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NVIDIA et Google Cloud s'associent pour faire avancer l'IA physique et à base d'agents
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NVIDIA et Google Cloud s'associent pour faire avancer l'IA physique et à base d'agents

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NVIDIA et Google Cloud s'associent pour faire avancer l'IA physique et à base d'agents
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NVIDIA et Google Cloud ont annoncé cette semaine, lors de la conférence Google Cloud Next à Las Vegas, une nouvelle étape majeure dans leur partenariat vieux de plus de dix ans. Au cœur de l'annonce : le lancement des instances bare-metal A5X, alimentées par les systèmes rack NVIDIA Vera Rubin NVL72, qui promettent un coût d'inférence jusqu'à dix fois inférieur et un débit de tokens dix fois plus élevé par mégawatt par rapport à la génération précédente. Ces infrastructures s'appuient sur les interconnexions NVIDIA ConnectX-9 SuperNICs couplées au réseau Google Virgo de nouvelle génération, permettant de déployer des clusters allant jusqu'à 80 000 GPU Rubin sur un site unique, et jusqu'à 960 000 GPU dans une configuration multisite. Par ailleurs, Google Cloud met en préversion les modèles Gemini sur Google Distributed Cloud avec les GPU NVIDIA Blackwell et Blackwell Ultra, ainsi que des machines virtuelles confidentielles garantissant le chiffrement des données en cours d'utilisation. Des acteurs comme OpenAI et Thinking Machines Lab utilisent déjà ces infrastructures pour des charges d'inférence massives, notamment pour faire tourner ChatGPT.

Ces annonces représentent un saut qualitatif significatif pour les entreprises qui cherchent à industrialiser l'IA agentique et l'IA physique, c'est-à-dire les systèmes capables d'agir de manière autonome dans des environnements réels, comme les robots ou les jumeaux numériques en usine. La réduction drastique des coûts d'inférence change concrètement l'équation économique pour les développeurs d'applications IA à grande échelle. La possibilité de déployer les modèles Gemini en environnement souverain, sur des données sensibles restant chiffrées y compris pendant leur traitement, répond à une exigence croissante des entreprises et des gouvernements en matière de conformité et de confidentialité. L'intégration de modèles ouverts NVIDIA Nemotron dans la plateforme Gemini Enterprise Agent Platform élargit également les options des équipes techniques qui souhaitent combiner modèles propriétaires et open source.

Ce partenariat s'inscrit dans une compétition intense entre les grands fournisseurs de cloud pour capter les budgets d'infrastructure IA, qui se chiffrent désormais en dizaines de milliards de dollars annuellement. Google Cloud cherche à rattraper son retard sur AWS et Microsoft Azure, qui ont pris de l'avance sur l'hébergement des charges d'entraînement et d'inférence des grands modèles de langage. En s'associant étroitement à NVIDIA, dont les GPU dominent encore largement le marché de l'accélération IA, Google se positionne comme une plateforme de référence pour la prochaine vague, celle des agents autonomes et de la robotique industrielle. La feuille de route annoncée, avec la transition de Blackwell vers Vera Rubin, suggère que la cadence d'innovation s'accélère et que les entreprises devront adapter leur infrastructure régulièrement pour rester compétitives.

Impact France/UE

Le déploiement souverain de Gemini sur Google Distributed Cloud avec chiffrement des données en cours d'utilisation répond aux exigences RGPD des entreprises européennes traitant des données sensibles.

