Pourquoi il n'existe pas d'AlphaFold pour les matériaux — l'IA au service de la découverte des matériaux avec Heather Kulik
La professeure Heather Kulik, pionnière de l'IA appliquée aux sciences des matériaux, explique pourquoi un équivalent d'AlphaFold pour les matériaux n'existe pas encore : contrairement à la biologie, le domaine manque de données structurées et nécessite une intégration profonde de l'expertise humaine. Son groupe a récemment utilisé l'IA pour concevoir des polymères quatre fois plus résistants, découvrant un effet purement quantique que les scientifiques n'avaient pas anticipé. Elle souligne cependant les limites actuelles des LLMs en chimie, illustrées par un test simple — concevoir un ligand de exactement 22 atomes lourds — que ni Claude ni ChatGPT ne réussissent de manière fiable, notamment pour les MOFs (Metal-Organic Frameworks).