Aller au contenu principal
CopilotKit lance une plateforme d'intelligence pour entreprises dotant les applications à base d'agents d'une mémoire persistante entre sessions et appareils
OutilsMarkTechPost · 2 min de lecture

CopilotKit lance une plateforme d'intelligence pour entreprises dotant les applications à base d'agents d'une mémoire persistante entre sessions et appareils

Source originale ↗·

CopilotKit a annoncé son Enterprise Intelligence Platform, une nouvelle couche d'infrastructure managée qui dote les applications agentiques d'une mémoire persistante entre les sessions, les utilisateurs et les appareils. Jusqu'ici, chaque nouvelle session forçait l'agent à repartir de zéro : aucun souvenir des échanges précédents, des workflows en cours ou des décisions déjà prises. Pour contourner ce problème, les équipes de développement devaient construire manuellement leur propre couche de stockage, en choisissant une base de données, en sérialisant l'état applicatif et en gérant les identifiants de session avant même d'écrire la moindre ligne de logique produit. La plateforme résout ce problème en fournissant une infrastructure clé en main, compatible avec n'importe quel framework agentique. Elle peut être auto-hébergée sur Kubernetes, avec une option cloud managée en développement, et répond aux exigences de sécurité enterprise : conformité SOC 2 Type II, intégration SSO, contrôle d'accès par rôles, déploiements hors ligne air-gapped et souveraineté totale des données via une base de données personnalisée.

L'élément central de l'architecture est le concept de "Thread" : un objet de session persistant et structuré qui survit aux déconnexions, aux changements d'appareils et aux relances d'agent. Contrairement à un simple historique de messages texte stocké en base, un Thread capture six dimensions de l'interaction : les composants d'interface générés dynamiquement par l'agent, les étapes humaines dans la boucle (approbations, corrections, décisions guidées), l'état partagé entre le backend agentique et le frontend, les entrées et sorties vocales, les fichiers uploadés ou générés, et l'ensemble des interactions multimodales au sein d'un objet unique. Concrètement, un workflow complexe démarré par un collaborateur peut être repris exactement là où il s'était arrêté par un autre membre de l'équipe sur un appareil différent, sans perte d'état ni de contexte.

CopilotKit est déjà connu pour son SDK open-source dédié au frontend des agents IA, ainsi que pour l'AG-UI Protocol, un standard ouvert qui connecte les agents aux interfaces utilisateur. Cette plateforme Enterprise ne remplace pas le SDK existant : elle l'enrichit avec la couche d'infrastructure qui lui manquait. L'enjeu est considérable pour l'industrie, car la persistance de l'état est l'un des principaux freins au déploiement en production d'applications agentiques dans les entreprises. Les cas d'usage visés, comme la rédaction collaborative de documents juridiques ou la gestion de pipelines de données en plusieurs étapes, illustrent un marché qui commence à dépasser les chatbots pour entrer dans la logique de workflows longs et critiques. La disponibilité d'une infrastructure standardisée pourrait significativement accélérer cette transition.

Impact France/UE

La plateforme propose des options de souveraineté des données (base de données personnalisée, déploiement air-gapped sur Kubernetes) susceptibles de faciliter la conformité RGPD pour les équipes de développement européennes qui adoptent des architectures agentiques.

Cet article vous a été utile ?

Vu une erreur factuelle dans cet article ? Signalez-la. Toutes les corrections valides sont publiées sur /corrections.

À lire aussi

Alibaba lance une plateforme d'agents IA pour les entreprises
1AI Business 

Alibaba lance une plateforme d'agents IA pour les entreprises

Alibaba franchit une nouvelle étape dans la course à l'IA agentique en lançant une plateforme dédiée aux agents IA à destination des entreprises. Cette initiative s'inscrit dans un contexte de concurrence accrue sur le marché chinois, où les grands acteurs technologiques se positionnent activement sur ce segment en pleine expansion. L'IA agentique, capable d'exécuter des tâches complexes de manière autonome, en enchaînant plusieurs actions sans intervention humaine, représente le prochain grand enjeu de l'industrie. Pour les entreprises, l'enjeu est considérable : automatiser des flux de travail entiers, de la gestion documentaire à la relation client, en passant par l'analyse de données. La compétition s'intensifie à l'échelle mondiale. Nvidia et Meta ont eux aussi récemment investi le segment des agents personnels, signalant que l'IA agentique est désormais un terrain de bataille stratégique pour les géants technologiques, aussi bien en Chine qu'en Occident. Alibaba, via son écosystème cloud et ses outils d'IA, se positionne comme un acteur incontournable sur son marché domestique. Cette offensive d'Alibaba sur l'IA agentique enterprise traduit une accélération générale du secteur : après la guerre des modèles de langage, c'est désormais sur la couche applicative, et notamment les agents autonomes, que se joue la prochaine phase de différenciation entre les grandes plateformes technologiques mondiales.