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NVIDIA et la Corée du Sud s'associent pour construire l'avenir de l'IA
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Jensen Huang, fondateur et PDG de Nvidia, a atterri à Séoul vendredi 4 juin, accueilli par des fans et des journalistes dès sa descente d'avion. Ce déplacement fait suite à la conférence GTC Taipei organisée lors du COMPUTEX, et s'inscrit dans une tournée asiatique chargée. Huang a tenu à préciser l'enjeu central de sa visite : aligner la chaîne d'approvisionnement en IA avant une deuxième partie d'année qui s'annonce intense. Il a confirmé que Grace Blackwell, la plateforme phare de Nvidia, affiche de solides performances commerciales, et que Vera Rubin, la génération suivante, est désormais en pleine production industrielle. "Le premier semestre a déjà été très réussi, et nous allons être très occupés au second semestre", a-t-il déclaré à la presse. La Corée du Sud n'est pas un simple arrêt diplomatique dans l'agenda de Huang : c'est l'un des maillons stratégiques de l'écosystème mondial de l'IA. Le pays abrite des acteurs critiques de la fabrication de mémoires, une communauté gaming parmi les plus actives au monde, et un tissu industriel en robotique en pleine montée en puissance. Huang a explicitement identifié la robotique et l'IA physique comme "le prochain grand secteur" pour la Corée, appelant à des investissements ciblés dans ce domaine. Ce positionnement n'est pas anodin : la robotique incarnée, qui nécessite des puces, des capteurs et des modèles d'inférence rapide, est précisément le terrain où Nvidia cherche à imposer ses architectures comme standard de fait. La visite de Huang à Séoul s'inscrit dans une dynamique plus large de consolidation des alliances industrielles face à la pression géopolitique sur les semi-conducteurs. Alors que les restrictions américaines sur les exportations de puces vers certains marchés asiatiques compliquent le paysage, la Corée du Sud reste un partenaire de premier plan, à la fois client et fournisseur clé via Samsung et SK Hynix. Le programme de la visite inclut des rencontres avec des partenaires locaux dans la mémoire, la robotique et le gaming, avant que Huang ne passe à la table pour du poulet frit et du barbecue coréen, qu'il a jugés, sobrement, "délicieux".

UELes entreprises européennes dépendantes des puces NVIDIA et de la mémoire coréenne (Samsung, SK Hynix) pourraient bénéficier indirectement d'une chaîne d'approvisionnement renforcée, mais l'impact direct sur la France ou l'UE reste limité.

InfrastructureOpinion
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NVIDIA et Google réduisent les coûts d'inférence en IA
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NVIDIA et Google réduisent les coûts d'inférence en IA

Lors de la conférence Google Cloud Next, Google et NVIDIA ont dévoilé une nouvelle génération d'infrastructure destinée à réduire drastiquement le coût de l'inférence IA à grande échelle. Les deux entreprises ont présenté les instances A5X bare-metal, reposant sur les systèmes rack NVIDIA Vera Rubin NVL72. Cette architecture promet une réduction jusqu'à dix fois du coût d'inférence par token par rapport aux générations précédentes, tout en multipliant par dix le débit de tokens par mégawatt. Pour atteindre ces performances, les instances A5X combinent les SuperNICs NVIDIA ConnectX-9 avec la technologie réseau Google Virgo, permettant de connecter jusqu'à 80 000 GPU NVIDIA Rubin au sein d'un même site, et jusqu'à 960 000 GPU dans un déploiement multi-sites. Mark Lohmeyer, VP et directeur général de l'infrastructure IA chez Google Cloud, a résumé l'enjeu : "La prochaine décennie de l'IA sera façonnée par la capacité des entreprises à faire tourner leurs charges de travail les plus exigeantes sur une infrastructure vraiment intégrée et optimisée pour l'IA." Ces annonces ont un impact direct sur les secteurs fortement réglementés, comme la finance et la santé, qui butent régulièrement sur des contraintes de souveraineté des données. Google et NVIDIA y répondent avec plusieurs initiatives concrètes : les modèles Gemini fonctionnant sur GPU NVIDIA Blackwell et Blackwell Ultra sont désormais disponibles en préversion sur Google Distributed Cloud, ce qui permet aux organisations de garder les modèles frontier entièrement dans leur environnement contrôlé, au plus près de leurs données sensibles. La sécurité est assurée par NVIDIA Confidential Computing, un protocole de chiffrement matériel qui protège les données d'entraînement et les prompts y compris vis-à-vis des opérateurs cloud eux-mêmes. Pour les environnements cloud public multi-tenant, des VM Confidential G4 équipées de GPU NVIDIA RTX PRO 6000 Blackwell sont également introduites en préversion, marquant la première offre de confidential computing cloud pour des GPU Blackwell. Cette collaboration s'inscrit dans une course plus large à l'optimisation de l'inférence, alors que les coûts opérationnels de l'IA générative restent un frein majeur à son adoption industrielle. Au-delà du matériel, le partenariat couvre aussi la couche logicielle : NVIDIA Nemotron 3 Super est désormais disponible sur la Gemini Enterprise Agent Platform, permettant aux développeurs de construire des systèmes agentiques complexes capables de raisonner, planifier et agir en chaîne. L'ensemble de la plateforme NVIDIA sur Google Cloud est optimisé pour les familles de modèles Gemini et Gemma. Avec des clusters dépassant le million de GPU et une ambition affichée de simplifier le déploiement d'IA souveraine, Google et NVIDIA repositionnent l'infrastructure cloud non plus comme un simple fournisseur de puissance de calcul, mais comme un levier stratégique pour les entreprises qui veulent industrialiser l'IA sans sacrifier performance, coût ou conformité réglementaire.

