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SAP cherche à bloquer OpenClaw et les autres agents IA non autorisés
BusinessThe Information AI6sem· 1 min de lecture

SAP cherche à bloquer OpenClaw et les autres agents IA non autorisés

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SAP, le géant allemand des logiciels d'entreprise valorisé à 200 milliards de dollars, a publié le mois dernier un document de politique interne avertissant ses clients qu'il pourrait leur interdire d'utiliser des agents d'intelligence artificielle externes pour accéder aux données stockées dans ses applications, sans validation officielle de l'entreprise. Le document ne cible pas nommément d'outils spécifiques, mais la restriction s'appliquerait aussi bien aux agents développés par des concurrents comme Salesforce et ServiceNow qu'à des outils tiers comme OpenClaw.

Cette décision illustre une tension croissante dans l'écosystème des logiciels d'entreprise : les éditeurs historiques craignent que leurs clients ne court-circuitent leurs propres offres d'IA en s'appuyant sur des agents externes pour interroger des données sensibles. Pour SAP, l'enjeu est double : préserver le contrôle sur son infrastructure et s'assurer que l'accès aux données passe par ses propres outils certifiés, vraisemblablement contre rémunération ou dans le cadre de contrats encadrés.

Cette démarche s'inscrit dans un contexte plus large où les agents IA autonomes commencent à s'imposer dans les workflows d'entreprise, soulevant des questions de sécurité, de conformité et de souveraineté des données. Contrairement à d'autres éditeurs qui adoptent une posture plus ouverte face à l'interopérabilité, SAP choisit de poser des barrières dès maintenant, avant que l'usage de ces agents ne devienne incontrôlable. La réaction des clients et des acteurs tiers comme OpenClaw reste à observer, mais le signal envoyé par un acteur de cette taille pourrait faire école dans le secteur.

Impact France/UE

SAP étant une entreprise allemande dont les logiciels sont massivement déployés dans les grandes entreprises françaises et européennes, cette politique pourrait contraindre les DSI à renoncer aux agents IA tiers et à n'utiliser que les solutions certifiées SAP.

💬 L'analyse de Mathieu

SAP ne fait pas ça pour la sécurité, enfin pas que. Ils protègent leur futur chiffre d'affaires IA, c'est aussi simple que ça. La vraie question c'est si les DSI vont accepter que leur éditeur ERP décide à leur place quels agents ont le droit d'exister dans leurs workflows.

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UELa pression réglementaire européenne (DMA) sur l'App Store d'Apple, explicitement citée, pourrait forcer une ouverture accélérée aux agents IA en Europe avant d'autres marchés.

💬 Apple a bloqué le vibe coding pendant des mois, et là ils découvrent qu'il faut quand même accueillir les agents IA, bon. Le modèle fermé a rendu l'App Store solide, mais face à des agents autonomes qui exécutent des tâches de bout en bout, leurs règles actuelles ne tiennent plus. Le DMA va les forcer à trancher en Europe avant qu'ils aient une réponse propre, et ça pourrait créer un précédent.

