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OpenClaw vs Hermes Agent : Nous Research domine le classement mondial d'OpenRouter avec son agent auto-améliorant
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OpenClaw vs Hermes Agent : Nous Research domine le classement mondial d'OpenRouter avec son agent auto-améliorant

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Hermes Agent, développé par Nous Research sous licence MIT, a dépassé OpenClaw pour s'imposer à la première place du classement mondial des agents et applications sur OpenRouter au 10 mai 2026. L'agent génère désormais 224 milliards de tokens quotidiens sur la plateforme, contre 186 milliards pour OpenClaw, un écart significatif qui illustre une adoption massive en seulement quelques mois. Lancé en février 2026, Hermes a enchaîné les versions majeures à un rythme soutenu : la v0.9.0 a ajouté le support Android/Termux et 16 plateformes de messagerie, la v0.11.0 a livré une réécriture complète de l'interface en React/Ink ainsi que l'intégration d'AWS Bedrock, de NVIDIA NIM et de GPT-5.5. La v0.13.0 "Tenacity", publiée le 7 mai 2026, introduit un tableau Kanban multi-agents avec détection de tâches zombies, une commande /goal pour maintenir un objectif sur plusieurs tours de conversation, et Google Chat comme 20e plateforme supportée, le tout en 1 556 commits et 761 pull requests fusionnées depuis le lancement.

Ce basculement de leadership révèle deux philosophies opposées sur ce que doit être un agent IA. OpenClaw mise sur la portée maximale via une passerelle WebSocket centrale connectant plus de 50 canaux (Telegram, Discord, Slack, WhatsApp, Signal, etc.). Hermes parie sur la valeur cumulée : après chaque tâche, l'agent analyse sa propre performance et génère automatiquement des fichiers de compétences réutilisables, stockés dans une base SQLite FTS5 combinée à des instantanés d'identité persistants. Plus l'agent tourne longtemps, plus il s'optimise pour les workflows spécifiques de son utilisateur. Ce modèle "do, learn, improve" semble résonner fortement avec les développeurs qui cherchent un agent capable d'évoluer plutôt qu'un simple routeur de messages.

La comparaison sécuritaire entre les deux projets est également instructive. OpenClaw a accumulé neuf CVE en quatre jours en mars 2026, dont un à 9,9/10 selon le score CVSS ; un audit de Koi Security sur 2 857 compétences ClawHub a identifié 341 entrées malveillantes, et SecurityScorecard a signalé des dizaines de milliers d'instances publiquement exposées. Hermes n'est pas exempt de vulnérabilités, plusieurs CVE ont été publiés fin avril 2026, dont CVE-2026-7113, une absence d'authentification sur l'endpoint webhooks en version 0.8.0, mais la v0.13.0 a corrigé huit failles critiques, dont l'activation par défaut de la rédaction des données sensibles et des correctifs sur les flux OAuth. Le contexte plus large est celui d'une compétition ouverte qui s'intensifie : depuis le départ du fondateur d'OpenClaw chez OpenAI en février 2026 et la mise sous tutelle du projet via une fondation sponsorisée par OpenAI, Hermes bénéficie d'un momentum à la fois technique et symbolique dans l'écosystème open source.

💬 L'analyse de Mathieu

224 milliards de tokens par jour, c'est pas rien. Ce qui me frappe surtout dans cette histoire, c'est moins le chiffre que l'architecture : un agent qui génère ses propres fichiers de compétences après chaque tâche et s'optimise en continu, c'est le modèle qu'on attendait depuis un moment. Et bon, 9 CVE en quatre jours chez OpenClaw dont un à 9,9, ça aide à faire le tri.

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💬 Ce qui mérite l'attention ici, c'est pas le démarrage minimaliste, c'est que la config est persistée sur disque : une mise à jour ne peut pas réactiver silencieusement un outil que tu as consciemment laissé de côté. Pour des équipes qui déploient des agents en environnement contrôlé, c'est exactement la garantie qui manquait. Les agents qui accumulent des capacités par défaut à chaque update, c'est un vrai problème de sécurité que l'écosystème mettait sous le tapis.