UELes entreprises européennes des secteurs réglementés (finance, santé) disposent désormais d'options d'infrastructure IA souveraine compatibles avec les exigences RGPD, réduisant un frein concret à l'industrialisation de l'IA en Europe.

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Cadence étend ses partenariats en IA et robotique avec Nvidia et Google Cloud
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Cadence étend ses partenariats en IA et robotique avec Nvidia et Google Cloud

Cadence Design Systems a annoncé cette semaine, lors de son événement CadenceLIVE, deux nouvelles collaborations dans le domaine de l'intelligence artificielle : un approfondissement de son partenariat avec Nvidia, et une intégration inédite avec Google Cloud. Avec Nvidia, l'objectif est de combiner la simulation physique, le calcul accéléré et l'IA pour concevoir et déployer des systèmes robotiques et des infrastructures à grande échelle. Concrètement, Cadence intègre ses outils de simulation multiphysique avec les bibliothèques CUDA-X de Nvidia, ses modèles d'IA et son environnement de simulation basé sur Omniverse. Ces outils modélisent les interactions thermiques, électriques et mécaniques pour permettre aux ingénieurs d'évaluer le comportement des systèmes dans des conditions réelles, avant tout déploiement physique. Le PDG de Nvidia, Jensen Huang, présent à l'événement, a résumé l'ambition commune : "Nous travaillons avec vous sur l'ensemble des systèmes robotiques." Côté Google Cloud, Cadence a présenté un nouvel agent IA dédié à l'automatisation des étapes avancées de conception de puces, notamment la traduction des circuits en implantations physiques sur silicium. Cet agent s'appuie sur les modèles Gemini de Google et sera déployé directement dans le cloud. La plateforme ChipStack AI Super Agent de Cadence affiche des gains de productivité allant jusqu'à dix fois dans les premiers déploiements, sur des tâches de conception et de vérification. Ces annonces ont des implications directes pour plusieurs secteurs industriels. Dans la robotique, la simulation physique précise permet de générer des jeux de données d'entraînement sans avoir à collecter de données dans le monde réel, ce qui réduit considérablement les coûts et les délais. Comme l'a souligné le PDG de Cadence, Anirudh Devgan : "Plus les données générées sont précises, meilleur sera le modèle." Des géants de l'automatisation industrielle tels qu'ABB Robotics, FANUC, YASKAWA et KUKA intègrent déjà ces outils dans leurs flux de mise en service virtuelle pour tester des lignes de production entières avant leur déploiement physique. Pour la conception de semi-conducteurs, le passage à des agents IA capables d'automatiser les étapes de layout promet d'accélérer des cycles de développement qui comptent parmi les plus longs et coûteux de l'industrie technologique. Ces partenariats s'inscrivent dans une tendance de fond : la convergence entre conception électronique assistée par ordinateur, IA générative et jumeaux numériques. Cadence, acteur historique de l'EDA (Electronic Design Automation) aux côtés de Synopsys et Mentor, cherche à se repositionner comme une plateforme d'ingénierie systémique intégrant l'IA à chaque étape du cycle de conception. Nvidia, de son côté, poursuit l'expansion de son écosystème Omniverse au-delà du jeu et de la visualisation, vers l'industrie lourde et la robotique physique. L'utilisation de Google Cloud comme vecteur de déploiement des outils de Cadence signale également une montée en puissance du cloud dans des workflows traditionnellement dominés par des infrastructures locales. Les prochaines étapes attendues incluent des annonces de clients utilisant la plateforme ChipStack ainsi qu'une généralisation des agents IA à d'autres étapes du design de puces.

UELes industriels européens KUKA (Allemagne) et ABB (Suisse), déjà utilisateurs de ces outils de simulation, bénéficieront directement des avancées en jumeaux numériques et en automatisation de la conception de puces.

