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Comment construire une boucle de recherche autonome en machine learning dans Google Colab avec le framework AutoResearch d'Andrej Karpathy pour la découverte d'hyperparamètres et le suivi d'expériences
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Comment construire une boucle de recherche autonome en machine learning dans Google Colab avec le framework AutoResearch d'Andrej Karpathy pour la découverte d'hyperparamètres et le suivi d'expériences

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Ce tutoriel implémente une version du framework AutoResearch d'Andrej Karpathy dans Google Colab, créant un pipeline d'expérimentation automatisé qui modifie programmatiquement les hyperparamètres de train.py, lance des itérations d'entraînement et évalue les modèles via la métrique bits-per-byte. La boucle de recherche autonome clone le dépôt AutoResearch, ajuste des paramètres comme MAXSEQLEN, DEPTH ou DEVICEBATCHSIZE, puis enregistre chaque expérience dans un tableau structuré. L'objectif est de reproduire le concept de recherche ML autonome, tester, évaluer, conserver les meilleures configurations, sans infrastructure spécialisée ni GPU dédié.

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Andrej Karpathy : les humains sont désormais le goulot d'étranglement de la recherche en IA face à des résultats faciles à mesurer
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Andrej Karpathy : les humains sont désormais le goulot d'étranglement de la recherche en IA face à des résultats faciles à mesurer

Andrej Karpathy, l'un des chercheurs les plus influents du domaine de l'intelligence artificielle et cofondateur d'OpenAI, a fait une révélation qui illustre un basculement profond dans la recherche en IA : il a laissé un agent autonome optimiser sa configuration d'entraînement pendant une nuit, et celui-ci a identifié des améliorations qu'il n'avait pas su trouver lui-même, malgré deux décennies d'expérience dans le domaine. Ce constat dépasse l'anecdote personnelle. Karpathy pointe un phénomène structurel : dans les tâches de recherche où les résultats sont facilement mesurables, optimisation de hyperparamètres, benchmarks standardisés, réglage de pipelines d'entraînement, les agents IA surpassent désormais la capacité humaine d'exploration. Le chercheur suggère que l'humain n'est plus le moteur de ces cycles d'amélioration, mais le goulot d'étranglement qui les ralentit. L'expérience de Karpathy s'inscrit dans une tendance plus large : les laboratoires de recherche comme OpenAI, Google DeepMind ou Anthropic investissent massivement dans des systèmes capables de s'auto-améliorer sur des métriques précises. Ce que Karpathy décrit de façon concrète, un agent qui travaille en continu, sans fatigue, en explorant un espace de solutions bien plus vaste qu'un humain ne pourrait le faire, valide expérimentalement ce que beaucoup pressentaient théoriquement. La question qui s'ouvre est celle des limites de cette automatisation : là où les métriques sont ambiguës ou les objectifs difficiles à formaliser, le jugement humain reste irremplaçable. Mais pour tout ce qui peut être mesuré clairement, la recherche en IA entre dans une nouvelle ère où les machines optimisent les machines.

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Google AI Research présente PaperOrchestra, un cadre multi-agents pour la rédaction automatisée d'articles de recherche
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Google AI Research présente PaperOrchestra, un cadre multi-agents pour la rédaction automatisée d'articles de recherche