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Nous Research a lancé en prévisualisation publique Hermes Desktop, une application native disponible sur macOS, Windows et Linux, qui offre pour la première fois une interface graphique à son agent IA open source Hermes. Jusqu'ici limité à une interface en ligne de commande et à des passerelles de messagerie, Hermes Agent v0.15.2 dispose désormais d'une fenêtre native avec affichage en streaming des réponses, prévisualisation en temps réel des pages web, fichiers et sorties d'outils, un navigateur de fichiers, ainsi que des entrées et sorties vocales. L'application partage entièrement son cœur avec le CLI existant : configuration, clés API, sessions, compétences et mémoire sont communs à toutes les surfaces. Une conversation démarrée dans le bureau peut reprendre dans le terminal, et inversement, sans duplication d'état. Hermes Desktop a été démontré pour la première fois lors du keynote GTC de Jensen Huang avant d'être rendu disponible le 2 juin 2026. Ce lancement marque une étape importante dans l'accessibilité des agents IA autonomes pour le grand public. Hermes n'est pas un simple assistant de chat : c'est un agent qui planifie, exécute des actions et maintient un état persistant entre les sessions. La boucle d'apprentissage fermée le distingue des outils classiques : après une tâche complexe, l'agent génère des compétences réutilisables qui s'améliorent d'elles-mêmes lors des usages ultérieurs. La mémoire est gérée par l'agent lui-même, avec rappel inter-sessions via recherche FTS5 et résumé par LLM. En supprimant le prérequis du terminal, Nous Research ouvre Hermes à une population bien plus large d'utilisateurs non techniques, ce qui pourrait accélérer l'adoption des agents IA dans des flux de travail professionnels quotidiens. Nous Research s'inscrit dans une compétition croissante autour des agents IA autonomes et multiplateformes, face à des acteurs comme Anthropic avec Claude Code ou OpenAI avec ses capacités agentiques. Hermes se connecte à Telegram, Discord, Slack, WhatsApp, Signal, Email et CLI depuis une seule passerelle, avec un planificateur cron intégré et une délégation à des sous-agents isolés. L'exécution est sandboxée via cinq backends : local, Docker, SSH, Singularity et Modal. L'interopérabilité avec le Model Context Protocol (MCP) permet d'intégrer des outils externes. Pour les API, Nous Portal propose quatre niveaux d'abonnement (Free, Plus, Super, Ultra) donnant accès à plus de 300 modèles et à un Tool Gateway unifié qui route la recherche web via Firecrawl, la génération d'images via FAL et la synthèse vocale via OpenAI. Les prochaines questions porteront sur la stabilité hors prévisualisation et sur la capacité de la startup à tenir face aux ressources des géants du secteur.

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Nous Research a annoncé le déploiement du support de son agent Hermes Agent pour Buzz, l'espace de travail open source et auto-hébergeable de Block conçu pour que humains et agents IA partagent les mêmes canaux de discussion. Buzz repose sur le protocole Nostr : chaque message y est un événement signé sur un relais que l'utilisateur possède, et chaque participant, humain ou agent, correspond à une paire de clés cryptographiques. Ce modèle remplace le système classique de jetons de bot et donne à chaque agent sa propre identité, ses propres appartenances à des canaux et sa propre traçabilité. Buzz est distribué sous licence Apache-2.0 et compte 18 800 étoiles sur GitHub, tandis que Hermes Agent est publié sous licence MIT. L'intégration propose trois façons de connecter les deux systèmes : un runtime géré directement dans Buzz Desktop, sans configuration, où Hermes apparaît automatiquement dans les paramètres après installation d'un lanceur placé dans le dossier ~/.local/bin ; un pont de relais qui fait transiter les échanges par WebSocket entre un canal Buzz et une instance Hermes hébergée, en partageant configuration, identifiants, mémoire et compétences ; et enfin une passerelle native, l'option la plus aboutie, qui traite Buzz comme une plateforme de messagerie à part entière au même titre que Telegram ou Discord, avec gestion des canaux, messages directs, mentions, réponses en fil, réactions, images et envois programmés. Cette annonce compte pour les équipes techniques qui cherchent à déployer des agents conversationnels sans dépendre d'une infrastructure propriétaire ou d'un fournisseur cloud unique. Les développeurs indépendants et petites équipes peuvent faire tourner l'ensemble via Buzz Desktop sans configuration particulière, tandis que les équipes de plateforme de taille intermédiaire constituent la cible la plus naturelle, le relais reposant sur des briques déjà répandues comme Postgres, Redis et S3 ou MinIO. Pour les grandes entreprises, Nous Research recommande de traiter ce déploiement comme un projet pilote, les clients mobiles et les mécanismes d'approbation des flux de travail restant encore en cours de finalisation. Les cas d'usage concrets évoqués incluent la mémorisation d'incidents à partir de l'historique des canaux, la revue de code organisée par branche comme s'il s'agissait de salons de discussion, la rédaction automatique de notes de version par un agent, ou encore l'envoi de rapports programmés par tâche cron. Sur le plan technique, la voie de la passerelle native fait transiter les messages entrants via une connexion WebSocket Nostr persistante authentifiée par le protocole NIP-42, avec signature BIP-340 sans dépendance externe, et un repli automatique sur un système d'interrogation en ligne de commande toutes les quatre secondes en cas de besoin. Les sorties passent systématiquement par la ligne de commande buzz. Les réglages par défaut privilégient la confidentialité : l'agent ne répond dans les canaux que lorsqu'il est explicitement mentionné, l'accès est restreint à une liste de clés publiques autorisées, et les journaux d'exécution des outils restent masqués du canal. Les événements sont dédupliqués par identifiant unique pour éviter les répétitions. Nous Research précise toutefois que Buzz Desktop approuve automatiquement les permissions des outils, recommandant donc de réserver ces agents aux seuls propriétaires du compte. La documentation complète, la référence de l'adaptateur Buzz et le dépôt GitHub sont disponibles pour les équipes souhaitant expérimenter cette intégration.

💬 Cette histoire d'identité par paire de clés plutôt que par jeton de bot, c'est la vraie bonne idée : ça donne enfin une traçabilité propre aux agents, sans dépendre d'un fournisseur cloud qui décide un jour de couper l'accès. Bon, sur le papier la passerelle native a l'air solide, mais Nous Research le dit lui-même, en entreprise Buzz Desktop approuve les permissions des outils sans broncher, donc réserver ça aux propriétaires du compte, c'est pas une option, c'est une obligation. Reste à voir si ça tient face à un vrai volume de messages, parce que du open source bien pensé, j'en ai vu partir en fumée dès que la charge arrive.

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