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Anthropic se verrait comme l'antidote à l'approche "industrie du tabac" d'OpenAI vis-à-vis de l'IA
BusinessThe Decoder · 1 min de lecture

Anthropic se verrait comme l'antidote à l'approche "industrie du tabac" d'OpenAI vis-à-vis de l'IA

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Anthropic ne serait pas né uniquement d'une inquiétude sincère pour la sécurité de l'IA, mais aussi d'une rupture profonde, personnelle et stratégique, avec OpenAI. C'est ce que révèle une enquête de Keach Hagey, biographe de Sam Altman, qui documente comment des rivalités internes, des humiliations personnelles et des désaccords fondamentaux sur la direction à prendre ont conduit à ce qui est probablement la scission la plus lourde de conséquences dans l'histoire récente de l'industrie de l'IA. Dario Amodei et plusieurs chercheurs clés ont quitté OpenAI en 2021 pour fonder Anthropic.

La vision qu'Anthropic se donne d'elle-même est particulièrement révélatrice : la société se présenterait comme l'antidote à une approche qu'elle assimile à celle de l'industrie du tabac, c'est-à-dire une entreprise qui commercialise un produit dont elle connaît les risques mais les minimise pour des raisons commerciales. Ce positionnement éthique affirmé influence directement les choix produits d'Anthropic, notamment sa rigueur autour des politiques de sécurité de Claude, en contraste assumé avec la stratégie plus agressive d'OpenAI.

Cette révélation s'inscrit dans une période de tension croissante entre les deux géants. OpenAI, devenu une entreprise à but lucratif restructurée, fait face à des critiques internes et externes sur ses priorités. Anthropic, de son côté, a levé plusieurs milliards de dollars, notamment auprès d'Amazon et de Google, et revendique une posture de laboratoire "responsable". La question de savoir si cette différence de culture est réelle ou simplement marketing reste entière, alors que les deux sociétés se disputent les mêmes talents, les mêmes clients et la même influence réglementaire.

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L'IA transforme le paysage logiciel : gagnants et perdants se précisent
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L'IA transforme le paysage logiciel : gagnants et perdants se précisent

Après une semaine chargée en publications de résultats trimestriels des géants de la tech, l'agenda se calme nettement. Seuls les fournisseurs d'infrastructure cloud spécialisés dans l'IA CoreWeave et Nebius doivent encore dévoiler leurs chiffres cette semaine. Ce répit permet de tirer un premier bilan des annonces passées : le secteur du logiciel d'entreprise se scinde clairement entre les sociétés qui tirent un bénéfice concret de l'intelligence artificielle et celles qui peinent à en capter la valeur. Palantir illustre le premier camp avec un chiffre d'affaires en hausse de 89% sur le premier semestre de l'année. Shopify, la plateforme qui propulse les boutiques en ligne de nombreux commerçants, affiche de son côté une croissance trimestrielle de 34%, un rythme comparable à celui du premier trimestre mais supérieur à celui de l'an dernier, lui-même déjà en accélération par rapport à 2024. Cette divergence de performances a une portée qui dépasse les deux entreprises concernées : elle démontre que l'IA générative commence à produire des résultats financiers tangibles pour certains acteurs, alors que beaucoup d'autres sociétés du secteur logiciel restent à la traîne. Palantir doit sa réussite à une combinaison d'agents IA et de consultants humains qui accompagnent directement ses clients dans le déploiement de ces outils, transformant la technologie en revenus mesurables plutôt qu'en simple argument marketing. Chez Shopify, ce sont des chatbots dopés à l'IA qui recommandent des produits aux acheteurs en puisant dans le catalogue des marchands, un mécanisme qui stimule directement les ventes en ligne et donc les commissions perçues par la plateforme. Ces résultats s'inscrivent dans un débat plus large qui traverse actuellement l'industrie technologique : celui de savoir qui, parmi les géants du logiciel, parvient réellement à monétiser les investissements massifs consentis dans l'IA. Après des trimestres marqués par des promesses et des expérimentations, les investisseurs scrutent désormais les chiffres concrets de croissance pour distinguer les entreprises qui ont su intégrer l'IA à leur modèle économique de celles qui n'y sont pas parvenues. Les prochaines publications de CoreWeave et Nebius, deux fournisseurs clés d'infrastructure de calcul pour l'IA, seront suivies de près comme un autre indicateur de la solidité de la demande sous-jacente pour ces technologies.

