Aller au contenu principal
NVIDIA et les géants des télécoms construisent des grilles IA pour optimiser l'inférence sur les réseaux distribués
InfrastructureNVIDIA AI Blog · 1 min de lecture

NVIDIA et les géants des télécoms construisent des grilles IA pour optimiser l'inférence sur les réseaux distribués

Source originale ↗·

NVIDIA s'associe aux plus grands opérateurs télécoms mondiaux pour transformer leurs réseaux distribués en plateformes d'inférence IA de nouvelle génération. Présentée lors du NVIDIA GTC 2026, cette initiative baptisée "AI grids" repose sur un principe simple : déplacer le calcul IA au plus près des utilisateurs, des appareils et des données, plutôt que de tout centraliser dans quelques méga-datacenters.

L'enjeu dépasse la simple optimisation technique. Les opérateurs télécoms exploitent environ 100 000 datacenters distribués à travers le monde, hubs régionaux, centraux téléphoniques, nœuds mobiles, représentant un potentiel de plus de 100 gigawatts de capacité IA supplémentaire. En monétisant cette infrastructure dormante, les telcos se repositionnent comme acteurs centraux de la chaîne de valeur IA, et non plus comme simples transporteurs de données.

Six opérateurs majeurs ont déjà annoncé des déploiements concrets. AT&T collabore avec Cisco pour déployer une AI grid dédiée à l'IoT, couvrant plus de 100 millions de connexions, afin de traiter en temps réel des usages critiques comme la sécurité publique. Comcast travaille avec NVIDIA, HPE, Decart et Personal AI pour alimenter agents conversationnels et cloud gaming (NVIDIA GeForce NOW) avec un coût par token significativement réduit. Akamai étend son infrastructure sur plus de 4 400 sites edge avec des milliers de GPU NVIDIA RTX PRO 6000 Blackwell. Spectrum, de son côté, s'appuie sur un réseau couvrant 500 millions d'appareils en moins de 10 millisecondes pour du rendu graphique haute résolution à distance.

Cette convergence entre télécoms et IA s'accélère avec l'AI-RAN, technologie permettant d'intégrer l'inférence IA directement dans les réseaux d'accès radio. La bataille pour l'infrastructure IA distribuée ne se joue plus seulement entre hyperscalers, elle s'étend désormais aux opérateurs historiques qui misent sur leur capillarité géographique comme avantage concurrentiel décisif.

Impact France/UE

Les opérateurs télécom européens pourraient être incités à développer des infrastructures distribuées similaires pour rester compétitifs, mais aucun acteur européen n'est impliqué dans ces annonces.