InfrastructureActu
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NVIDIA et Microsoft s'associent pour un environnement unifié de déploiement d'agents IA, des appareils Windows au cloud
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NVIDIA et Microsoft s'associent pour un environnement unifié de déploiement d'agents IA, des appareils Windows au cloud

NVIDIA et Microsoft ont dévoilé lors de Microsoft Build un partenariat élargi pour déployer une pile technologique unifiée dédiée à l'IA agentique, couvrant les PC Windows, le cloud Azure et les environnements locaux. Jensen Huang, fondateur et PDG de NVIDIA, est intervenu en direct depuis Taipei aux côtés de Satya Nadella pour présenter les nouvelles initiatives. Au programme : les PC RTX Spark et les stations DGX Station for Windows, l'accélération GPU de Microsoft Fabric, les modèles ouverts NVIDIA sur Microsoft Foundry, et le runtime sécurisé NVIDIA OpenShell intégré à GitHub Copilot. RTX Spark cible les laptops et petits ordinateurs de bureau avec 1 pétaflop de performance IA, jusqu'à 128 Go de mémoire unifiée et une autonomie toute la journée, avec des systèmes attendus cet automne chez Microsoft Surface, ASUS, Dell, HP, Lenovo et MSI. La DGX Station for Windows, propulsée par le superchip NVIDIA GB300 Grace Blackwell Ultra, offre jusqu'à 748 Go de mémoire cohérente et 20 pétaflops en FP4, capable de faire tourner des modèles jusqu'à 1 billion de paramètres, avec des livraisons prévues au quatrième trimestre 2026 chez ASUS, Dell, GIGABYTE, HP, MSI et Supermicro. Ce partenariat marque un tournant dans la course à l'IA agentique d'entreprise en proposant, pour la première fois, une chaîne complète allant du matériel personnel à l'infrastructure cloud. Pour les développeurs et les entreprises, cela signifie pouvoir construire, affiner et déployer des agents IA directement sur Windows sans dépendre exclusivement du cloud. Les modèles Claude d'Anthropic tournent désormais nativement sur les systèmes Blackwell Ultra dans Azure, avec une disponibilité annoncée dans les prochaines semaines. Sur Microsoft Foundry, le nouveau NVIDIA Nemotron 3 Ultra, conçu pour le raisonnement de longue durée dans des tâches de codage, de recherche et de workflows d'entreprise, est disponible dès ce mois-ci, accompagné de Nemotron 3.5 ASR pour la reconnaissance vocale et Nemotron 3.5 Content Safety pour la modération de contenu. Ce rapprochement intervient alors que l'ensemble de l'industrie cherche à concrétiser la promesse des agents IA autonomes capables d'exécuter des tâches complexes sur la durée. NVIDIA, dont les GPU sont devenus incontournables dans les data centers, étend son influence jusqu'au bureau et au PC personnel, concurrençant indirectement Apple Silicon et AMD sur le terrain de l'inférence locale. Le runtime OpenShell, sécurisé nativement, répond aux exigences de gouvernance des grandes entreprises qui hésitent encore à confier des tâches autonomes à des agents. L'intégration des bibliothèques CUDA-X comme cuDF, cuOpt et NeMo directement accessibles aux agents ouvre la voie à des workflows scientifiques plus complexes, notamment avec le modèle Cosmos 3 pour la simulation du monde physique et les modèles météo Earth-2 disponibles via Microsoft Planetary Computer Pro.

UELes entreprises européennes utilisant Azure et Windows bénéficieront d'une chaîne de déploiement IA unifiée du PC personnel au cloud, réduisant la dépendance exclusive à l'infrastructure cloud pour les workflows agentiques.

💬 Jensen Huang qui s'invite en hologramme depuis Taipei pendant le keynote de Satya, c'est le genre de mise en scène qui cache souvent un partenariat creux. Là, non : la DGX Station sous Windows avec 748 Go de mémoire cohérente et 20 pétaflops, c'est du concret pour les boîtes qui refusent de tout mettre dans Azure. Reste à voir si les prix seront accessibles à autre chose qu'aux grands comptes, mais l'idée d'une chaîne complète du laptop au datacenter sans changer de stack, ça change vraiment quelque chose pour les équipes qui font tourner des agents en prod.

InfrastructureActu
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