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Unitree Robotics : du pionnier de la locomotion quadrupède aux humanoïdes
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Unitree Robotics : du pionnier de la locomotion quadrupède aux humanoïdes

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Fondée en 2016 à Hangzhou par Wang Xingxing, Unitree Robotics s'est imposée comme l'un des acteurs les plus actifs de la robotique mobile en Chine. Partie de travaux sur la locomotion quadrupède, l'entreprise a rapidement commercialisé une gamme de robots destinés à la recherche et à l'ingénierie, dont les modèles Laikago et AlienGo, conçus pour valider le contrôle moteur et la stabilité dynamique. Elle a ensuite lancé la gamme Go, avec le Go1 puis le Go2, des robots quadrupèdes intégrant navigation autonome, perception multi-capteurs et traitement embarqué en temps réel. Ces machines sont capables d'évoluer sur des surfaces variées, en intérieur comme en extérieur, et d'adapter leur déplacement à des environnements non structurés. Unitree développe également des robots humanoïdes centrés sur la locomotion bipède, élargissant ainsi son périmètre au-delà des quatre pattes.

L'impact de ces développements est double. D'un côté, Unitree a contribué à démocratiser l'accès aux robots quadrupèdes en abaissant significativement les coûts par rapport aux solutions concurrentes, ce qui a permis à des laboratoires universitaires, des équipes de recherche et des développeurs indépendants d'expérimenter à moindre coût sur des plateformes matérielles réelles. De l'autre, la qualité des modèles Go en termes de stabilité et de perception a accéléré les travaux sur la locomotion autonome et la navigation en environnement réel, deux briques fondamentales pour les futures applications industrielles et urbaines de la robotique mobile.

Le contexte dans lequel Unitree s'est développée est celui d'une compétition mondiale intense autour de la robotique incarnée, avec Boston Dynamics comme référence technique historique côté américain et un écosystème chinois en pleine montée en puissance soutenu par des financements publics et privés massifs. Wang Xingxing a choisi une approche pragmatique, privilégiant l'intégration matérielle maîtrisée et l'accessibilité commerciale plutôt que la démonstration spectaculaire. Cette stratégie a permis à Unitree de construire une base d'utilisateurs réelle dans la recherche et l'éducation, tout en préparant le terrain vers des marchés plus larges comme la surveillance, l'inspection industrielle ou l'assistance en environnement urbain. Le virage vers les humanoïdes, visible dans les démonstrations récentes, s'inscrit dans la même logique : capitaliser sur l'expertise en locomotion pour adresser les usages où la forme bipède devient un avantage opérationnel.

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Japan Airlines lance en mai 2026 un programme pilote à l'aéroport de Haneda, à Tokyo, pour déployer des robots humanoïdes sur le tarmac aux côtés des équipes au sol. Le robot retenu est le G1, fabriqué par la société chinoise Unitree Robotics : il mesure 1,32 mètre, pèse 35 kilogrammes et dispose d'un design pliable facilitant son rangement. Doté de 23 degrés de liberté, d'un LiDAR 3D, d'une caméra de profondeur et d'un système de reconnaissance vocale, il peut se déplacer jusqu'à 7,2 km/h et fonctionner jusqu'à deux heures sur une seule charge de batterie. Lors d'une démonstration presse récente, le G1 a poussé des colis sur un tapis roulant près d'un appareil Japan Airlines et a interagi gestuellement avec un agent humain à proximité. Le projet est mené en partenariat avec le groupe GMO Internet et s'étendra jusqu'en 2028, avec l'objectif d'une intégration permanente à terme. Haneda dessert plus de 60 millions de passagers par an. L'enjeu est direct : alléger la charge physique des agents au sol, qui travaillent dans des environnements contraints, sous pression constante, avec des gestes répétitifs et pénibles. Japan Airlines précise que les responsabilités critiques, notamment la gestion de la sécurité, resteront sous contrôle humain. Le recours à des humanoïdes plutôt qu'à des robots conventionnels présente un avantage décisif : leur morphologie humaine leur permet de s'intégrer dans les infrastructures aéroportuaires existantes sans modifications coûteuses. La pénurie de main-d'œuvre qu'ils doivent compenser est bien réelle, et la solution robotique pourrait se généraliser si l'expérimentation valide l'opérationnalité en conditions réelles. Ce projet s'inscrit dans un contexte démographique et touristique sous haute tension au Japon. Le pays a accueilli un record de 42,7 millions de visiteurs étrangers en 2025, et plus de 7 millions lors des deux premiers mois de 2026 selon l'Organisation nationale du tourisme japonais. Parallèlement, les projections indiquent que le Japon pourrait avoir besoin de plus de 6,5 millions de travailleurs étrangers supplémentaires d'ici 2040 pour maintenir sa croissance économique, dans un contexte politique qui freine l'immigration. Les robots G1 sont entraînés via le simulateur Nvidia Isaac dans un environnement virtuel, en utilisant la capture de mouvement et l'apprentissage par renforcement, avant d'être transférés vers les machines physiques via une approche dite Sim2Real. D'autres initiatives robotiques voient le jour au Japon dans des secteurs comparables, et la réussite de ce pilote à Haneda pourrait accélérer l'adoption dans l'ensemble de l'industrie aéroportuaire mondiale.

