
Nvidia bat tous les records et SpaceX vise des horizons illimités
Nvidia a publié mercredi des résultats trimestriels qui dépassent une fois de plus les attentes les plus optimistes. Sur le premier trimestre de son exercice fiscal 2027, couvrant le mois d'avril, le géant des puces pour l'intelligence artificielle a enregistré une croissance de ses revenus de 85 % par rapport à la même période de l'année précédente. Plus impressionnant encore, la société prévoit une accélération à 95 % pour le trimestre suivant. La trésorerie générée illustre cette puissance industrielle : le free cash flow du seul trimestre s'élève à 48,6 milliards de dollars, soit la moitié de ce que Nvidia avait produit sur l'ensemble de l'exercice 2026.
Ces chiffres témoignent d'une demande en puces IA qui ne montre aucun signe de ralentissement, portée par les investissements massifs des hyperscalers comme Microsoft, Google ou Amazon dans leurs infrastructures de calcul. L'accélération de la croissance, qui passe de 66 % l'an dernier à 85 % puis à un objectif de 95 %, suggère que le pic de ce cycle d'investissement n'a pas encore été atteint. Pour l'industrie technologique, Nvidia s'impose chaque trimestre davantage comme une infrastructure critique, au même titre que les réseaux électriques pour l'économie traditionnelle.
Pourtant, la journée du mercredi a été dominée par une autre nouvelle : SpaceX a officiellement déposé ses documents d'introduction en bourse, rendant publique pour la première fois la structure financière de l'entreprise d'Elon Musk. L'opération est attendue comme la plus grande IPO de l'histoire des marchés américains, et les médias financiers suivent chaque étape depuis des mois. OpenAI prépare également sa propre entrée en bourse. Ces deux échéances pourraient redéfinir les valorisations de référence pour les entreprises d'IA et de technologie spatiale, dans un contexte boursier particulièrement attentif aux actifs liés à l'intelligence artificielle.
La croissance soutenue du marché des puces IA renforce la dépendance structurelle de l'Europe aux fournisseurs américains, limitant la souveraineté technologique des acteurs français et européens.
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