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Anthropic a annoncé le 4 avril 2026 que ses abonnements Claude Pro (20 dollars par mois) et Max (100 à 200 dollars par mois) ne permettront plus d'alimenter des agents IA tiers comme OpenClaw. À partir de ce samedi à 12h heure du Pacifique, les utilisateurs qui branchaient ces outils externes sur leur abonnement Claude devront basculer vers un système de facturation à l'usage appelé "Extra Usage", ou passer par l'API officielle d'Anthropic qui facture chaque token consommé. Pour atténuer la transition, la société offre aux abonnés existants un crédit unique égal au prix de leur abonnement mensuel, utilisable jusqu'au 17 avril, ainsi qu'une réduction allant jusqu'à 30 % pour les achats anticipés de forfaits "Extra Usage". La mesure ne concerne pas clairement les abonnements Team et Enterprise, et Anthropic n'avait pas encore confirmé leur statut au moment de l'annonce. La décision illustre une tension croissante entre la démocratisation des outils IA et la viabilité économique des abonnements forfaitaires. Boris Cherny, responsable de Claude Code chez Anthropic, a expliqué sur X que les outils tiers ne sont pas optimisés pour exploiter le "prompt cache" — un mécanisme qui réutilise les textes déjà traités pour réduire la charge de calcul. Les outils propriétaires d'Anthropic comme Claude Code et Claude Cowork sont conçus pour maximiser ce taux de réutilisation, tandis que des plateformes comme OpenClaw le contournent, générant une consommation de ressources disproportionnée. Selon le growth marketer Aakash Gupta, un seul agent OpenClaw actif pendant une journée peut brûler jusqu'à 1 000 dollars de compute, une charge incompatible avec un abonnement mensuel à 20 dollars. Cette décision s'inscrit dans un contexte de demande explosive pour Claude. Dans les semaines précédant l'annonce, Anthropic avait déjà introduit des limites de session plus strictes, réduisant le nombre de tokens disponibles par tranche de 5 heures pendant les heures de pointe, une mesure qui avait frustré de nombreux utilisateurs intensifs. La société a indiqué que ces changements n'affectaient qu'environ 7 % des utilisateurs à un instant donné, mais la communauté des développeurs y voit un signal clair : l'ère du forfait illimité pour usages avancés est terminée. Cherny a précisé avoir lui-même soumis des pull requests pour améliorer le taux de cache d'OpenClaw en particulier, soulignant que la rupture n'est pas idéologique mais économique. Pour les équipes qui s'appuyaient sur ces intégrations en production, la transition vers l'API représente une hausse de coûts significative, et potentiellement un avantage compétitif pour les outils natifs d'Anthropic.

UELes développeurs français et européens qui utilisaient des agents tiers comme OpenClaw avec un abonnement Claude Pro/Max devront migrer vers l'API payante à l'usage, entraînant une hausse de coûts significative pour les équipes en production.

💬 Brûler 1000 dollars de compute pour un abonnement à 20 euros par mois, c'était intenable. Anthropic ferme le robinet, c'est logique, mais ça profite aussi très directement à leurs propres outils (Claude Code en tête, ça tombe bien). Les équipes qui avaient branché OpenClaw en prod vont devoir sortir le chéquier.

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Anthropic, la société californienne fondatrice de l'assistant Claude, affiche en février 2026 des revenus annuels de 14 milliards de dollars, une trajectoire de croissance inédite dans le logiciel professionnel. Ce chiffre contraste avec la domination médiatique d'OpenAI, dont ChatGPT avait réuni 100 millions d'utilisateurs en deux mois fin 2022. Pourtant, sur le terrain de la monétisation, Anthropic prend nettement l'avantage : chaque client mensuel rapporte en moyenne 211 dollars à l'entreprise, contre 25 dollars par utilisateur hebdomadaire chez OpenAI. La firme a également séduit huit des dix plus grandes fortunes mondiales, preuve d'une pénétration profonde dans les cercles décisionnels. Son outil d'aide à la programmation a lui seul généré 2,5 milliards de dollars de revenus en moins d'un an. Ce succès commercial repose sur un positionnement délibérément différent : la fiabilité avant tout. Là où OpenAI investit dans la vidéo, les images et les fonctionnalités grand public, Anthropic concentre ses efforts sur le traitement de texte, qui constitue le coeur du travail quotidien des cadres, synthèses, rapports, analyses de contrats. Pour une banque ou un cabinet juridique, une erreur factuelle ou une invention légale peut avoir des conséquences financières et réputationnelles graves. La priorité donnée à la sûreté a donc converti des secteurs exigeants comme la finance, le droit et la santé, milieux qui valorisent la précision rédactionnelle bien plus que les prouesses graphiques. Une fois intégré dans les processus internes d'une organisation, Claude crée une dépendance fonctionnelle que le prix seul ne suffit pas à rompre, ce qui explique la solidité des revenus récurrents. L'analogie avec Microsoft et sa suite Office n'est pas anodine : Anthropic développe des versions spécialisées pour Excel et PowerPoint, cherchant à s'installer comme moteur invisible au sein des outils que les professionnels utilisent déjà. Cette stratégie rappelle comment Windows s'est imposé non pas par séduction grand public, mais par intégration systémique dans l'environnement de travail. OpenAI conserve une avance symbolique significative grâce à la notoriété de ChatGPT et à une base d'utilisateurs grand public massive, mais la bataille pour la rentabilité durable se joue désormais sur les bureaux des décideurs, pas dans les salons. Si la course à l'IA semblait se résumer à une guerre de fonctionnalités spectaculaires, Anthropic démontre qu'un positionnement ciblé sur la confiance institutionnelle et l'utilité quotidienne peut constituer un avantage compétitif durable, et potentiellement plus difficile à éroder.