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Unitree, le fabricant chinois de robots déjà célèbre pour ses chiens-robots quadrupèdes, vient de mettre en vente son humanoïde R1 sur AliExpress à partir de 5 900 dollars. Le robot est proposé directement sur la marketplace d'Alibaba, accessible à tout acheteur disposant d'un compte et d'un budget suffisant. Le R1 mesure environ 1,60 mètre, pèse autour de 50 kilogrammes, et embarque des capacités de locomotion bipède ainsi qu'une paire de bras articulés capables de manipuler des objets du quotidien. Aucune date de livraison globale n'a été précisée pour l'ensemble des marchés, mais la mise en vente marque une première concrète dans la démocratisation de la robotique humanoïde. Ce prix de 5 900 dollars représente un seuil symbolique : il place pour la première fois un robot humanoïde dans une fourchette accessible à des entreprises de taille moyenne, des laboratoires universitaires, voire à des particuliers aisés et passionnés de technologie. Jusqu'ici, les humanoïdes commerciaux les plus avancés, comme le Figure 01 ou l'Atlas de Boston Dynamics, visaient exclusivement des clients industriels avec des tarifs bien au-delà de 100 000 dollars. Unitree court-circuite cette logique en passant directement par un canal grande consommation. Cette mise en vente s'inscrit dans une dynamique d'industrialisation rapide de la robotique chinoise, portée par des coûts de fabrication compétitifs et une chaîne d'approvisionnement mature en composants électroniques et en actionneurs. Unitree a bâti sa réputation sur le Spot-like Go1 et Go2, vendus à des milliers d'unités dans le monde entier, avant de pivoter vers l'humanoïde. La concurrence avec Boston Dynamics, Agility Robotics ou Tesla Optimus se déplace désormais sur le terrain du prix, et Pékin semble avoir une longueur d'avance sur ce front.

UELa mise en vente d'un humanoïde à 5 900 dollars ouvre pour la première fois ce marché aux laboratoires universitaires et PME européens, jusqu'ici exclus par des tarifs industriels prohibitifs.

💬 5 900 dollars sur AliExpress, c'est le genre de chiffre qui rend Boston Dynamics nerveux. Unitree ne joue pas sur leur terrain, il le court-circuite complètement en passant par la grande conso, directement accessible à un labo universitaire ou une PME curieuse. Bon, sur le papier le R1 ne va pas remplacer un Optimus, mais à ce prix-là, beaucoup de gens vont quand même appuyer sur "Acheter".

