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Des agents IA pour les équipes de robots
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Des agents IA pour les équipes de robots

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Le laboratoire de physique appliquée de l'université Johns Hopkins (APL) a publié une présentation détaillant ses travaux récents sur l'IA agentique appliquée aux équipes de robots collaboratifs. Baptisée "Agentic AI for Robot Teams", cette communication expose une architecture scalable conçue pour doter des systèmes robotiques hétérogènes de capacités d'autonomie, de coordination et d'adaptabilité. Les chercheurs y décrivent comment des agents fondés sur des grands modèles de langage (LLM) peuvent être déployés sur du matériel réel, avec des démonstrations impliquant des équipes de robots aux profils et capacités différents. Le document, disponible sous forme de livre blanc, présente également les leçons tirées des phases de recherche et développement en cours.

L'enjeu est considérable : faire travailler ensemble des robots qui ne partagent ni les mêmes capteurs, ni les mêmes actionneurs, ni les mêmes logiciels impose des défis de coordination que les architectures classiques peinent à résoudre. En intégrant des LLM comme couche de raisonnement et de planification, les équipes de l'APL cherchent à rendre ces systèmes capables de s'adapter dynamiquement aux imprévus, de se répartir les tâches et de maintenir une cohérence collective sans supervision humaine constante. Cette approche pourrait transformer des domaines comme la logistique autonome, la gestion de catastrophes, les opérations militaires ou l'exploration de milieux hostiles, où envoyer des équipes humaines reste risqué ou impossible.

Le Johns Hopkins APL est l'un des principaux centres de recherche appliquée du Département de la Défense américain, ce qui situe ces travaux dans un contexte stratégique lié à la robotique militaire et aux systèmes autonomes multi-agents. La montée en puissance des LLM depuis 2022 a ouvert une nouvelle voie pour la robotique agentique, jusqu'ici freinée par la rigidité des architectures de contrôle traditionnelles. Les suites annoncées portent sur la généralisation de l'architecture à des équipes plus larges et plus hétérogènes, ainsi que sur l'amélioration de la robustesse dans des environnements dégradés ou incertains.

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Le 19 avril 2026, Pékin accueillera la deuxième édition du semi-marathon humanoïde, une compétition inédite où des robots bipèdes doivent parcourir 21 kilomètres sur un tracé identique à celui des coureurs humains. Cette année, plus de 70 équipes se sont inscrites pour engager leurs machines dans l'épreuve, contre une vingtaine seulement lors de la première édition en 2025, soit une participation qui a presque quintuplé en un an. Les robots doivent avancer sans assistance humaine permanente, gérer leur équilibre sur la durée, éviter les chutes et coordonner leurs systèmes dans des situations imprévues. Environ 40 % des équipes misent désormais sur une navigation entièrement autonome. Les meilleurs robots approchent les 10 secondes au 100 mètres, et les organisateurs ont ajouté de nouveaux prix récompensant non seulement la vitesse, mais aussi l'endurance et la simple capacité à franchir la ligne d'arrivée. L'enjeu dépasse largement la performance sportive : chaque kilomètre couru constitue un test grandeur nature pour les ingénieurs, qui récupèrent en temps réel des données mécaniques et algorithmiques impossibles à obtenir en laboratoire. La distance d'un semi-marathon impose aux systèmes une charge thermique, une usure des articulations et une gestion de l'énergie sur la durée que peu de prototypes ont jusqu'ici dû affronter. Pour l'industrie robotique, ces courses accélèrent directement le cycle de développement : les chutes sur le bitume, les défaillances de coordination, les problèmes d'autonomie observés en course seront intégrés dans les prochaines versions des modèles. Une équipe universitaire a même assemblé son robot le jour de la course avant de l'engager directement sur le tracé, illustrant à quel point l'épreuve est aussi un banc d'essai assumé. La première édition, organisée également à Pékin en 2025, avait posé les bases d'un format qui prenait alors des allures d'expérience de niche. L'explosion du nombre de participants en 2026 reflète l'accélération généralisée du secteur de la robotique humanoïde en Chine, où plusieurs entreprises et laboratoires universitaires investissent massivement dans des bipèdes capables d'opérer dans des environnements conçus pour l'homme. Pékin s'est positionnée comme capitale de facto de cette compétition, dans un contexte où la robotique de service et industrielle est devenue un axe stratégique national. La navigation autonome, encore instable à 40 % des équipes, représente la prochaine frontière technique à franchir : si les robots peuvent un jour courir 21 kilomètres sans intervention extérieure, ils pourront théoriquement opérer dans n'importe quel environnement humain sans supervision constante.

