Test du Nvidia DGX Spark (Dell) : le mini PC IA à 128 Go de RAM
Nvidia a lancé le DGX Spark, un mini PC dédié à l'intelligence artificielle locale, testé ici dans sa version assemblée par Dell sous le label Pro Max. Au cœur de la machine se trouve la puce maison GB10 Grace Blackwell Superchip, couplée à 128 Go de mémoire unifiée partagée entre le CPU et le GPU. Le tout tient dans un boîtier compact comparable à un Mac Mini, pour un tarif qui démarre autour de 3 000 dollars selon les configurations.
Ce facteur de forme cache une puissance de calcul jusqu'ici réservée aux serveurs de datacenter : le DGX Spark est capable de faire tourner des modèles de langage de 70 milliards de paramètres et plus directement en local, sans dépendre du cloud. Pour les chercheurs, développeurs et entreprises soucieuses de confidentialité ou de latence, c'est un changement de paradigme concret. La mémoire unifiée de 128 Go élimine le goulot d'étranglement qui rendait ces modèles inaccessibles sur du matériel grand public.
Le DGX Spark s'inscrit dans une offensive plus large de Nvidia pour étendre son emprise au-delà des grands clusters GPU, face à la montée en puissance des puces Apple Silicon M4 Ultra qui misent sur la même architecture de mémoire unifiée. Annoncé au CES 2025, le Spark cible une clientèle professionnelle et académique qui veut l'autonomie du local sans sacrifier la performance. Nvidia le positionne également comme point d'entrée vers son écosystème DGX, dont les versions rack coûtent des centaines de milliers de dollars.
Les professionnels et chercheurs français et européens peuvent désormais faire tourner des modèles de 70 milliards de paramètres en local pour environ 3 000 dollars, réduisant la dépendance au cloud pour les cas d'usage sensibles en matière de confidentialité.
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