Aller au contenu principal
Outils · Opinion ·

Les datacenters passent du courant alternatif au continu : la revanche d'Edison

Les datacenters à grande échelle entament une transition historique vers l'alimentation en courant continu (DC), abandonnant progressivement les architectures en courant alternatif (AC) héritées du siècle dernier. Cette évolution, mise en lumière lors de la conférence Nvidia GTC, répond à une contrainte physique implacable : les racks d'IA modernes consomment désormais jusqu'à 1 MW chacun, contre 10 kW pour les serveurs traditionnels, une multiplication par cent qui rend les conversions AC/DC successives intenables.

2 min de lecturePertinence 47

Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie

Source

Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de IEEE Spectrum AI. Lire l'article original →

Le problème est structurel. Dans un datacenter classique, le courant subit jusqu'à cinq conversions successives avant d'atteindre les puces : AC haute tension → AC basse tension → DC (pour les batteries UPS) → AC à nouveau → DC basse tension pour les serveurs. Chaque étape dissipe de l'énergie sous forme de chaleur, mobilise des équipements volumineux et exige des quantités massives de cuivre. À l'échelle du gigawatt, un seul rack de 1 MW peut nécessiter 200 kg de barres de cuivre, soit 200 000 kg pour un datacenter d'1 GW, selon un billet de blog Nvidia.

La solution qui s'impose est l'architecture 800 V DC : le courant est converti une seule fois depuis le réseau AC 13,8 kV directement en 800 V DC en périphérie du site, puis distribué en bus continu jusqu'aux racks. Des convertisseurs DC-DC compacts prennent ensuite en charge l'alimentation des GPU et CPU. Les gains sont significatifs : 85 % de capacité de transport supplémentaire à section de câble égale, réduction des besoins en cuivre de 45 %, gain d'efficacité énergétique de 5 % et baisse du coût total de possession de 30 % pour les installations au gigawatt, selon Eaton et Vertiv.

Plusieurs acteurs industriels se positionnent activement. Vertiv commercialisera son écosystème 800 V DC compatible avec les plateformes Nvidia Vera Rubin Ultra Kyber au second semestre 2026. Eaton et Delta avancent également sur leurs propres offres. En Chine, des datacenters haute tension DC sont déjà opérationnels. Aux États-Unis, la Mt. Diablo Initiative, coalition réunissant Meta, Microsoft et l'Open Compute Project, expérimente la distribution en rack à 400 V DC. La transition reste partielle : comme le souligne Chris Thompson de Vertiv, "la distribution AC reste profondément ancrée", mais la pression des infrastructures IA accélère l'adoption des nouvelles architectures.

Impact France / UEChamp produit par Le Fil IA

Les opérateurs européens de datacenters devront adapter leurs infrastructures d'alimentation pour supporter des racks IA haute densité, impliquant des investissements conséquents en équipements DC.

À lire ensuite

01Algorithmes de recommandation dans l’iGaming : comment les plateformes utilisent les données pour personnaliser le contenu36Le Big DataOutils 02Les agents IA donnent des réponses fausses avec assurance : la couche de contexte est le prochain défi de l'IA en entreprise49VentureBeat AIOutils 03Pourquoi les boucles d'agents ont la cote45The Information AIOutils 
Dossier · NVIDIASuivi en continu par Le Fil IASuivre ce sujet →

Le brief du matin

L'essentiel de l'IA chaque jour. Gratuit, désinscription en un clic.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.