UEL'accélération de la robotique humanoïde en Chine représente une pression concurrentielle croissante sur les industriels et laboratoires de recherche européens du secteur.

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En 2026, une nouvelle génération de modèles d'IA dits "physiques" s'impose comme la colonne vertébrale de la robotique industrielle et de recherche. Ces systèmes ne génèrent pas du texte, mais des commandes motrices : ils permettent à des robots réels d'exécuter des tâches complexes dans des usines, entrepôts et laboratoires. Dix modèles dominent ce paysage. NVIDIA a lancé sa série GR00T N dès mars 2025 au GTC, avec une première version ouverte et personnalisable. La version N1.7, publiée le 17 avril 2026 en accès anticipé, est un modèle de 3 milliards de paramètres, sous licence Apache 2.0, entraîné sur 20 854 heures de vidéo égocentrique humaine couvrant plus de 20 catégories de tâches. NVIDIA a également identifié la première loi d'échelle pour la dextérité robotique : passer de 1 000 à 20 000 heures de données humaines double les performances. Google DeepMind, de son côté, a dévoilé Gemini Robotics 1.5 en septembre 2025, un modèle vision-langage-action bâti sur Gemini 2.0, et a publié le 14 avril 2026 une version Gemini Robotics-ER 1.6 améliorant le raisonnement spatial, développée en collaboration avec Boston Dynamics. Ces avancées marquent un tournant concret pour l'industrie robotique. Des partenaires comme Agile Robots, Agility Robotics, Foxlink, NEURA Robotics et Lightwheel testent ou déploient déjà ces systèmes sur du matériel réel. Les modèles permettent désormais à des robots bimanuels d'accomplir des tâches en plusieurs étapes, de lire des instruments complexes, ou d'apprendre à partir de simples vidéos d'humains au travail, sans nécessiter des mois de génération de données synthétiques. NVIDIA a réduit ce délai à environ 36 heures grâce à son architecture GR00T-Dreams. Pour les opérateurs industriels, cela signifie des cycles de déploiement raccourcis et une polyvalence accrue des robots sans reprogrammation manuelle lourde. Ce bond technologique s'inscrit dans une convergence entre les grands modèles de langage et la robotique physique, amorcée depuis 18 mois environ. Des acteurs comme Physical Intelligence, avec ses modèles pi0 et pi0.5 basés sur le flow matching, Figure AI avec Helix, ou encore OpenVLA et le SmolVLA open-source d'HuggingFace LeRobot, enrichissent un écosystème désormais très dense. NVIDIA s'appuie également sur ses Cosmos World Foundation Models pour simuler des environnements d'entraînement réalistes. La compétition s'intensifie entre approches ouvertes, comme GR00T N1.7, et systèmes propriétaires à accès restreint comme Gemini Robotics 1.5, dont la disponibilité reste limitée à des partenaires sélectionnés. Les prochains mois verront probablement les premières mises en production à grande échelle dans les lignes d'assemblage et la logistique automatisée.

UEL'entreprise allemande NEURA Robotics figure parmi les partenaires industriels testant ces systèmes, et les opérateurs européens de la logistique et de l'assemblage pourraient bénéficier de cycles de déploiement robotique significativement raccourcis.

