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Vidéo : voici le premier robot humanoïde qui fait du breakdance
RobotiqueLe Big Data14sem· 1 min de lecture

Vidéo : voici le premier robot humanoïde qui fait du breakdance

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Le robot humanoïde Unitree G1, piloté par un algorithme unique appelé OmniXtreme, réalise des figures de breakdance de haut niveau — dont cinq saltos arrière consécutifs, du B-boying et des coups de pied de combat. Développé par des chercheurs de l'Institut de Pékin (BIGAI), il affiche un taux de réussite supérieur à 90 % sur ces mouvements extrêmes. Contrairement aux approches classiques nécessitant un modèle par mouvement, OmniXtreme centralise toutes les compétences motrices dans une politique unifiée, marquant une avancée majeure en robotique agile.

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Pemba, le premier robot humanoïde qui veut gravir le mont Everest
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Un robot humanoïde de type Unitree G1, surnommé Pemba, a été testé en juin 2026 sur le Chimborazo, volcan équatorien culminant à 6 268 mètres, dans le cadre d'un projet visant à terme l'ascension du mont Everest. Conçu et opéré par un ingénieur français prénommé Pablo, le robot a parcouru certaines portions de la montagne de façon autonome, notamment sur des pentes modérées, mais a nécessité l'assistance voire le portage de membres de l'équipe sur les passages les plus techniques. Équipé pour le froid, chaussé de bottes adaptées à la neige, Pemba a évolué sur un terrain volcanique à haute altitude, bien loin des sols lisses des laboratoires. L'annonce a été relayée début juin via un tweet de Pablo, présentant Pemba comme le premier humanoïde à atteindre 20 000 pieds (environ 6 100 mètres), avec l'Everest en ligne de mire. L'intérêt de cette expérience dépasse le simple coup médiatique. Tester un robot bipède dans un environnement extrême permet d'identifier des limites que les conditions de laboratoire ne révèlent pas : instabilité du sol, variations météorologiques brutales, dégradation des batteries par le froid, saturation des capteurs. Le Chimborazo n'a pas été choisi par hasard pour ses qualités photogéniques : sa position proche de l'équateur fait que son sommet est géométriquement plus éloigné du centre de la Terre que celui de l'Everest, ce qui en fait un terrain d'épreuve exigeant pour un robot bipède. À terme, des machines capables d'opérer dans des zones difficiles d'accès pourraient se substituer aux humains pour surveiller des forêts reculées, des glaciers ou des environnements fragiles sans les perturber ni exposer des alpinistes à des risques inutiles. Le projet s'inscrit dans une dynamique plus large d'essor des robots humanoïdes, dominée par des acteurs comme Figure, Boston Dynamics, Tesla ou Unitree, dont le G1 sert ici de base matérielle. La tendance est à sortir ces machines des environnements contrôlés pour les confronter au monde réel, avec ses imprévus, ses surfaces irrégulières et ses conditions changeantes. La feuille de route de Pemba prévoit une étape intermédiaire au Mauna Kea, à Hawaï, avant une tentative sur l'Everest, un objectif qui reste très ambitieux au regard des performances actuelles. Si l'opération conserve une dimension spectaculaire assumée, elle pose aussi une vraie question de fond : à quel rythme la robotique humanoïde peut-elle passer de la démonstration contrôlée à une utilité opérationnelle en milieu hostile ?

UEUn ingénieur français prénommé Pablo pilote le projet Pemba, ce qui constitue une contribution française directe au secteur émergent de la robotique humanoïde en environnement extrême.

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Des chercheurs ont développé LATENT, un système permettant à un robot humanoïde d'apprendre des compétences de tennis dynamiques à partir de données de mouvement humain imparfaites. Par ailleurs, la startup Sharpa revendique être la première entreprise robotique à démontrer un robot épluchant une pomme avec deux mains dextres, grâce à leur architecture MoDE-VLA (Mixture of Dexterous Experts) fusionnant vision, langage, force et toucher. Ces avancées illustrent une semaine riche en démonstrations de manipulation bimanuelle de contact et de locomotion avancée, dont un robot UMV entraîné via NVIDIA Isaac Lab capable de sauter et de faire des pirouettes.

