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L’influenceuse militaire pro-Trump qui cartonne sur Instagram n’est qu’une IA fétichiste
Éthique01net14sem· 1 min de lecture

L’influenceuse militaire pro-Trump qui cartonne sur Instagram n’est qu’une IA fétichiste

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Jessica Foster, une influenceuse militaire pro-Trump générée par IA, a trompé plus d'un million d'abonnés sur Instagram en posant avec Donald Trump et Lionel Messi dans des mises en scène fabriquées. Son seul but était de rediriger ces "patriotes" vers une plateforme de contenu pour adultes.

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Vous vous faites avoir : ces influenceurs Instagram n’existent pas (ce sont des IA)
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Vous vous faites avoir : ces influenceurs Instagram n’existent pas (ce sont des IA)

Sur Instagram et d'autres plateformes, une pratique discrète mais en pleine expansion bouleverse les codes du marketing d'influence : des marques font appel à des influenceurs entièrement générés par intelligence artificielle pour promouvoir leurs produits, sans en informer clairement les internautes. Ces personnages virtuels, visages hyperréalistes, voix synthétisées, mises en scène soignées, publient des vidéos qui imitent les témoignages spontanés de vrais consommateurs. Clarissa Mansbridge, ancienne agente de célébrités et fondatrice du projet Mia Metaverse, confirme que la demande explose : son activité consiste à créer des avatars numériques sur commande pour des campagnes marketing. Une marque de cosmétiques peut ainsi obtenir en quelques heures une vidéo montrant une jeune femme appliquant une crème solaire en bord de piscine, puis la diffuser comme s'il s'agissait de contenu organique. Selon elle, une part significative du contenu de certaines grandes marques serait déjà produite par IA, mais des accords de confidentialité empêchent les prestataires de citer leurs clients. L'application Maket est l'une des rares entreprises à reconnaître publiquement avoir recouru à ces avatars numériques, en précisant toutefois qu'il s'agit avant tout d'une phase d'expérimentation créative. Le problème central est celui de la tromperie implicite. Ces personnages virtuels reproduisent avec précision les émotions, les anecdotes personnelles et les recommandations enthousiastes qui donnent aux contenus d'influence leur pouvoir de persuasion, sans que le spectateur ait les moyens de détecter l'artifice. L'association de consommateurs britannique Which? l'a mesuré concrètement : 70 % des participants à son étude n'ont pas réussi à distinguer toutes les vidéos authentiques des vidéos générées par IA. Pour les consommateurs, cela signifie qu'une recommandation en apparence sincère peut n'être que le produit d'un outil génératif commandité par l'annonceur lui-même, sans aucune expérience réelle du produit. Cette pratique s'inscrit dans une logique économique implacable. Produire une campagne classique mobilise photographes, modèles, équipes créatives et parfois des déplacements coûteux. Les outils génératifs actuels permettent de créer du contenu en quelques heures pour une fraction du coût, avec une présence illimitée et sans les contraintes liées aux personnalités humaines. Les marques y voient aussi une façon de tester des concepts créatifs à faible risque avant d'investir dans des campagnes plus importantes. Mais l'absence de réglementation claire sur le sujet laisse un vide juridique que les annonceurs exploitent : tant que la mention "contenu généré par IA" n'est pas obligatoire, la transparence reste à la discrétion des entreprises. Face à la montée en réalisme de ces outils, les régulateurs européens et américains commencent à s'intéresser à la question, mais sans cadre contraignant à ce jour, le phénomène devrait continuer à s'amplifier.

UELes consommateurs européens sont exposés à des pratiques trompeuses sans obligation légale de divulgation, tandis que les régulateurs européens s'intéressent au phénomène mais n'ont pas encore adopté de cadre contraignant sur la transparence des contenus générés par IA.

