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Les datacenters passent du courant alternatif au continu : la revanche d'Edison
OutilsIEEE Spectrum AI · 2 min de lecture

Les datacenters passent du courant alternatif au continu : la revanche d'Edison

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Les datacenters à grande échelle entament une transition historique vers l'alimentation en courant continu (DC), abandonnant progressivement les architectures en courant alternatif (AC) héritées du siècle dernier. Cette évolution, mise en lumière lors de la conférence Nvidia GTC, répond à une contrainte physique implacable : les racks d'IA modernes consomment désormais jusqu'à 1 MW chacun, contre 10 kW pour les serveurs traditionnels, une multiplication par cent qui rend les conversions AC/DC successives intenables.

Le problème est structurel. Dans un datacenter classique, le courant subit jusqu'à cinq conversions successives avant d'atteindre les puces : AC haute tension → AC basse tension → DC (pour les batteries UPS) → AC à nouveau → DC basse tension pour les serveurs. Chaque étape dissipe de l'énergie sous forme de chaleur, mobilise des équipements volumineux et exige des quantités massives de cuivre. À l'échelle du gigawatt, un seul rack de 1 MW peut nécessiter 200 kg de barres de cuivre, soit 200 000 kg pour un datacenter d'1 GW, selon un billet de blog Nvidia.

La solution qui s'impose est l'architecture 800 V DC : le courant est converti une seule fois depuis le réseau AC 13,8 kV directement en 800 V DC en périphérie du site, puis distribué en bus continu jusqu'aux racks. Des convertisseurs DC-DC compacts prennent ensuite en charge l'alimentation des GPU et CPU. Les gains sont significatifs : 85 % de capacité de transport supplémentaire à section de câble égale, réduction des besoins en cuivre de 45 %, gain d'efficacité énergétique de 5 % et baisse du coût total de possession de 30 % pour les installations au gigawatt, selon Eaton et Vertiv.

Plusieurs acteurs industriels se positionnent activement. Vertiv commercialisera son écosystème 800 V DC compatible avec les plateformes Nvidia Vera Rubin Ultra Kyber au second semestre 2026. Eaton et Delta avancent également sur leurs propres offres. En Chine, des datacenters haute tension DC sont déjà opérationnels. Aux États-Unis, la Mt. Diablo Initiative, coalition réunissant Meta, Microsoft et l'Open Compute Project, expérimente la distribution en rack à 400 V DC. La transition reste partielle : comme le souligne Chris Thompson de Vertiv, "la distribution AC reste profondément ancrée", mais la pression des infrastructures IA accélère l'adoption des nouvelles architectures.

Impact France/UE

Les opérateurs européens de datacenters devront adapter leurs infrastructures d'alimentation pour supporter des racks IA haute densité, impliquant des investissements conséquents en équipements DC.

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UELes opérateurs de jeux en ligne actifs en France sont soumis à la réglementation de l'ANJ et au RGPD, qui encadrent strictement l'usage des données personnelles à des fins de personnalisation comportementale.

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UELes entreprises européennes déployant des architectures multi-agents font face aux mêmes enjeux de cohérence sémantique, rendant ces nouvelles couches de contexte directement pertinentes pour les DSI du continent.

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Pourquoi les boucles d'agents ont la cote
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Les "agent loops", ou boucles d'agents, s'imposent comme l'une des approches les plus discutées dans la communauté des développeurs IA, notamment sur X et Reddit ces dernières semaines. Le principe consiste à faire tourner un ou plusieurs agents en boucle autonome, sans intervention humaine entre chaque étape : l'agent tente différentes approches pour accomplir une tâche, un second agent évalue son travail, et le processus recommence jusqu'à l'atteinte de l'objectif ou d'une condition d'arrêt prédéfinie. Cette méthode tranche avec l'approche classique qui consiste à soumettre un prompt, attendre la réponse, puis corriger manuellement. Lors de la conférence AI Engineers d'avril 2025, des ingénieurs d'Anthropic ont illustré le potentiel de la technique avec un exemple concret : ils ont demandé à Claude de développer une application générant des jeux vidéo rétro. Avec un prompt minimal, Claude a livré l'application en 20 minutes pour 9 dollars. La même tâche confiée à une boucle d'agents a pris six heures et coûté 200 dollars, mais le résultat était nettement supérieur. L'engouement pour les boucles d'agents tient à leur capacité à traiter des tâches longues ou mal définies, là où une simple requête atteint rapidement ses limites. Pour les développeurs qui construisent des applications complexes, l'approche offre un niveau de qualité qu'un échange ponctuel ne permet pas d'atteindre. Le compromis reste cependant significatif : un rapport de coût de 1 à 22 représente une barrière réelle à l'adoption généralisée. À court terme, cette méthode restera donc réservée aux cas d'usage où la qualité prime sur le budget, plutôt qu'aux tâches routinières à faible enjeu. Cette tendance s'inscrit dans une évolution plus large du secteur vers des systèmes d'IA toujours plus autonomes. L'industrie se déplace progressivement du modèle "prompt-réponse" vers des architectures multi-agents capables de s'auto-corriger et de raisonner sur de longues séquences d'actions. Anthropic, qui développe Claude, figure parmi les acteurs en pointe sur ce terrain, aux côtés d'OpenAI et Google DeepMind. L'enjeu à moyen terme sera de réduire le coût computationnel de ces boucles pour les rendre économiquement accessibles à grande échelle, condition nécessaire pour que les agent loops passent du statut d'expérimentation avancée à celui d'outil standard du développement IA.

