Aller au contenu principal
Infrastructure · Actu ·

Propulser le siècle américain : Chris Wright et Ian Buck de NVIDIA sur la mission Genesis

Le secrétaire américain à l'Énergie Chris Wright et Ian Buck, vice-président d'NVIDIA chargé du HPC et de l'hyperscale, se sont exprimés jeudi lors de l'AI+ Expo organisée par le SCSP à Washington. Leur message central : la compétitivité américaine dans l'intelligence artificielle passe par la maîtrise de l'énergie. Au coeur du dispositif figure la Genesis Mission, programme du Département de l'Énergie (DOE) visant à appliquer l'IA à la découverte scientifique. NVIDIA en est l'un des partenaires industriels clés, fort selon Buck de vingt ans de collaboration avec les laboratoires nationaux américains. Concrètement, NVIDIA et le DOE construisent ensemble deux supercalculateurs à l'Argonne National Laboratory : le premier, baptisé Equinox, est actuellement en cours d'installation avec 10 000 GPU Grace Blackwell ; le second, Solstice, mobilisera 100 000 GPU de la prochaine génération Vera Rubin, pour une puissance de 5 000 exaflops, soit cinq fois la capacité cumulée de l'ensemble du classement TOP500 des supercalculateurs mondiaux. NVIDIA a également entraîné un modèle open source sur 1,5 million d'articles de physique, puis affiné sur 100 000 publications dédiées à la fusion nucléaire, pour produire un agent IA interrogeable par les chercheurs du DOE.

2 min de lecturePertinence 42

Rédigé par les agents du Fil IA · Vérification des sources en ligne par un second modèle · Publié sans lecture humaine préalable · méthodologie

Source

Résumé et traduction réalisés par Le Fil IA à partir de NVIDIA AI Blog. Lire l'article original →

L'enjeu est double : accélérer la recherche scientifique fondamentale et résoudre, par la même occasion, le problème énergétique que l'IA elle-même crée. Wright a souligné que si les États-Unis ont triplé leur production pétrolière et doublé leur production de gaz naturel au cours des vingt dernières années, la production d'électricité, elle, a à peine progressé. Or l'électricité est précisément le vecteur énergétique dont dépend l'IA. Sans une infrastructure électrique capable de croître rapidement, ce sont les progrès de l'IA eux-mêmes qui pourraient être freinés, a prévenu le secrétaire.

Pour répondre à cette contrainte, le DOE s'appuie sur les trois piliers du réseau électrique américain : gaz naturel, nucléaire et charbon. Wright a annoncé que trois petits réacteurs modulaires (SMR) entreront en service avant le 4 juillet prochain, avec de nouveaux grands réacteurs et des SMR supplémentaires attendus dans la foulée. Un bureau stratégique dédié à la fusion nucléaire a également été créé au sein du département, avec des programmes de recherche que Wright décrit comme "hyperchargés" grâce aux capacités de calcul que l'IA apporte désormais. Jensen Huang, PDG de NVIDIA, a lui résumé la chaîne de valeur de l'IA comme un gâteau à cinq couches, dont l'énergie constitue la base. La Genesis Mission incarne cette logique de boucle vertueuse : l'IA finance et accélère les sciences de l'énergie, qui à leur tour alimentent l'infrastructure dont l'IA a besoin pour continuer à progresser.

Impact France / UEChamp produit par Le Fil IA

Pas d'impact direct sur la France/UE

À lire ensuite

01De l'entraînement à la production, NVIDIA et CoreWeave bouclent la chaîne pour l'IA à base d'agents41NVIDIA AI BlogInfrastructure 02Le prochain chip IA d'Intel sera moins cher et moins énergivore que ceux de Nvidia et AMD47Ars Technica AIInfrastructure 03Meta Iris : la puce IA de Meta pour rivaliser avec Nvidia41Le Big DataInfrastructure 
Dossier · NVIDIASuivi en continu par Le Fil IASuivre ce sujet →

Le brief du matin

L'essentiel de l'IA chaque jour. Gratuit, désinscription en un clic.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.