💬 Palantir à +89% et Shopify à +34%, c'est le moment où l'IA arrête d'être une ligne dans un pitch deck pour devenir une ligne dans un compte de résultat. Ce qui distingue les deux camps, c'est simple : d'un côté des boîtes qui ont branché l'IA directement sur un mécanisme de revenu (des agents qui vendent, qui recommandent, qui closent), de l'autre des boîtes qui ont juste ajouté un chatbot en façade. Reste à voir combien de temps l'écart va continuer de se creuser avant que tout le secteur logiciel se fasse trier de la même façon.

BusinessOpinion
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Google démantèle DeepMind et mise sur un nouveau départ alors que Hassabis s'apprête à partir
2The Decoder 

Google démantèle DeepMind et mise sur un nouveau départ alors que Hassabis s'apprête à partir

Google Deepmind, le laboratoire d'intelligence artificielle de Google, perd son autonomie et son fondateur Demis Hassabis pourrait quitter définitivement l'entreprise dans les prochains mois, selon The Decoder. Le chercheur Koray Kavukcuoglu va reprendre les opérations quotidiennes, mais sans porter le titre de PDG. Tout le développement de Gemini, la famille de modèles phares de Google, va être centralise dans la Bay Area, en Californie. En interne, Google ferait face a des difficultés sérieuses pour entrainer ses modèles d'IA de pointe, alors même que son activité cloud continue de générer des milliards de dollars de revenus. Ce remaniement interroge sur la stratégie réelle de Google face a ses concurrents dans la course a l'IA générative. Si l'entreprise réussit a résoudre ses problèmes d'entrainement de modèles en recentrant les équipes géographiquement, elle pourrait retrouver un rythme d'innovation comparable a celui d'OpenAI ou d'Anthropic. Mais si ce réaménagement traduit surtout une incapacité a rattraper les leaders du secteur, cela fragiliserait la position de Google sur un marche ou la vitesse d'itération des modèles détermine largement les parts de marche et la confiance des développeurs et entreprises clientes. Google Deepmind, ne de la fusion entre Deepmind et Google Brain en 2023, a longtemps fonctionne avec une certaine indépendance de recherche, symbolisée par la réputation scientifique de Demis Hassabis, lauréat du prix Nobel de chimie en 2024. Cette autonomie semble aujourd'hui remise en cause au profit d'une intégration plus étroite avec le reste de Google, en particulier son infrastructure cloud très rentable. La question reste ouverte de savoir si ce changement relève d'un pari délibérément structurel sur l'infrastructure ou d'un aveu de retard face a des rivaux comme OpenAI. Les prochains mois, avec le départ potentiel de Hassabis et les futures versions de Gemini, permettront de juger si cette réorganisation porte ses fruits.

💬 Google flingue l'autonomie de DeepMind pile au moment où Hassabis pourrait s'en aller, et ce n'est pas un hasard de calendrier. Recentraliser Gemini dans la Bay Area, ça sent moins le pari d'infrastructure que l'aveu qu'ils galèrent à sortir des modèles au rythme d'OpenAI ou d'Anthropic. Selon Le Fil IA, quand un labo perd son indépendance de recherche pour se faire absorber par le cloud qui le finance, c'est rarement un signe de force, c'est un signe qu'on cherche à colmater un retard.