UELes entreprises françaises des secteurs finance, droit et santé qui évaluent l'adoption d'un assistant IA professionnel peuvent s'appuyer sur cette analyse pour arbitrer entre fiabilité rédactionnelle (Anthropic) et notoriété grand public (OpenAI).

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Visa s’associe à OpenAI pour automatiser les paiements via l’IA
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Visa s’associe à OpenAI pour automatiser les paiements via l’IA

Visa et OpenAI ont annoncé le 10 juin 2026 un partenariat visant à intégrer les capacités de paiement directement dans les expériences pilotées par des agents IA. Présenté lors du Visa Payments Forum à San Francisco, l'accord s'inscrit dans le programme "Visa Intelligent Commerce", conçu pour étendre le réseau mondial de paiement de Visa à de nouveaux environnements numériques. Concrètement, les solutions de paiement de Visa seront intégrées aux plateformes d'OpenAI, dont ChatGPT et Codex, permettant à des agents IA de réaliser des transactions complètes, de la sélection d'un produit jusqu'au règlement final. Les développeurs et commerçants pourront accepter ces paiements sans avoir à construire eux-mêmes les couches de sécurité, d'authentification et de gestion des risques. Visa a également mentionné un volume de règlement en stablecoins d'environ 7 milliards de dollars annualisés, signalant une ambition qui dépasse le seul partenariat avec OpenAI. Pour les entreprises et les consommateurs, ce changement est structurel. Jusqu'ici, les assistants conversationnels se limitaient à rechercher des informations, comparer des produits ou formuler des recommandations. Avec cette intégration, ils pourront agir : initier et finaliser une transaction en temps réel, en respectant des règles prédéfinies telles que des plafonds de dépenses, des catégories de marchands autorisées ou des mécanismes d'approbation avant validation. Pour garantir la confiance, Visa apporte ses technologies de tokenisation, d'autorisation en temps réel et ses systèmes de détection de fraudes, afin que chaque opération respecte les mêmes standards que les paiements numériques traditionnels. Les commerçants pourraient bénéficier de parcours d'achat plus rapides et d'une réduction des abandons de panier, tandis que les développeurs accèderont à une infrastructure prête à l'emploi pour monétiser leurs applications IA sans friction. Ce partenariat reflète une transformation plus profonde du secteur des paiements. Visa cherche à s'implanter dans les nouveaux environnements numériques dominés par l'IA générative, bien au-delà des cartes et terminaux classiques. OpenAI, de son côté, fait évoluer ChatGPT d'un outil de productivité vers une plateforme commerciale à part entière. Jack Forestell, directeur des produits et de la stratégie chez Visa, a estimé que "l'IA pourrait transformer le commerce de manière encore plus profonde que l'internet ou les technologies mobiles", illustrant l'ampleur des ambitions des deux groupes. La course à ce positionnement est ouverte : Mastercard, Stripe et les grandes plateformes technologiques comme Google, Apple et Amazon travaillent sur des intégrations similaires. La vraie question sera celle de l'acceptabilité : jusqu'où les utilisateurs accepteront-ils de déléguer des décisions financières à des agents automatisés ?

UELes marchands européens connectés au réseau Visa pourront accepter des paiements initiés par agents IA sans développement supplémentaire, mais ce modèle transactionnel inédit soulève des questions de conformité avec le cadre réglementaire européen (PSD2, AI Act, DSA) qui n'est pas encore adapté aux flux financiers automatisés.

💬 Visa joue un coup malin : plutôt que d'attendre que les agents IA grignotent son marché, elle s'impose comme la couche de paiement de l'internet agentique. OpenAI gagne une infrastructure bancaire sans la construire, Visa se glisse dans chaque nouvel usage numérique. Bon, en Europe ça va se compliquer, parce que PSD2 et AI Act n'ont vraiment pas été écrits pour des agents qui dépensent ton argent tout seuls.

BusinessActu
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