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L'étude des attitudes humaines envers les robots par l'expérience
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Au cours de l'été 2025, le RAI Institute a installé une expérience robotique gratuite et éphémère au centre commercial CambridgeSide de Cambridge, Massachusetts. Sur environ 10 000 visiteurs accueillis, une partie a pu prendre en main les commandes d'un robot quadrupède Spot, fabriqué par Boston Dynamics et considéré comme l'un des robots commerciaux les plus reconnaissables du marché. L'espace se divisait en deux zones : un musée présentant des robots historiques et contemporains, dont des prototypes du RAI Institute comme l'UMV, et une arène de conduite appelée "Drive-a-Spot". Les participants utilisaient un contrôleur adaptatif inspiré des manettes de jeu vidéo, avec des boutons larges utilisables par des enfants dès deux ans comme par des personnes de plus de 90 ans. L'arène changeait de décor toutes les quelques semaines, alternant entre un environnement d'usine, un domicile, un hôpital et un scénario de catastrophe extérieure. L'objectif principal de cette initiative était double : offrir au grand public une rencontre directe avec des robots de pointe, et mesurer scientifiquement l'évolution des perceptions après une interaction réelle. Les visiteurs volontaires remplissaient un questionnaire avant et après avoir conduit le Spot, évaluant leur niveau de confort et la pertinence du robot dans différents contextes professionnels et domestiques. Cette méthodologie est précieuse car la majorité des opinions sur la robotique se forment à partir de la culture populaire et des réseaux sociaux, deux vecteurs qui privilégient les récits sensationnels au détriment d'une représentation fidèle des capacités réelles des machines. Ce que beaucoup de visiteurs ont découvert avec surprise, c'est que Spot est capable d'ajuster ses déplacements de manière autonome pour franchir des obstacles, même lorsqu'il est simplement supervisé par une manette. Cette étude s'inscrit dans un moment charnière pour l'industrie robotique, où les questions d'acceptabilité sociale deviennent aussi stratégiques que les défis techniques. Le RAI Institute, dirigé par Marc Raibert, l'un des fondateurs historiques de la robotique à pattes, cherche à combler le fossé entre les avancées en laboratoire et la perception publique. Le choix des quatre scénarios de l'arène n'est pas anodin : il oppose des environnements où les robots sont déjà largement acceptés, comme l'industrie et les situations d'urgence, à des cadres où l'ambivalence est documentée, notamment le domicile et les établissements de santé. Les résultats de l'enquête, portant sur un échantillon représentatif de la population générale, devraient alimenter la réflexion des concepteurs de robots sur la manière d'intégrer ces machines dans des espaces partagés avec les humains.

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Les dernières avancées en IA physique au Robotics Summit
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Les dernières avancées en IA physique au Robotics Summit

Le Robotics Summit & Expo 2026 se tiendra les 27 et 28 mai à Boston, et la conférence consacre pour la première fois une piste thématique entière à l'intelligence artificielle physique, soit l'intégration de l'IA dans des machines capables d'agir de manière autonome dans le monde réel. Parmi les intervenants confirmés figurent des dirigeants de Brain Corp, Agtonomy, Semaphor Surgical, Roboto AI, RealSense, AWS, MathWorks, NXP Semiconductors, Intrinsic, Universal Robots, PickNik Robotics et Path Robotics. Russ Tedrake, chercheur de référence en robotique, donnera une keynote sur sa vision des "Large Behavior Models", l'équivalent robotique des grands modèles de langage, appliqués à des robots industriels plus adaptatifs. Une démonstration en direct d'un robot IA incarné sera réalisée sur scène par Chris Matthieu de RealSense, tandis que MassRobotics présentera les lauréats de son Physical AI Fellowship et annoncera le gagnant de son troisième Form and Function Challenge. Ce programme illustre une transformation profonde de l'industrie robotique : l'IA ne sert plus seulement à optimiser des tâches répétitives, elle permet désormais aux machines de percevoir leur environnement, d'interpréter des instructions en langage naturel et d'adapter leur comportement en continu. Rachita Chandra d'AWS montrera comment des commandes formulées en langage courant sont converties en séquences d'actions concrètes pour des robots, une avancée qui rapproche la robotique du grand public et des entreprises sans compétences techniques spécialisées. Pour les industriels, les enjeux sont considérables : la logistique, la chirurgie, l'agriculture et la fabrication sont toutes concernées par des systèmes capables d'apprendre sur le terrain plutôt que d'être reprogrammés à chaque nouveau contexte. Cette édition du Robotics Summit s'inscrit dans une accélération mondiale des investissements en IA physique, portée notamment par les progrès des modèles vision-langage-action (VLA) et du reinforcement learning appliqué à la robotique. Des acteurs comme Universal Robots, leader mondial du robot collaboratif, et des startups comme Roboto AI ou Path Robotics cherchent à industrialiser ces approches encore largement expérimentales. La question des données reste centrale : Roch Nakajima de Noitom Robotics plaidera pour que les entreprises commencent à constituer leurs corpus de données dès maintenant, avant même de déployer des robots, en traitant ces données comme un actif stratégique. L'open source est également au coeur des débats, avec Brian Gerkey d'Intrinsic qui dressera un état des lieux des écosystèmes ouverts en IA et robotique, dans un secteur où la standardisation des outils de développement devient un enjeu de compétitivité autant que de collaboration.

UEUniversal Robots (danois) et NXP Semiconductors (néerlandais), acteurs européens majeurs présents au sommet, sont directement impliqués dans l'industrialisation de l'IA physique, un domaine où la compétitivité européenne se joue dès maintenant.

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