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Des chercheurs du Korea Advanced Institute of Science and Technology (KAIST) ont présenté DreamWaQ++, un système de contrôle pour robots quadrupèdes qui combine caméras, LiDAR et capteurs embarqués pour analyser le terrain en temps réel et adapter chaque pas avant tout contact avec le sol. Lors des tests, le robot a grimpé un escalier de 50 marches en 35 secondes, couvrant plus de 30 mètres à l'horizontale et 7 mètres de dénivelé. Il a également négocié des pentes à 35 degrés, bien au-delà de ce qu'il avait rencontré durant son entraînement, et franchi des obstacles plus hauts que lui tout en portant une charge supplémentaire, le tout en sollicitant moins ses moteurs. Le système repose sur un apprentissage par renforcement capable de fusionner plusieurs flux de données simultanément sans surcharge de calcul, et peut basculer d'un mode de détection à un autre en cas de défaillance d'un capteur. Ce qui change fondamentalement avec DreamWaQ++, c'est le passage d'une locomotion réactive à une locomotion anticipatoire. Les robots quadrupèdes antérieurs s'appuyaient exclusivement sur des capteurs proprioceptifs, codeurs articulaires, centrales inertielles, et ne détectaient un obstacle qu'au moment du contact physique. DreamWaQ++ perçoit l'environnement avant de l'atteindre, analyse la géométrie du sol et recalcule la trajectoire immédiatement, sans planificateur externe. Le robot choisit lui-même son chemin, s'arrête parfois quelques instants pour observer, puis repart : un comportement qui évoque directement celui d'un animal en milieu inconnu. Cette autonomie de décision réduit les risques de chute dans des contextes où une intervention humaine est difficile ou dangereuse. Les applications visées par l'équipe de KAIST couvrent l'inspection industrielle, l'agriculture, la foresterie et les interventions d'urgence en zones sinistrées, autant de secteurs où la mobilité en terrain non structuré est aujourd'hui un verrou technologique. La robotique quadrupède a connu une accélération notable ces dernières années, portée par des acteurs comme Boston Dynamics et ses concurrents chinois tels qu'Unitree, mais la capacité à généraliser au-delà des situations d'entraînement reste un défi central. DreamWaQ++ s'inscrit dans une tendance plus large qui consiste à intégrer la perception extéroceptive profonde dans la boucle de contrôle bas niveau, réduisant la dépendance à la cartographie préalable. L'équipe envisage d'étendre l'approche à d'autres morphologies de robots, bipèdes et à roues inclus, ce qui pourrait accélérer le déploiement de machines autonomes dans des environnements réels non balisés.

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Amazon a annoncé le rachat de Fauna Robotics, une startup spécialisée dans la robotique humanoïde, marquant une nouvelle étape dans la stratégie de l'entreprise pour conquérir le marché domestique. Cette acquisition permet à Amazon de disposer pour la première fois d'un robot capable d'effectuer des tâches physiques à domicile, comme ramasser des objets au sol — des jouets, par exemple. Les détails financiers de la transaction n'ont pas été divulgués, mais l'opération témoigne d'un investissement stratégique majeur dans la robotique grand public. Ce pivot représente une rupture nette avec Astro, le précédent robot d'Amazon lancé en 2021 : un simple écran monté sur roues, utile pour la surveillance ou les appels vidéo, mais incapable d'interagir physiquement avec son environnement. Un robot humanoïde domestique fonctionnel ouvrirait un marché considérable — des millions de foyers en quête d'assistance pour des tâches quotidiennes répétitives. Pour Amazon, c'est aussi une extension naturelle de l'écosystème Alexa vers la couche physique du foyer, transformant une enceinte connectée en assistant incarné. La course au robot domestique s'intensifie depuis plusieurs années. Figure AI, Physical Intelligence, Boston Dynamics ou encore Tesla avec Optimus investissent massivement ce segment. Amazon, fort de son expérience en robotique d'entrepôt avec ses milliers d'unités déployées dans ses centres logistiques, dispose d'une base technologique solide pour accélérer. L'acquisition de Fauna Robotics lui offre vraisemblablement une équipe spécialisée et des brevets ciblant spécifiquement les usages résidentiels, là où la manipulation d'objets dans des espaces non structurés reste le défi technique central.

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