BusinessOpinion
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Alibaba teste un nouveau modèle économique pour Qwen, son IA open source
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Alibaba teste un nouveau modèle économique pour Qwen, son IA open source

Alibaba prépare un nouveau modèle économique pour son prochain modèle d'IA à poids ouverts Qwen, rapporte Reuters citant deux sources proches du dossier. Les grandes entreprises qui exploitent ce modèle pour proposer un service commercial devront désormais conclure un accord de partage de revenus avec le groupe chinois, dont le taux n'est pas encore fixé. Jusqu'ici, Alibaba facturait l'accès aux modèles hébergés sur son cloud, mais laissait les entreprises déployer gratuitement ses modèles open source dans leurs propres serveurs. Les modèles Qwen3 actuels restent sous licence Apache 2.0, qui autorise usage commercial, modification et redistribution. Ce virage rappelle la licence adoptée par Moonshot pour Kimi K3, lancé le mois dernier : les entreprises dont les revenus cumulés dépassent 20 millions de dollars sur douze mois doivent signer un accord séparé, pouvant représenter jusqu'à 30% de partage de revenus selon des sources proches de Moonshot. Chinasoft International et DigitalOcean ont confirmé de tels accords commerciaux avec Moonshot. Cette évolution marque une inflexion pour l'IA open source chinoise, longtemps opposée à l'approche fermée d'OpenAI, Anthropic et Google, qui commercialisent leurs modèles phares via des services hébergés propriétaires. En fixant des seuils de revenus déclenchant des accords payants, Alibaba et Moonshot cherchent à monétiser l'usage massif de leurs modèles par les fournisseurs cloud et d'infrastructure, sans renoncer à la gratuité pour les petits développeurs. Pour des acteurs comme DigitalOcean, qui propose Kimi K3 à ses clients, cela implique des coûts supplémentaires au-delà de certains seuils d'usage. Ce glissement souligne aussi la différence entre modèles "à poids ouverts" et véritablement "open source" : la définition de l'Open Source Initiative exige un accès libre sans autorisation préalable, condition que ces nouvelles licences commerciales ne remplissent plus entièrement. Cette stratégie tient aussi à l'ampleur des ressources nécessaires pour exploiter ces modèles à grande échelle : Kimi K3 compte 2 800 milliards de paramètres au total, dont 104 milliards activés grâce à une architecture de mélange d'experts (896 experts, 16 sélectionnés par token), ce qui exige une infrastructure de calcul considérable même lorsque les poids sont téléchargeables gratuitement. Alibaba et Moonshot cherchent ainsi de nouvelles sources de revenus auprès des acteurs qui monétisent leurs modèles, à travers une approche que le PDG de DigitalOcean, Paddy Srinivasan, qualifie de "freemium" : accès initial peu coûteux, puis facturation pour l'usage à grande échelle, le support technique ou l'accès anticipé aux futures versions. Reste à voir si d'autres développeurs chinois emboîteront le pas et comment les entreprises occidentales, déjà confrontées à des coûts d'infrastructure croissants, réagiront à ces nouvelles conditions.

UELes entreprises europeennes deployant Qwen ou Kimi K3 a grande echelle pour des services commerciaux devront potentiellement signer des accords de partage de revenus, augmentant leurs couts d'infrastructure IA.

💬 Alibaba et Moonshot viennent d'inventer le freemium pour l'IA open source chinoise, et ça change la nature du deal : gratuit pour bricoler, payant dès que tu montes en échelle. Sur le papier ça reste ouvert, mais dès qu'un fournisseur cloud dépasse un seuil de revenus il doit signer un accord de partage, donc on n'est plus dans l'esprit "open source" au sens strict, juste dans du "poids ouverts avec facture différée". Retenez la phrase : quand un modèle open source devient massivement utilisé, quelqu'un finit toujours par vouloir sa part, même en Chine.

BusinessActu
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Millennium et Anthropic : l’IA agentique va-t-elle remplacer les analystes de risque juniors ?
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Millennium et Anthropic : l’IA agentique va-t-elle remplacer les analystes de risque juniors ?

