. Si les modèles de langage et les infrastructures d'entraînement aspirent des quantités massives de DRAM et de HBM, le géant de Cupertino contribue lui aussi significativement à la tension sur les approvisionnements, au point d'aggraver une situation déjà tendue pour les fabricants de PC et les constructeurs de serveurs.
La demande d'Apple s'explique par la montée en gamme systématique de ses appareils : les Mac équipés de puces M-series intègrent désormais des configurations mémoire unifiée de plus en plus généreuses, tandis que les iPhone et iPad embarquent davantage de RAM pour supporter les fonctionnalités d'Apple Intelligence. Cette stratégie, combinée aux volumes colossaux produits par Apple chaque trimestre, mobilise une part non négligeable de la capacité mondiale des fondeurs comme SK Hynix, Samsung ou Micron.
Le contexte est celui d'un marché DRAM sous pression depuis fin 2024, où l'explosion des besoins en mémoire pour les puces IA HBM a détourné les capacités de production vers ce segment plus rentable. Résultat : les prix de la RAM grand public et serveur remontent, et les délais d'approvisionnement s'allongent. La convergence de ces deux forces — IA et Apple — laisse peu de marge aux autres acteurs du marché pour absorber le choc.
Les fabricants et acheteurs européens de PC et de serveurs subissent des hausses de prix et des délais d'approvisionnement allongés sur la mémoire vive.



