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Prioriser l'intelligence énergétique pour un développement durable
ÉthiqueMIT Technology Review · 1 min de lecture

Prioriser l'intelligence énergétique pour un développement durable

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Le comté de Loudoun (Virginie), qui concentre le plus grand nombre de data centers au monde, illustre la pression énergétique croissante liée à l'IA : aux États-Unis, ces infrastructures consomment déjà 4 % de l'électricité nationale en 2024, un chiffre qui pourrait atteindre 12 % d'ici 2028. Selon une enquête MIT Technology Review Insights menée auprès de 300 dirigeants, 68 % d'entre eux ont subi des hausses de coûts énergétiques d'au moins 10 % en 12 mois à cause de l'IA, et 100 % considèrent que la gestion intelligente de l'énergie deviendra un indicateur business clé dans les deux prochaines années. Cette discipline émergente, l'« intelligence énergétique », vise à comprendre et optimiser la consommation pour maîtriser les coûts, cités comme le premier risque pour l'innovation IA par 51 % des sondés.

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Le Vatican a annoncé dimanche la création d'une commission officielle dédiée à l'intelligence artificielle, chargée de coordonner la réponse de l'Église catholique au développement de ces technologies. L'annonce intervient alors que le pape Léon XIV vient de signer sa première encyclique, dont le contenu n'a pas encore été rendu public mais qui devrait traiter de plusieurs questions morales contemporaines, dont celles soulevées par le déploiement de l'IA. Cette commission a pour mandat d'examiner la technologie elle-même, ses effets potentiels sur les êtres humains et l'humanité dans son ensemble, ainsi que les préoccupations de l'Église concernant la dignité de chaque personne. La démarche n'est pas anodine : en institutionnalisant une réponse collective via une commission dédiée, l'Église catholique, forte de son 1,4 milliard de fidèles, se positionne comme un interlocuteur structuré dans le débat mondial sur l'éthique de l'IA. Cela dépasse le cadre purement spirituel. Une institution dont l'influence traverse les gouvernements, les cultures et les continents qui prend position formellement sur l'IA peut peser sur les opinions publiques et, indirectement, sur les régulateurs. Pour les fidèles, cela offre également un cadre moral de référence dans un domaine où les repères manquent encore largement. Cette initiative s'inscrit dans une continuité : le pape avait déjà demandé aux prêtres de ne pas utiliser l'IA pour rédiger leurs homélies, signal fort d'une méfiance envers la délégation de la parole spirituelle à des machines. Plus largement, les grandes entreprises technologiques se tournent de plus en plus ouvertement vers les leaders religieux pour chercher des orientations éthiques, reconnaissant implicitement que les cadres réglementaires seuls ne suffisent pas à répondre aux questions de sens que pose l'IA. La commission vaticane s'inscrit donc dans un mouvement plus large où morale, spiritualité et développement technologique cherchent à dialoguer.

UEL'Église catholique, institution très présente en France et dans l'UE, structure sa réponse à l'IA via une commission officielle susceptible de peser sur les débats éthiques et d'influencer indirectement les régulateurs européens.

ÉthiqueOpinion
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Le pape Léon XIV a annoncé dimanche 18 mai 2026 la création d'une commission vaticane dédiée à l'intelligence artificielle, chargée de coordonner la réponse de l'Église catholique au développement de ces technologies. Cette annonce intervient quelques jours avant la publication de la première encyclique du souverain pontife, prévue pour le 25 mai, dont le contenu reste confidentiel mais qui doit tracer les orientations morales de l'Église sur plusieurs sujets contemporains, dont l'IA. La commission a pour mandat explicite d'examiner la technologie, ses effets potentiels sur les êtres humains et l'humanité entière, ainsi que les préoccupations de l'Église concernant la dignité de chaque personne. Cette initiative traduit une volonté d'institutionnaliser la réflexion éthique catholique sur l'IA à un moment où la technologie s'impose dans tous les secteurs de la société. Pour des centaines de millions de fidèles catholiques dans le monde, cette commission pourrait constituer un cadre de référence moral face à des outils dont l'adoption est souvent plus rapide que la réflexion éthique. L'Église se positionne ainsi non pas comme un acteur technologique, mais comme une autorité morale capable d'interpeller gouvernements et entreprises sur les garde-fous nécessaires, notamment en matière de dignité humaine, de travail et d'usage responsable des données. Cette démarche s'inscrit dans un contexte plus large où les grands développeurs d'IA cherchent activement des repères éthiques auprès des traditions religieuses et philosophiques. Des entreprises comme Google, Microsoft ou des startups spécialisées ont multiplié les consultations avec des leaders religieux de toutes confessions. Le Vatican lui-même avait déjà pris position sur le sujet par le passé, Léon XIV ayant notamment demandé aux prêtres de ne pas utiliser l'IA pour rédiger leurs homélies. Avec cette commission permanente et l'encyclique à venir, l'Église catholique franchit un cap en dotant sa réflexion d'une structure institutionnelle durable, susceptible de peser dans les débats réglementaires internationaux.