Une équipe de chercheurs de Google Cloud AI Research a présenté PaperOrchestra, un système multi-agents conçu pour automatiser la rédaction complète d'articles scientifiques. À partir de matériaux non structurés, un résumé d'idée brut et des journaux d'expérimentation, le système produit un manuscript LaTeX prêt à soumettre à une conférence, incluant une revue de littérature, des figures générées automatiquement et des citations vérifiées via API. Le pipeline orchestre cinq agents spécialisés travaillant en séquence, dont deux en parallèle : un agent d'organisation produit d'abord un plan JSON structuré, puis un agent de visualisation génère les figures pendant qu'un agent de revue bibliographique identifie et vérifie les références via l'API Semantic Scholar, en calculant la distance de Levenshtein pour détecter les titres approximatifs et en éliminant les citations hallucinations. Un quatrième agent rédige ensuite les sections restantes, et un cinquième assemble le tout en LaTeX final. Ce système comble un vide réel dans l'outillage de la recherche académique. Les solutions existantes souffraient toutes de limitations structurelles : PaperRobot ne gérait que des séquences de texte incrémentales, AI Scientist (v1 et v2, de Sakana AI) automatise la boucle expérimentale entière mais son module de rédaction reste couplé à ses propres pipelines internes et ne peut pas traiter des données extérieures. Les systèmes spécialisés comme AutoSurvey2 ou LiRA produisent de bonnes revues de littérature mais sont incapables de positionner une méthode spécifique face à l'état de l'art. CycleResearcher, lui, exige un fichier BibTeX structuré en entrée, un artefact rarement disponible en début de rédaction. PaperOrchestra est le premier système à accepter les matériaux tels qu'un chercheur les aurait réellement après ses expériences, sans pré-traitement. L'enjeu derrière ce type d'outil dépasse la simple automatisation : la rédaction académique représente souvent plusieurs semaines de travail après la fin des expériences, et c'est précisément là que de nombreux papiers n'aboutissent jamais, notamment pour les chercheurs moins expérimentés. En industrialisant cette étape, Google s'inscrit dans une course plus large à l'automatisation de la recherche scientifique, où Sakana AI, Anthropic et d'autres tentent de réduire le cycle entre idée et publication. La contrainte imposée par PaperOrchestra, au moins 90 % du corpus bibliographique identifié doit être activement cité, et la vérification systématique des références montrent une volonté de ne pas sacrifier la rigueur à la vitesse. La prochaine étape naturelle serait l'intégration avec des pipelines expérimentaux réels, ce qui rapprocherait encore davantage ce système d'une automatisation complète du cycle de recherche.

UELes chercheurs académiques en France et dans l'UE pourraient bénéficier de cet outil pour réduire le temps de rédaction de leurs articles scientifiques, mais aucun déploiement européen spécifique n'est annoncé.

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Google DeepMind présente Aletheia : L'agent AI passant des compétitions mathématiques aux découvertes de recherche professionnelle entièrement autonomes
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Google DeepMind présente Aletheia : L'agent AI passant des compétitions mathématiques aux découvertes de recherche professionnelle entièrement autonomes

Google DeepMind vient de présenter Aletheia, un agent d'intelligence artificielle conçu pour franchir une frontière que l'IA mathématique n'avait pas encore dépassée : passer des compétitions olympiques aux découvertes de recherche professionnelle entièrement autonomes. Alimenté par une version avancée de Gemini Deep Think, l'agent est capable de générer, vérifier et réviser des preuves mathématiques en langage naturel, sans intervention humaine. L'enjeu dépasse largement la performance aux concours. Les Olympiades Internationales de Mathématiques (IMO) mesurent la résolution de problèmes bien définis, mais la recherche académique impose de naviguer dans une littérature immense, de construire des démonstrations sur le long terme et d'éviter les erreurs de citation. Aletheia répond à ce défi par une architecture en boucle agentique à trois composantes, un Générateur, un Vérificateur et un Réviseur, qui se corrigent mutuellement de façon itérative. L'équipe de DeepMind souligne que cette séparation explicite des rôles permet au modèle de détecter des failles qu'il n'aurait pas identifiées lors de la génération initiale. Les résultats sont marquants. Aletheia atteint 95,1 % de précision sur l'IMO-Proof Bench Advanced, contre un précédent record de 65,7 %. La version de janvier 2026 de Deep Think réduit par 100x la puissance de calcul nécessaire pour atteindre le niveau olympique par rapport à 2025. Déployé contre 700 problèmes ouverts de la base des Conjectures d'Erdős, l'agent a produit 63 solutions techniquement correctes et résolu 4 questions ouvertes de façon autonome. Le papier Feng26, portant sur la géométrie arithmétique, a été intégralement rédigé par Aletheia sans intervention humaine, classé Niveau A2 dans la taxonomie d'autonomie proposée par DeepMind, équivalent d'une recherche publiable essentiellement autonome. Pour structurer cette classification, DeepMind s'est inspiré des niveaux d'autonomie des véhicules autonomes, définissant un spectre allant du Niveau 0 (humain majoritaire, type Olympiades) au Niveau 2 (essentiellement autonome, recherche publiable). L'utilisation de Google Search et de la navigation web permet à l'agent d'ancrer ses preuves dans la littérature réelle et de limiter les hallucinations de citations, un problème récurrent des grands modèles de langage appliqués aux sciences formelles.

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MEMO : un framework modulaire pour entraîner un modèle de mémoire dédié sur de nouvelles connaissances sans modifier les paramètres du LLM
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MEMO : un framework modulaire pour entraîner un modèle de mémoire dédié sur de nouvelles connaissances sans modifier les paramètres du LLM

Une équipe de chercheurs de la National University of Singapore, du MIT CSAIL, d'A*STAR et de la Singapore-MIT Alliance for Research and Technology (SMART) a présenté MEMO (Memory as a Model), un cadre modulaire permettant d'intégrer de nouvelles connaissances dans un grand modèle de langage sans toucher à ses paramètres. L'approche repose sur deux composants distincts : un modèle mémoire dédié, Qwen2.5-14B-Instruct, entraîné spécifiquement sur un corpus cible, et un modèle exécutif figé, soit Qwen2.5-32B-Instruct soit Gemini-3-Flash, qui reste intact et n'est interrogé que via son interface standard. Le modèle mémoire est construit à partir d'un pipeline de synthèse de données en cinq étapes, piloté par un modèle générateur : extraction de faits explicites et inférés, consolidation de paires question-réponse, vérification de leur autonomie, révélation d'entités pour contourner la "malédiction de l'inversion" (où un modèle entraîné sur "A est B" échoue à déduire "B est A"), et enfin synthèse cross-documentaire reliant plusieurs sources. Cette dernière étape s'avère critique : la supprimer fait chuter la précision de 24,00 % à 6,37 % sur le benchmark NarrativeQA. MEMO s'attaque à un problème central : les grands modèles de langage sont figés après leur préentraînement et ne s'actualisent pas au fil des évolutions du monde. Les approches existantes peinent toutes sur un point ou un autre. La génération augmentée par récupération (RAG) est sensible au bruit dans les documents récupérés et échoue lorsque les réponses exigent un raisonnement à travers plusieurs sources. Le fine-tuning continu expose quant à lui au "catastrophic forgetting", où les nouvelles données dégradent les connaissances antérieures. MEMO contourne ces deux écueils en maintenant le modèle principal totalement intact et en traitant la connaissance comme une couche séparée. Les mises à jour de mémoire n'interfèrent jamais avec les capacités générales du modèle exécutif, et le même modèle mémoire peut théoriquement alimenter différents LLM, y compris propriétaires, sans accès à leurs poids ni à leurs logits. Ce travail s'inscrit dans un champ de recherche en pleine effervescence autour de la gestion du savoir dans les LLM. Depuis que des modèles comme GPT-4, Llama ou Mistral ont popularisé ces architectures à grande échelle, la question de leur mise à jour économique est devenue stratégique : réentraîner un LLM de plusieurs dizaines de milliards de paramètres coûte des millions de dollars. Les approches par mémoire latente existantes souffrent en outre d'un fort couplage à l'architecture qui les a générées, les rendant peu transférables d'un modèle à l'autre. MEMO propose une séparation nette entre mémoire et raisonnement, ouvrant la voie à des systèmes où la connaissance peut être mise à jour, remplacée ou spécialisée indépendamment du modèle central. Si les résultats se confirment à plus grande échelle et sur des corpus plus larges, ce type d'architecture modulaire pourrait redéfinir la façon dont les entreprises maintiennent leurs assistants IA à jour sans engager des coûts de réentraînement prohibitifs.

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