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Blue Origin, la société de Jeff Bezos, voudrait déployer près de 52 000 satellites pour soutenir les centres de données terrestres

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Blue Origin, la société spatiale de Jeff Bezos, a soumis une demande d'autorisation à la FCC (Federal Communications Commission) pour déployer près de 52 000 satellites en orbite, selon le Wall Street Journal. L'objectif : transformer ces engins spatiaux en véritables centres de données orbitaux dédiés aux calculs d'intelligence artificielle.

Cette initiative s'inscrit dans un contexte de pression croissante sur les infrastructures numériques terrestres. La demande en puissance de calcul liée à l'IA explose, et les datacenters classiques peinent à suivre — notamment en raison de leurs besoins énormes en énergie électrique et en refroidissement. Délocaliser une partie de ces calculs dans l'espace représenterait une réponse structurelle à ce goulot d'étranglement.

L'argument central de Blue Origin repose sur l'énergie solaire : en orbite, les satellites bénéficient d'un ensoleillement quasi-constant, sans les pertes liées à l'atmosphère terrestre ni aux cycles jour/nuit. Avec 52 000 unités, la constellation rivaliserait en volume avec Starlink de SpaceX, qui compte actuellement plus de 7 000 satellites actifs. La demande est en cours d'examen par la FCC, régulateur américain des télécommunications.

Si le projet aboutit, il pourrait redéfinir la géographie de l'infrastructure IA mondiale — et positionner Blue Origin comme un acteur incontournable non plus seulement du transport spatial, mais de l'économie numérique dans son ensemble.

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UESAP, entreprise allemande et leader mondial des ERP, renforce sa plateforme IA avec l'acquisition de Prior Labs (startup allemande), impactant directement les milliers d'entreprises françaises et européennes clientes de SAP.

💬 SAP qui mise sur Apache Iceberg et une architecture ouverte, ça change vraiment quelque chose par rapport à leur approche historique. Prior Labs m'intrigue plus que Dremio, en fait : des modèles qui apprennent directement sur des données tabulaires sans pré-entraînement massif, c'est exactement ce dont les équipes métier ont besoin pour déployer de l'IA sans passer par six mois de data prep. Reste à voir si SAP sait intégrer sans casser ce qui faisait l'intérêt de ces deux boîtes.

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