OutilsOutil
1 source
Nvidia lance une plateforme d'agents IA pour entreprises avec Adobe, Salesforce et SAP parmi 17 adopteurs à GTC 2026
2VentureBeat AI 

Nvidia lance une plateforme d'agents IA pour entreprises avec Adobe, Salesforce et SAP parmi 17 adopteurs à GTC 2026

Lors de la conférence GTC 2026, Jensen Huang a présenté lundi l'Agent Toolkit de Nvidia, une plateforme open source destinée à la création d'agents d'IA autonomes en entreprise. Dix-sept géants du logiciel ont immédiatement annoncé leur adoption : Adobe, Salesforce, SAP, ServiceNow, Siemens, CrowdStrike, Atlassian, Cadence, Synopsys, IQVIA, Palantir, Box, Cohesity, Dassault Systèmes, Red Hat, Cisco et Amdocs. La plateforme regroupe quatre composants clés : Nemotron, une famille de modèles ouverts optimisés pour le raisonnement agentique ; AI-Q, un blueprint permettant aux agents de percevoir, raisonner et agir sur les données d'entreprise ; OpenShell, un environnement d'exécution open source imposant des garde-fous de sécurité, de réseau et de confidentialité ; et cuOpt, une bibliothèque d'optimisation. Ces agents peuvent traiter des tickets de support client, concevoir des semi-conducteurs, gérer des essais cliniques ou piloter des campagnes marketing, le tout de façon autonome. L'enjeu commercial est considérable. En faisant adopter cette pile logicielle par des entreprises présentes dans pratiquement chaque secteur du Fortune 500, Nvidia ne vend pas directement ses GPU, il conçoit un écosystème logiciel qui les rend indispensables. Le composant AI-Q promet par ailleurs de réduire les coûts de traitement de plus de 50 % en routant les tâches complexes vers des modèles frontier et les tâches de recherche vers les modèles Nemotron moins coûteux. Nvidia revendique également que son agent basé sur AI-Q se classe en tête des benchmarks DeepResearch Bench et DeepResearch Bench II, ce qui, si validé indépendamment, rendrait la plateforme non seulement pratique mais compétitivement incontournable. La confiance des entreprises, obstacle historique au déploiement d'agents autonomes, est adressée via OpenShell, développé en collaboration avec Cisco, CrowdStrike, Google, Microsoft Security et TrendAI. Cette annonce s'inscrit dans une stratégie plus large de Nvidia pour étendre son emprise au-delà du matériel. Jusqu'ici, construire un agent d'IA d'entreprise nécessitait d'assembler des briques disparates, modèle de langage, système de récupération d'information, couche de sécurité, orchestrateur, issues de fournisseurs différents jamais conçus pour fonctionner ensemble. Nvidia résout ce problème de fragmentation en proposant une fondation unifiée, open source dans sa licence mais optimisée pour ses propres puces. La stratégie rappelle celle d'une infrastructure de péage : ouverte à tous, mais dont Nvidia contrôle l'architecture. Alors que les entreprises s'apprêtent à déployer massivement des agents autonomes dans leurs systèmes informatiques, la question n'est plus tant de savoir si elles adopteront ces outils, mais si une alternative crédible à l'écosystème Nvidia pourra émerger avant que la dépendance ne soit totale.

UESAP, Siemens et Dassault Systèmes figurent parmi les 17 premiers adopteurs, exposant les grandes entreprises européennes à une dépendance croissante envers l'écosystème logiciel et matériel de Nvidia pour leurs déploiements d'agents IA.

OutilsOpinion
1 source
Le nouvel Siri d'Apple : plus qu'un assistant, une couche applicative pour les entreprises
3VentureBeat AI 

Le nouvel Siri d'Apple : plus qu'un assistant, une couche applicative pour les entreprises

Apple a dévoilé lundi une refonte profonde de Siri lors de sa conférence annuelle pour développeurs WWDC 2026, transformant l'assistant vocal en une couche d'interface IA transversale à l'ensemble de ses systèmes d'exploitation. Disponible sur iPhone, iPad, Mac, Apple Watch et Vision Pro, le nouveau Siri s'appuie sur quatre mécanismes techniques clés : les App Entities (qui exposent le contenu applicatif), l'index sémantique Spotlight, les App Intents et App Schemas (qui définissent les actions disponibles en langage naturel), et les View Annotations (qui associent les éléments visibles à l'écran à des objets applicatifs). Concrètement, un développeur qui adopte ces frameworks peut permettre à Siri d'accéder au contenu de son application, de le résumer, de le modifier ou d'agir dessus, sans que l'utilisateur ait besoin d'ouvrir l'app, de naviguer dans ses menus ni de taper une requête précise. L'impact pour les entreprises et les éditeurs de logiciels professionnels est considérable. Une société utilisant un CRM, un outil de gestion de projets, une solution de facturation ou un service desk sur appareils Apple pourrait voir ses flux de travail radicalement transformés : un employé pourrait demander à voix haute à Siri de résumer un fil client, d'ajouter une facture à ses dépenses ou de planifier un suivi sur une tâche en cours, directement depuis l'écran qu'il consulte. Apple ajoute également AppIntentsTesting, un framework de test qui valide les actions App Intents via la même infrastructure que Siri et Spotlight, sans nécessiter d'automatisation d'interface graphique. C'est un signal fort : les intégrations Siri ne seront plus des démos isolées, mais des fonctionnalités testables et intégrables dans les pipelines de développement classiques. Cette évolution s'inscrit dans une stratégie plus large d'Apple pour concurrencer les assistants d'entreprise de Google, Microsoft et Salesforce sur leur propre terrain. Là où les précédentes versions de Siri imposaient des structures de commandes rigides et des phrases d'invocation explicites, le nouveau modèle délègue aux développeurs la description sémantique de leurs données et capacités, laissant au système le soin de les rendre accessibles en langage naturel. Pour les éditeurs SaaS ciblant la productivité, la collaboration, la santé, la logistique ou les opérations terrain sur plateformes Apple, l'adoption de ces frameworks pourrait rapidement devenir un critère de compétitivité, voire une exigence de base des appels d'offres entreprise. La question n'est plus de savoir si Siri peut faire office de chatbot, mais si les applications métier sont prêtes à s'y connecter.