Dans nos dossiers

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

NVIDIA et Google réduisent les coûts d'inférence en IA
1AI News 

NVIDIA et Google réduisent les coûts d'inférence en IA

Lors de la conférence Google Cloud Next, Google et NVIDIA ont dévoilé une nouvelle génération d'infrastructure destinée à réduire drastiquement le coût de l'inférence IA à grande échelle. Les deux entreprises ont présenté les instances A5X bare-metal, reposant sur les systèmes rack NVIDIA Vera Rubin NVL72. Cette architecture promet une réduction jusqu'à dix fois du coût d'inférence par token par rapport aux générations précédentes, tout en multipliant par dix le débit de tokens par mégawatt. Pour atteindre ces performances, les instances A5X combinent les SuperNICs NVIDIA ConnectX-9 avec la technologie réseau Google Virgo, permettant de connecter jusqu'à 80 000 GPU NVIDIA Rubin au sein d'un même site, et jusqu'à 960 000 GPU dans un déploiement multi-sites. Mark Lohmeyer, VP et directeur général de l'infrastructure IA chez Google Cloud, a résumé l'enjeu : "La prochaine décennie de l'IA sera façonnée par la capacité des entreprises à faire tourner leurs charges de travail les plus exigeantes sur une infrastructure vraiment intégrée et optimisée pour l'IA." Ces annonces ont un impact direct sur les secteurs fortement réglementés, comme la finance et la santé, qui butent régulièrement sur des contraintes de souveraineté des données. Google et NVIDIA y répondent avec plusieurs initiatives concrètes : les modèles Gemini fonctionnant sur GPU NVIDIA Blackwell et Blackwell Ultra sont désormais disponibles en préversion sur Google Distributed Cloud, ce qui permet aux organisations de garder les modèles frontier entièrement dans leur environnement contrôlé, au plus près de leurs données sensibles. La sécurité est assurée par NVIDIA Confidential Computing, un protocole de chiffrement matériel qui protège les données d'entraînement et les prompts y compris vis-à-vis des opérateurs cloud eux-mêmes. Pour les environnements cloud public multi-tenant, des VM Confidential G4 équipées de GPU NVIDIA RTX PRO 6000 Blackwell sont également introduites en préversion, marquant la première offre de confidential computing cloud pour des GPU Blackwell. Cette collaboration s'inscrit dans une course plus large à l'optimisation de l'inférence, alors que les coûts opérationnels de l'IA générative restent un frein majeur à son adoption industrielle. Au-delà du matériel, le partenariat couvre aussi la couche logicielle : NVIDIA Nemotron 3 Super est désormais disponible sur la Gemini Enterprise Agent Platform, permettant aux développeurs de construire des systèmes agentiques complexes capables de raisonner, planifier et agir en chaîne. L'ensemble de la plateforme NVIDIA sur Google Cloud est optimisé pour les familles de modèles Gemini et Gemma. Avec des clusters dépassant le million de GPU et une ambition affichée de simplifier le déploiement d'IA souveraine, Google et NVIDIA repositionnent l'infrastructure cloud non plus comme un simple fournisseur de puissance de calcul, mais comme un levier stratégique pour les entreprises qui veulent industrialiser l'IA sans sacrifier performance, coût ou conformité réglementaire.

UELes entreprises européennes des secteurs réglementés (finance, santé) disposent désormais d'options d'infrastructure IA souveraine compatibles avec les exigences RGPD, réduisant un frein concret à l'industrialisation de l'IA en Europe.

InfrastructureActu
1 source
NVIDIA Spectrum-X, le réseau Ethernet ouvert conçu pour l'IA, s'impose comme référence à grande échelle, avec MRC
2NVIDIA AI Blog 

NVIDIA Spectrum-X, le réseau Ethernet ouvert conçu pour l'IA, s'impose comme référence à grande échelle, avec MRC

NVIDIA a annoncé que son infrastructure réseau Spectrum-X Ethernet intègre désormais le protocole MRC (Multipath Reliable Connection), une innovation développée conjointement avec OpenAI et Microsoft, et désormais publiée en spécification ouverte via l'Open Compute Project. MRC est un protocole de transport RDMA qui permet à une seule connexion réseau de distribuer le trafic sur plusieurs chemins simultanément, améliorant le débit, l'équilibrage de charge et la disponibilité des infrastructures d'entraînement IA à grande échelle. Parmi les premiers déploiements en production figurent le datacenter Fairwater de Microsoft et le datacenter Abilene d'Oracle Cloud Infrastructure, deux des plus grandes usines IA au monde dédiées à l'entraînement de modèles de pointe. OpenAI a notamment intégré MRC dans sa génération Blackwell : Sachin Katti, responsable du calcul industriel chez OpenAI, a confirmé que le protocole a permis d'éviter la majorité des ralentissements réseau habituels lors des runs d'entraînement frontier à grande échelle. L'enjeu est directement économique et computationnel : dans un cluster d'entraînement réunissant des milliers de GPU, la moindre interruption réseau peut bloquer l'intégralité d'un job d'entraînement, laissant des GPU à l'arrêt et brûlant des millions de dollars en temps de calcul inutilisé. MRC répond à ce problème en détectant les pannes réseau en quelques microsecondes et en reroutant automatiquement le trafic dans le matériel lui-même, sans intervention logicielle. Le protocole maintient également une bande passante élevée sous congestion en évitant dynamiquement les chemins surchargés en temps réel, et minimise l'impact des pertes de paquets grâce à une retransmission intelligente et ciblée. Les administrateurs gagnent par ailleurs une visibilité granulaire sur les chemins de trafic, ce qui simplifie considérablement les opérations à très grande échelle. Cette annonce s'inscrit dans une course mondiale à la construction d'infrastructures réseau capables de suivre l'explosion des besoins en calcul IA. Jusqu'ici, InfiniBand de Mellanox, aussi propriété de NVIDIA, dominait les clusters HPC et IA haute performance, tandis qu'Ethernet était perçu comme moins adapté aux charges de travail intensives. Spectrum-X représente la tentative de NVIDIA de rendre Ethernet compétitif sur ce terrain en y ajoutant une couche matérielle et protocolaire dédiée à l'IA. La publication de MRC comme spécification ouverte via l'Open Compute Project est un signal stratégique fort : en permettant à d'autres acteurs d'implémenter le protocole, NVIDIA cherche à imposer Spectrum-X comme standard de facto du réseau Ethernet pour l'IA, face aux alternatives comme Ultra Ethernet Consortium poussé par AMD, Intel et d'autres. La prochaine étape sera de voir si d'autres fournisseurs cloud et constructeurs de clusters adoptent MRC à leur tour.

