Résumé IA
Meta envisagerait de licencier jusqu'à 20 % de ses effectifs (environ 16 000 emplois sur 79 000), selon Reuters, ce qui constituerait la plus grande vague de licenciements depuis la pandémie. En parallèle, le groupe accélère massivement ses investissements dans l'IA : un contrat de 27 milliards de dollars a été signé avec Nebius pour des infrastructures sur 5 ans, et Meta prévoit 600 milliards de dollars d'investissements sur trois ans, après avoir déjà dépensé 135 milliards en 2025. Mark Zuckerberg développe également quatre nouvelles puces MTIA pour renforcer ses capacités de calcul, tandis que des figures clés comme Yann LeCun ont quitté l'entreprise pour fonder leurs propres startups.
Impact France/UELe contrat de 27 milliards de dollars signé avec Nebius, société d'infrastructure cloud domiciliée aux Pays-Bas, représente un afflux majeur de capitaux américains dans l'écosystème technologique européen.
Investissements non humains Alors que l’entreprise multiplie les projets dédiés à étendre ses capacités de hardware et d’infrastructure dédié à l’intelligence artificielle, elle pourrait licencier jusqu’à 20 % de ses effectifs actuels. Meta s’apprêterait à licencier 20 % de ses équipes, selon les informations de Reuters , une réduction d’effectif qui représenterait donc environ 16 000 emplois sur les 79 000 que la société compte actuellement. S’il n’a pas encore été confirmé, ce projet se ferait dans un contexte de poursuite des investissements de l’entreprise dans l’intelligence artificielle. Ce 17 mars, la société néerlandaise Nebius indiquait par exemple avoir signé un contrat de 27 milliards de dollars avec Meta pour lui fournir diverses capacités d’infrastructure (data center, serveurs, GPU) sur les cinq prochaines années. Mi-mars, le géant des réseaux sociaux annonçait par ailleurs le développement de quatre nouvelles puces MTIA ( Meta Training and Inference Accelerator ), qu’elle produit depuis 2023, sur les deux prochaines années. Investissements accélérés dans l’IA Ces différents éléments s’intègrent dans une redirection plus large de la société vers l’intelligence artificielle générative. À l’été 2025, Mark Zuckerberg annonçait ainsi son projet d’investir des « centaines de milliards de dollars » dans l’industrie, que ce soit du côté du développement ou de la sous-traitance de centres de données spécialisés dans l’équipement dédié à faire tourner de grands modèles de langage, ou dans le recrutement de personnalités de l’IA. Meta annonce investir des centaines de milliards de dollars dans des datacenters pour l’IA À l’époque, les packages au montant faramineux proposés à des ingénieurs d’Apple, Google ou Open AI avaient défrayé la chronique : pour tenter de rattraper ses concurrents, Mark Zuckerberg avait en effet proposé jusqu’à un milliard de dollars sur plusieurs années à certains spécialistes. Début septembre, cela n’avait pas empêché certaines embauches récentes (ou plus anciennes) de repartir aussi rapidement , quelquefois pour aller directement chez la concurrence – l’ancienne directrice de produits d’IA générative Chay Nayak a rejoint OpenAI –, quelquefois pour créer leurs propres entreprises – ainsi de l’ancien directeur du laboratoire Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR) Yann LeCun , rentré en France pour cofonder la start-up AMI . Licenciements dans la tech Mais maintenir ce rythme implique de larges dépenses. En novembre, l’entreprise prévoyait d’investir 600 milliards de dollars dans des infrastructures et des emplois sur les trois prochaines années, sachant que la société avait déjà dépensé 135 milliards de dollars dans le domaine sur la seule année 2025. Auprès de Business Insider , des cadres de Meta n’en avancent pas moins que le projet de licenciements de la société pourrait débuter dès ce mois de mars. S’il se confirme, ce serait le plus gros réalisé depuis la pandémie. En novembre 2022, la société avait licencié 11 000 employés, avant de se séparer de 10 000 personnes supplémentaires en mars 2023. Début janvier 2026, elle remerciait par ailleurs 1 500 personnes de son Reality Labs , actant son détournement du métavers, pourtant ardemment promu par Mark Zuckerberg pendant la pandémie. Outre le contexte spécifique à l’entreprise, il s’inscrirait dans une tendance plus large de licenciements dans l’industrie numérique : l’éditeur de logiciel Atlassian a par exemple indiqué se séparer de 10 % de ses effectifs il y a quelques jours, suivi notamment par Block, la société dirigé par le fondateur de Twitter Jack Dorsey. Cette dernière a annoncé fin février se séparer d’un coup de 40 % de ses 10 000 employés.