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Ocorian : les family offices se tournent vers l'IA pour analyser leurs données financières
BusinessAI News · 2 min de lecture

Ocorian : les family offices se tournent vers l'IA pour analyser leurs données financières

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Selon une étude mondiale publiée par Ocorian, 86 % des family offices ont désormais recours à l'intelligence artificielle pour analyser leurs données financières et améliorer leurs opérations quotidiennes. Ces structures de gestion de patrimoine privé, représentant ensemble 119,37 milliards de dollars d'actifs, utilisent le machine learning pour moderniser leurs workflows, détecter des anomalies, automatiser le reporting et respecter des cadres réglementaires de plus en plus exigeants. Les outils déployés s'appuient majoritairement sur de grandes infrastructures cloud comme Microsoft Azure ou Google Cloud, qui fournissent la puissance de calcul et les protocoles de sécurité nécessaires. Sur le calendrier d'adoption, 26 % des dirigeants interrogés estiment que l'IA va transformer l'administration et les performances dès l'année prochaine, tandis que 72 % tablent sur un impact plus large à horizon deux à cinq ans.

Cette adoption massive marque un tournant pour un secteur historiquement conservateur. L'IA permet aux équipes opérationnelles de repérer des schémas de fraude ou des manquements à la conformité bien plus rapidement que les contrôles manuels, tout en allégeant la charge administrative liée aux obligations réglementaires. Mais l'intégration reste complexe : les architectures de données héritées nécessitent souvent une refonte profonde avant de pouvoir supporter des outils d'analyse prédictive, et moderniser les systèmes sans perturber les services clients constitue un défi majeur. Michael Harman, directeur commercial d'Ocorian pour le Royaume-Uni et les îles Anglo-Normandes, résume bien la situation : les family offices comprennent que l'IA aura un impact considérable et qu'ils doivent commencer à explorer ce domaine, mais ils auront besoin d'accompagnement pour réussir cette transition. Paradoxalement, malgré ce fort taux d'utilisation opérationnelle, seuls 7 % des répondants, issus de 16 territoires dont le Royaume-Uni, les États-Unis, les Émirats arabes unis et Singapour, cherchent actuellement à investir directement dans des entreprises du secteur IA, préférant s'appuyer sur des solutions éprouvées plutôt qu'absorber les risques liés aux startups émergentes. Ce chiffre devrait toutefois évoluer rapidement : 74 % de ces organisations prévoient d'augmenter leurs investissements dans les actifs numériques au cours des trois prochaines années, dont 20 % de façon significative.

Les family offices gèrent le patrimoine de familles fortunées et constituent l'un des segments les plus discrets, et les plus puissants, de la finance mondiale. Leur adoption accélérée de l'IA s'inscrit dans une tendance plus large de numérisation du secteur financier, sous la pression conjuguée de la complexité réglementaire croissante et de la concurrence des fintechs.

Impact France/UE

Les family offices britanniques et des îles Anglo-Normandes figurent parmi les 16 territoires étudiés, illustrant une adoption croissante de l'IA dans la gestion de patrimoine en Europe, notamment sous la pression des cadres réglementaires financiers comme DORA.

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