UELa publication de MRC comme spécification ouverte via l'Open Compute Project pourrait à terme bénéficier aux centres de données européens qui développent des infrastructures d'entraînement IA, mais aucune entreprise ou institution européenne n'est directement impliquée dans cette annonce.

InfrastructureOpinion
1 source
Nokia et AWS renforcent leur collaboration pour créer des réseaux autonomes dédiés à l’IA
3Le Big Data 

Nokia et AWS renforcent leur collaboration pour créer des réseaux autonomes dédiés à l’IA

Nokia a annoncé le 24 juin 2026 l'extension de son partenariat stratégique avec Amazon Web Services pour déployer sa plateforme Autonomous Network Fabric directement dans le cloud AWS. L'objectif est de permettre aux opérateurs télécoms d'atteindre un niveau d'autonomie réseau de niveau 4, c'est-à-dire des infrastructures capables d'analyser, de décider et d'agir en temps réel sans intervention humaine. La solution sera disponible plus tard en 2026 et s'intégrera aux outils d'orchestration, de supervision et d'inventaire déjà proposés par Nokia sur AWS. L'architecture repose sur quatre piliers : une gestion unifiée des données réseau, une IA agentique dédiée aux opérations, des jumeaux numériques permettant de simuler l'impact des changements avant déploiement, et un pilotage par les intentions capable de traduire automatiquement des objectifs métiers en actions concrètes. Pour les opérateurs télécoms, cet accord représente un accès immédiat à l'élasticité mondiale d'AWS et à ses services d'intelligence artificielle, notamment Amazon Bedrock et Amazon SageMaker, sans avoir à investir massivement dans leurs propres capacités de calcul. Nokia affirme par ailleurs avoir optimisé son architecture cloud pour réduire les besoins en calcul et en stockage par rapport aux déploiements sur site traditionnels. L'enjeu économique est considérable : automatiser les boucles de détection et de résolution d'anomalies, orchestrer des réseaux multi-domaines et multi-fournisseurs, et disposer d'une vision unifiée de la topologie réseau permettrait de réduire significativement les coûts opérationnels tout en accélérant le lancement de nouveaux services à valeur ajoutée. Ce rapprochement s'inscrit dans une tendance de fond qui voit les équipementiers historiques des télécoms pivoter vers le cloud et l'IA face à la complexité croissante des infrastructures réseau. L'explosion des usages liés à l'IA générative et à la 5G contraint les opérateurs à gérer des réseaux toujours plus distribués et dynamiques, que les outils de gestion manuelle peinent à absorber. Nokia, concurrent direct d'Ericsson et de Huawei, mise sur AWS pour accélérer la transition de ses clients vers ce qu'il appelle les "réseaux autonomes", un segment où plusieurs acteurs se positionnent simultanément. Pour AWS, l'enjeu est de s'imposer comme le cloud de référence du secteur télécoms, un marché à forte valeur où Google Cloud et Microsoft Azure jouent également des coudes. La disponibilité annoncée d'ici fin 2026 fixe un calendrier concret sur lequel les opérateurs pourront commencer à évaluer le saut opérationnel que promet cette alliance.