L'alliance entre le hedge fund Millennium et Anthropic marque une étape décisive dans l'automatisation des métiers de marché. Le secteur financier confie désormais l'évaluation de ses expositions à un agent virtuel autonome, ce qui transforme le rôle de l'analyste de risque et interroge directement l'avenir des profils juniors. Le hedge fund Millennium Management, qui gère plus de 92 milliards de dollars d'actifs, s'est associé à Anthropic pour co-développer un agent d'intelligence artificielle dédié à l'analyse des risques financiers, une collaboration révélée le 6 août 2026. Des ingénieurs d'Anthropic travaillent directement avec les équipes technologiques et de gestion des risques du fonds, au sein du laboratoire d'IA interne récemment lancé par Millennium. Bâti sur les modèles de la famille Claude, cet agent conserve la mémoire des interactions passées, exécute ses tâches dans des environnements isolés et sécurisés, fournit des explications détaillées sur les variations quotidiennes du risque, et ingère en continu de grands volumes de données propriétaires pour détecter des anomalies sur l'ensemble des classes d'actifs. Le déploiement doit toucher plus de 340 équipes d'investissement au sein du fonds. Selon Bloomberg, qui a détaillé le projet, la maîtrise des limites de risque et de l'effet de levier demeure au cœur de l'activité des fonds alternatifs, ce qui explique pourquoi chaque recommandation générée par l'outil doit être validée par des experts humains formés à cette supervision. Ce partenariat dépasse le simple gain de productivité : il redessine l'architecture des métiers du risk management dans la finance. Les tâches d'agrégation de données, de nettoyage de fichiers, de reporting quotidien et de pré-filtrage des alertes, qui constituaient jusqu'ici le cœur du travail des analystes juniors, sont progressivement automatisées, déplaçant le rôle humain vers le contrôle, la validation et la décision stratégique. Millennium affirme vouloir accélérer l'analyse des positions tout en maintenant le jugement humain au centre de la gouvernance, mais cette évolution modifie déjà les critères de recrutement des institutions financières, la demande se réorientant vers des profils hybrides capables d'auditer des algorithmes, de maîtriser le prompt engineering et de comprendre la modélisation financière complexe. Pour les directions des ressources humaines et informatiques du secteur, la question posée n'est plus seulement celle de l'efficacité opérationnelle, mais celle du devenir des filières de formation et de recrutement des jeunes analystes. Cette alliance s'inscrit dans une stratégie plus large de Millennium, qui a créé un laboratoire d'IA interne pour accélérer l'adoption de modèles avancés sur ses flux opérationnels critiques, dans un secteur où la rapidité de réaction face aux mouvements de marché conditionne directement la rentabilité. Pour Anthropic, ce projet illustre la montée en puissance de son modèle de déploiement dit forward-deployed, où des ingénieurs sont intégrés directement chez le client pour entraîner l'agent sur des portefeuilles réels tout en consignant chaque étape de son raisonnement, dans un souci de traçabilité totale, une approche qui traduit aussi la concurrence croissante entre laboratoires d'IA pour s'implanter dans la finance de marché. D'autres fonds alternatifs et banques d'investissement observent de près cette expérimentation, qui pourrait servir de modèle si elle démontre sa fiabilité sous contrainte réglementaire. Reste à savoir comment les régulateurs encadreront le recours croissant à des agents autonomes dans des fonctions aussi sensibles que la gestion du risque, et si les gains de productivité annoncés se traduiront par des suppressions de postes ou par une simple redéfinition des compétences attendues.

UELes fonds alternatifs et banques europeennes suivront cette experimentation americaine pour evaluer l'adoption d'agents IA dans la gestion des risques financiers, sans qu'aucune entite francaise ou europeenne ne soit impliquee a ce stade.

💬 Millennium confie à un agent Claude les tâches d'agrégation et de pré-filtrage sur 340 équipes d'investissement, mais chaque recommandation reste validée par un humain formé à la supervision, ce n'est pas de l'automatisation totale, c'est un déplacement du travail vers le contrôle. Le vrai signal, c'est que le métier d'analyste junior change de nature avant même de disparaître : on va recruter des gens qui savent auditer un algorithme plutôt que compiler un fichier Excel. Reste à voir comment un régulateur va accepter qu'une décision de risque s'appuie sur le raisonnement d'un modèle, même tracé pas à pas.

BusinessOpinion
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