UELes éditeurs SaaS français et européens ciblant les environnements Apple devront évaluer l'intégration des nouveaux frameworks Siri pour rester compétitifs dans les appels d'offres entreprise sur plateformes Apple.

OutilsOutil
1 source
Perplexity lance Computer for Counsel, une plateforme multi-modèles à base d'agents pour les juristes
4MarkTechPost 

Perplexity lance Computer for Counsel, une plateforme multi-modèles à base d'agents pour les juristes

Perplexity a lancé le 24 juin 2026 "Computer for Counsel", un système d'IA agentique conçu spécifiquement pour les équipes juridiques. Disponible dès maintenant pour les abonnés Enterprise et Max, le produit est une extension de Perplexity Computer, la plateforme agentique de l'entreprise qui ne dépend d'aucun modèle unique. Concrètement, le système décompose une tâche juridique en sous-tâches, les distribue automatiquement à plus de 20 modèles frontières selon les besoins (recherche, raisonnement, rédaction contractuelle), puis assemble les résultats en mémos, résumés de dossiers ou contrats. Chaque sortie est liée à sa source d'origine, permettant à l'avocat de vérifier une citation en quelques secondes. Les connecteurs reposent sur le Model Context Protocol (MCP), un standard ouvert, et s'intègrent à plus de 400 outils dont Microsoft 365, Google Workspace, Docusign, NetDocuments ou encore Midpage pour la jurisprudence américaine fédérale et étatique. Selon une enquête de Thomson Reuters, près de 75 % des avocats citent les tâches administratives comme un défi majeur de leur quotidien. Computer for Counsel s'attaque directement à ce problème : la révision de contrats tiers, la surveillance réglementaire ou la synthèse de documents de transaction peuvent être déléguées au système, qui gère la collecte, l'analyse et la mise en forme pendant que le juriste se concentre sur le jugement stratégique. La valeur n'est pas dans le remplacement des bases de données juridiques de référence comme Westlaw ou LexisNexis, que Perplexity ne cherche pas à concurrencer, mais dans la couche d'orchestration qui raisonne simultanément sur le web ouvert, les systèmes internes du cabinet et des sources spécialisées comme Deel (conformité RH dans 150 pays), LegalZoom (modèles contractuels) ou DeepJudge (mémoire institutionnelle du cabinet). Perplexity positionne ce lancement dans un contexte où la course à l'IA juridique s'intensifie, avec des acteurs établis comme Harvey, Casetext (racheté par Thomson Reuters) ou Lexis+ AI qui se disputent les grands cabinets. La différenciation revendiquée par Perplexity repose sur l'absence de verrouillage à un seul fournisseur de modèles : le pool de 20 modèles est régulièrement réévalué, et les équipes IT peuvent déployer des connecteurs MCP personnalisés pour leurs systèmes internes. Les prochaines intégrations annoncées incluent Clio avec accès à plus d'un milliard de sources juridiques dans 100 juridictions, et Ironclad pour la gestion contractuelle. La question ouverte reste la fiabilité des vérifications de jurisprudence, qui dépendent encore entièrement de Midpage pour confirmer qu'une décision citée fait toujours autorité, ce qui maintient une dépendance critique en dehors du contrôle direct de Perplexity.

UELa plateforme cible le marché juridique américain (jurisprudence fédérale et étatique via Midpage, Westlaw, LexisNexis) sans intégration des droits nationaux européens ; l'impact pour les cabinets français ou UE reste nul à court terme.

OutilsOutil
1 source

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Une sélection éditoriale quotidienne, sans bruit. Directement dans votre boîte mail.

Recevez l'essentiel de l'IA chaque jour

Gratuit · 1 email le matin, l'essentiel de l'IA · désinscription en un clic