💬 L'enjeu, c'est pas le réalisme des avatars, c'est que rien n'oblige les marques à dire que c'est de l'IA. Tant que cette mention n'est pas obligatoire par la loi, le marché va s'en emparer massivement: c'est dix fois moins cher, sans contrat à renégocier ni caprice de célébrité. Les régulateurs s'y intéressent, bon, mais d'ici qu'un cadre contraignant existe, les consommateurs vont avaler des années de fausses recommandations.

ÉthiqueReglementation
1 source
2The Decoder 

Des influenceurs générés par IA inondent les réseaux sociaux de contenus pro-Trump avant les midterms

Des centaines d'avatars générés par intelligence artificielle inondent TikTok, Instagram et YouTube avec des messages de soutien à Donald Trump à l'approche des élections de mi-mandat américaines. Certains de ces comptes ont déjà accumulé plus de 35 000 abonnés et engrangé des millions de vues. Trump lui-même a partagé du contenu produit par IA, ce qui a contribué à amplifier leur portée. L'origine de cette vague reste floue : s'agit-il d'initiatives d'activistes individuels ou d'une campagne coordonnée, personne ne le sait encore avec certitude. Ce phénomène soulève des questions majeures sur l'intégrité de l'information politique en ligne. Des influenceurs virtuels, indiscernables de vraies personnes, peuvent diffuser des messages partisans à grande échelle, sans les contraintes légales ou éthiques qui s'appliquent aux acteurs humains. Pour les plateformes comme TikTok et Meta, la détection et la modération de ce type de contenu représentent un défi technique et politique considérable, d'autant que les algorithmes de recommandation amplifient naturellement les contenus engageants, quelle que soit leur origine. L'utilisation de l'IA à des fins de propagande politique n'est pas nouvelle, mais la facilité avec laquelle ces avatars peuvent être créés et déployés massivement marque un tournant. Après les controverses autour des ingérences étrangères lors des élections de 2016 et 2020, les autorités américaines et les plateformes ont renforcé leurs politiques, sans pour autant anticiper ce scénario. La question de la transparence sur l'origine artificielle du contenu politique devient désormais centrale pour les régulateurs et les législateurs aux États-Unis comme en Europe.

UELa prolifération d'avatars politiques générés par IA interpelle directement les régulateurs européens, le Digital Services Act et l'AI Act imposant des obligations de transparence et de marquage des contenus synthétiques que les plateformes peinent encore à appliquer.

💬 On savait que ça allait arriver, mais la vitesse, là, ça surprend quand même. Des centaines de comptes coordonnés, des millions de vues en quelques semaines, c'est plus de l'expérimentation isolée, c'est une chaîne de production. Le DSA impose le marquage des contenus synthétiques, sur le papier c'est exactement pour ça qu'il existe, mais modérer à cette échelle sur TikTok sans faux positifs massifs, personne ne l'a encore réussi.

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La "Déclaration Pro-Humain" a été finalisée avant l'affrontement entre le Pentagone et Anthropic la semaine dernière, mais personne n'a manqué la coïncidence des événements. Ce document vise à établir un plan pour le développement de l'IA, mais il reste à voir si il sera pris en considération.

UE"La 'Déclaration Pro-Humain' pourrait guider l'IA en Europe, évitant une réglementation stricte comme l'AI Act, favorisant ainsi les entreprises françaises et européennes dans le développement éthique de l'IA, tout en respectant le RGPD."

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Le doctorant en droit Ridhwane Allouche, dans une tribune au "Monde", souligne que le danger de l'IA militaire réside dans une dilution progressive de la responsabilité. Il appelle à un traité international d'éthique de l'intelligence artificielle dans la guerre, rappelant que les sociétés ont su fixer des limites face à la violence technologique menacante de dérive incontrôlée.

UELa tribune appelle à un traité international encadrant l'IA militaire, ce qui concerne directement les États membres de l'UE dans leurs engagements en matière de droit international humanitaire et de régulation des systèmes d'armes autonomes.

ÉthiqueOpinion
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