UENokia, entreprise finlandaise, positionne cette solution directement pour les opérateurs télécoms européens, qui pourront évaluer un déploiement de réseaux autonomes de niveau 4 d'ici fin 2026.

InfrastructureActu
1 source
NVIDIA et Marvell s’unissent pour révolutionner les infrastructures IA
4Le Big Data 

NVIDIA et Marvell s’unissent pour révolutionner les infrastructures IA

NVIDIA et Marvell Technology ont annoncé un partenariat stratégique majeur, scellé par un investissement de 2 milliards de dollars de NVIDIA dans Marvell. L'accord s'articule autour de NVLink Fusion, une plateforme modulaire permettant de construire des infrastructures d'IA semi-personnalisées. Concrètement, Marvell apportera des XPU (processeurs accélérés sur mesure) et un réseau évolutif compatible, tandis que NVIDIA fournit l'ensemble de son arsenal matériel : processeurs Vera, cartes réseau ConnectX, DPU BlueField, interconnexion NVLink, commutateurs Spectrum-X et capacité de calcul déployable en rack. Le titre Marvell a bondi de 11 % dès l'annonce mardi, signe que les marchés ont immédiatement perçu la portée de l'accord. Le partenariat couvre également les réseaux télécoms, via NVIDIA Aerial AI-RAN, avec des ambitions sur la 5G et la future 6G, ainsi que sur des technologies d'interconnexion optique et de photonique sur silicium pour améliorer les performances et réduire la consommation énergétique. Pour les entreprises qui développent leurs propres puces d'accélération, NVLink Fusion ouvre la voie à des architectures hybrides entièrement compatibles avec l'écosystème NVIDIA, GPU, réseau et stockage compris. C'est un changement structurel : jusqu'ici, intégrer des composants tiers dans une infrastructure NVIDIA relevait du casse-tête d'interopérabilité. Désormais, les hyperscalers, opérateurs télécom et acteurs du cloud pourront combiner des XPU Marvell avec la stack NVIDIA sans friction. Pour les utilisateurs finaux, l'impact est indirect mais réel : des modèles d'IA générative plus complexes pourront tourner à moindre latence, ce qui se traduit par des services de recommandation, de création de contenu ou de simulation plus réactifs. Dans les télécoms, l'alliance prépare le terrain pour des réseaux 5G/6G capables de supporter des usages exigeants comme la télémédecine en temps réel ou les véhicules autonomes. Ce rapprochement s'inscrit dans un contexte de demande explosive en capacité de calcul, portée par la généralisation de l'IA générative et l'explosion des volumes de données. Jensen Huang, PDG de NVIDIA, parle lui-même d'une "ère de supercalcul" en cours d'avènement. Face à cette pression, les grandes entreprises technologiques mondiales s'engagent dans une course à la construction de centres de calcul dédiés, et NVIDIA cherche à s'imposer comme la colonne vertébrale incontournable de ces infrastructures. Marvell, de son côté, se repositionne comme fournisseur clé de silicium personnalisé pour l'IA, un marché en pleine effervescence où Amazon, Google et Microsoft développent déjà leurs propres puces. L'investissement de 2 milliards de dollars de NVIDIA dans Marvell est autant un signal industriel qu'une manœuvre défensive : consolider l'écosystème avant que les alternatives ne s'imposent.

UELes opérateurs télécom et fournisseurs cloud européens pourront intégrer des architectures hybrides XPU Marvell / stack NVIDIA sans friction, accélérant leurs déploiements 5G/6G et d'IA générative.

💬 NVIDIA ne se contente plus de vendre des GPU, il construit le système nerveux de toute l'infrastructure IA. NVLink Fusion, c'est le genre de coup qu'on voit venir mais dont on mesure mal l'ampleur : permettre à Marvell (et demain à d'autres) de brancher leurs puces custom directement dans l'écosystème NVIDIA, c'est verrouiller le marché de façon beaucoup plus subtile qu'un simple rachat. Les 2 milliards d'investissement, c'est pas de la philanthropie, c'est de la consolidation défensive avant qu'AMD ou les hyperscalers in-house ne s'imposent.

InfrastructureOpinion
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic