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Free : l'opérateur se rêve en géant européen des infrastructures cloud et IA
BusinessLa Tribune · 1 min de lecture

Free : l'opérateur se rêve en géant européen des infrastructures cloud et IA

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Free, l'opérateur télécoms du groupe Iliad fondé par Xavier Niel, annonce une ambition radicalement nouvelle : devenir un acteur majeur des infrastructures cloud et intelligence artificielle à l'échelle européenne. Le groupe entend investir 4 milliards d'euros d'ici 2030 pour bâtir une capacité souveraine en data centers et en puissance de calcul.

Ce virage stratégique intervient dans un contexte où la souveraineté numérique est devenue un enjeu politique central en Europe. Alors que les hyperscalers américains, AWS, Microsoft Azure, Google Cloud, dominent largement le marché du cloud continental, et que les besoins en GPU pour l'entraînement et l'inférence de modèles d'IA explosent, un opérateur européen disposant déjà d'un réseau fibre étendu et d'une base d'abonnés massive se positionne idéalement pour proposer une alternative crédible.

Iliad dispose d'atouts réels pour cette transformation : une infrastructure réseau déployée en France, en Italie et en Pologne, une expérience dans l'exploitation de data centers via ses activités opérateur, et la capacité financière d'un groupe dont le chiffre d'affaires dépasse les 8 milliards d'euros annuels. L'enveloppe de 4 milliards d'euros sur cinq ans représente un engagement significatif, orienté vers la construction de capacités de calcul intensif nécessaires aux workloads IA.

Cette annonce s'inscrit dans une tendance de fond où les télécoms européens cherchent à monter dans la chaîne de valeur numérique. Si l'ambition est claire, la concrétisation restera à surveiller : face aux investissements colossaux des géants américains, qui se chiffrent en dizaines de milliards par an, la bataille pour capter les entreprises et institutions publiques européennes en quête d'alternatives souveraines ne fait que commencer.

Impact France/UE

Free/Iliad prévoit d'investir 4 milliards d'euros d'ici 2030 dans les infrastructures cloud et data centers en Europe, renforçant la souveraineté numérique française face aux hyperscalers américains.

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