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Amazon a annoncé le rachat de Fauna Robotics, une startup spécialisée dans la robotique humanoïde, marquant une nouvelle étape dans la stratégie de l'entreprise pour conquérir le marché domestique. Cette acquisition permet à Amazon de disposer pour la première fois d'un robot capable d'effectuer des tâches physiques à domicile, comme ramasser des objets au sol — des jouets, par exemple. Les détails financiers de la transaction n'ont pas été divulgués, mais l'opération témoigne d'un investissement stratégique majeur dans la robotique grand public. Ce pivot représente une rupture nette avec Astro, le précédent robot d'Amazon lancé en 2021 : un simple écran monté sur roues, utile pour la surveillance ou les appels vidéo, mais incapable d'interagir physiquement avec son environnement. Un robot humanoïde domestique fonctionnel ouvrirait un marché considérable — des millions de foyers en quête d'assistance pour des tâches quotidiennes répétitives. Pour Amazon, c'est aussi une extension naturelle de l'écosystème Alexa vers la couche physique du foyer, transformant une enceinte connectée en assistant incarné. La course au robot domestique s'intensifie depuis plusieurs années. Figure AI, Physical Intelligence, Boston Dynamics ou encore Tesla avec Optimus investissent massivement ce segment. Amazon, fort de son expérience en robotique d'entrepôt avec ses milliers d'unités déployées dans ses centres logistiques, dispose d'une base technologique solide pour accélérer. L'acquisition de Fauna Robotics lui offre vraisemblablement une équipe spécialisée et des brevets ciblant spécifiquement les usages résidentiels, là où la manipulation d'objets dans des espaces non structurés reste le défi technique central.

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Les vidéos de robots humanoïdes se multiplient sur les réseaux sociaux, montrant des machines qui dansent, font de l'acrobatie ou accomplissent des tâches ménagères avec une aisance déconcertante. Ces démonstrations, soigneusement orchestrées par des startups et des géants technologiques, créent l'impression que les robots capables de tout faire sont sur le point d'envahir nos quotidiens. Jonathan Hurst, cofondateur d'Agility Robotics et chercheur en robotique à l'Université d'État de l'Oregon, tire la sonnette d'alarme sur ce phénomène viral. Le problème central est l'écart considérable qui subsiste entre ces performances en démonstration et la capacité réelle de ces machines à exécuter les mêmes tâches de manière fiable et répétée dans des environnements non contrôlés. Hurst pointe un mécanisme cognitif bien documenté : les humains ont naturellement tendance à anthropomorphiser tout objet à forme humanoïde. Voir un bras robotique danser paraît simplement impressionnant, mais voir un robot humanoïde effectuer le même mouvement pousse le cerveau à extrapoler, à tort, que cette machine possède l'ensemble des capacités d'un être humain dansant. "Les gens supposent automatiquement que le robot qui ressemble à une personne peut faire tout ce qu'une personne qui danse pourrait faire, ce qui n'est pas vrai", a-t-il déclaré. Cette confusion n'est pas totalement accidentelle. Selon Hurst, de nombreuses startups du secteur exploitent délibérément ce biais cognitif pour séduire les investisseurs et lever des fonds. L'industrie de la robotique humanoïde attire des milliards de dollars de capital-risque, portée par des acteurs comme Figure AI, 1X, Apptronik ou Boston Dynamics, chacun cherchant à convaincre que la percée commerciale est imminente. La réalité technique est plus nuancée : programmer un robot pour reproduire une chorégraphie dans un studio contrôlé est sans commune mesure avec lui faire gérer l'imprévisibilité d'un entrepôt ou d'une cuisine. Le grand public, et parfois les décideurs, peinent encore à faire cette distinction essentielle.

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