💬 Ce qui me frappe dans l'exemple d'Anthropic, c'est pas que ça coûte 200 dollars au lieu de 9, c'est que le résultat est vraiment meilleur, pas juste un peu. Les boucles d'agents ne remplacent pas le prompt classique, elles font autre chose : du travail long et mal défini qui demande de l'itération sans intervention humaine entre chaque étape. Reste à voir quand les coûts tombent assez pour que tu puisses en faire un outil standard plutôt qu'un truc réservé aux projets où t'as un vrai budget.

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AWS et Workato veulent faire passer les agents IA de la conversation à l’action
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AWS et Workato veulent faire passer les agents IA de la conversation à l’action

AWS et Workato viennent de renforcer leur partenariat autour d'Enterprise MCP, une offre conçue pour permettre aux agents IA d'exécuter de véritables actions en entreprise plutôt que de se limiter à générer du texte. Concrètement, les deux sociétés combinent la plateforme d'intégration WorkatoONE, qui centralise plus de 14 000 systèmes d'entreprise, avec les services d'IA d'AWS, notamment Amazon Bedrock, Amazon SageMaker et AWS Lambda. Cette architecture s'appuie sur le Model Context Protocol (MCP), un standard qui simplifie la connexion entre les modèles d'IA et les outils métiers, en évitant les développements sur mesure jusqu'ici nécessaires pour relier un agent à plusieurs applications. Workato a par ailleurs obtenu la spécialisation AWS AI Competency dans la catégorie des outils d'IA agentique, une reconnaissance qui vise les systèmes capables de planifier, raisonner et exécuter de manière autonome des tâches complexes en plusieurs étapes. Les deux partenaires citent déjà des cas d'usage dans la finance, l'informatique, les ventes, les ressources humaines et l'expérience client. L'enjeu dépasse la simple prouesse technique. Jusqu'à présent, les agents conversationnels savaient répondre à des questions ou rédiger du contenu, mais restaient impuissants dès qu'il fallait interagir avec des systèmes fragmentés, bases de données, logiciels métiers, processus internes, sans créer de failles de sécurité ni perdre le contrôle sur ce que l'agent est autorisé à faire. Enterprise MCP cherche justement à donner davantage d'autonomie aux agents tout en maintenant des garde-fous stricts sur les données consultables et les actions déclenchables. Pour les entreprises, cela signifie la possibilité de déléguer des tâches réelles, par exemple à une équipe financière qui a besoin qu'un agent consulte plusieurs systèmes, analyse un contexte métier puis déclenche une opération, sans multiplier les développements d'intégration coûteux et risqués en matière de gouvernance. Cette initiative s'inscrit dans un mouvement plus large où les pilotes d'IA générative, après avoir démontré la capacité des modèles à produire du contenu, peinent encore à prouver un retour sur investissement tangible faute de passage à l'action concrète. En misant sur l'orchestration de Workato et l'infrastructure d'AWS, les deux groupes espèrent transformer les agents IA en véritables exécutants capables d'intervenir dans les opérations quotidiennes des organisations. Reste à voir si cette approche convaincra les entreprises encore prudentes face aux risques opérationnels et de sécurité que soulève l'autonomisation croissante de ces systèmes.

💬 MCP standardisé sur 14 000 connecteurs, ça change la donne : le vrai coût des agents IA en entreprise, ça n'a jamais été le modèle, c'est l'intégration. AWS et Workato attaquent enfin ce chantier-là plutôt que de sortir un énième LLM plus malin. Reste que donner à un agent le droit de déclencher des actions dans des systèmes critiques, c'est un pari sur la gouvernance autant que sur la technique, et ça, MCP ne le résout pas tout seul.

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