UELa commission vaticane et la future encyclique pourraient peser dans les débats réglementaires européens sur l'éthique de l'IA, notamment sur les exigences de dignité humaine déjà inscrites dans l'AI Act.

ÉthiqueOpinion
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L'IA est plus susceptible que les humains de développer des biais dans le recrutement
3MIT Technology Review 

L'IA est plus susceptible que les humains de développer des biais dans le recrutement

Des chercheurs de l'université de Princeton et de l'université de Chicago ont soumis plusieurs grands modèles de langage, dont ChatGPT, Claude et Gemini, à un jeu de simulation de recrutement inspiré d'une étude de psychologie sur la formation des stéréotypes humains. Chaque modèle jouait le rôle d'un consultant engagé par le maire d'une ville fictive pour pourvoir 20 postes, allant de médecin et avocat à aide à domicile et agent d'entretien. Les candidats appartenaient à quatre groupes ethniques fictifs baptisés Tufa, Aima, Reku et Weki. À chaque tour, l'IA embauchait un candidat parmi quatre puis apprenait s'il avait réussi dans son poste, sur un total de 40 tours, sans savoir que tous les candidats avaient en réalité des chances égales de succès. Résultat : les modèles ont rapidement cantonné certains groupes à certains métiers sur la base de quelques échecs isolés. Par exemple, après l'échec d'un candidat Aima comme médecin, un poste jugé exiger chaleur humaine et compétence, le modèle a cessé d'embaucher des Aimas à ce poste pour les orienter vers des emplois moins valorisés comme agent d'entretien. Sur une échelle de ségrégation où 2 représente un cantonnement total par groupe, les participants humains de l'étude originale obtenaient en moyenne 0,84, contre environ 65 % de plus pour les IA, le modèle o3 d'OpenAI atteignant 1,83, proche du maximum. L'étude a été publiée en juillet lors de la conférence ICML à Séoul. Cette découverte prend une importance particulière alors que les entreprises d'IA développent des modèles agentiques dotés d'une mémoire toujours plus fine des utilisateurs. Selon Angelina Wang, chercheuse en informatique à l'université Cornell qui n'a pas participé à l'étude, un chatbot capable de se souvenir de ses échanges précédents risque de "sur-indexer" sur des comportements déjà rencontrés, renforçant ainsi ses biais au fil du temps. Réduire simplement la mémoire des IA n'est pas une solution viable, les utilisateurs souhaitant au contraire que les assistants se souviennent de ce qu'ils leur confient. Ryan Liu, doctorant à Princeton et coauteur de l'étude, explique que les modèles de langage sont particulièrement enclins à généraliser à partir de données limitées, car c'est précisément ce pour quoi ils sont optimisés lors de leur entraînement sur des tâches mathématiques, de programmation et scientifiques qui récompensent l'induction rapide. Ce constat illustre l'arbitrage classique entre exploration et exploitation, ce dilemme qui pousse à choisir entre s'en tenir à une solution qui a fonctionné par le passé ou tenter une approche différente potentiellement meilleure. Or les modèles les plus récents et les plus performants en raisonnement, comme o3 d'OpenAI ou R1 de DeepSeek, se sont révélés encore plus sujets à ces biais que leurs prédécesseurs. Demander explicitement au modèle de se montrer équitable n'a par ailleurs guère modifié son comportement. OpenAI et Anthropic n'ont pas répondu aux sollicitations des chercheurs, et Angelina Wang souligne que la communauté scientifique cherche encore le juste équilibre entre une mémoire trop développée, propice aux biais, et une mémoire trop limitée, qui priverait les utilisateurs des bénéfices de la personnalisation.

ÉthiquePaper
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Google utilise votre historique pour entraîner son IA : voici comment l’en empêcher
4Le Big Data 

Google utilise votre historique pour entraîner son IA : voici comment l’en empêcher

Google déploie progressivement une nouvelle fonctionnalité nommée « Historique des services de recherche », qui permet à l'entreprise d'utiliser certaines activités des utilisateurs pour entraîner ses modèles d'intelligence artificielle. Concrètement, Google collecte les contenus envoyés directement à ses services : les photos soumises via Google Lens, les recherches et commandes vocales, ainsi que les données issues de Google Translate. L'entreprise précise qu'elle ne récupère pas les fichiers externes simplement consultés ou écoutés, mais uniquement ceux transmis activement par l'utilisateur. Ces données sont associées au compte Google, donc au nom de la personne concernée. Même en cas de suppression ultérieure de l'historique, les fichiers déjà exploités pour l'entraînement peuvent subsister dans les systèmes de Google sous une forme anonymisée, et ce pendant une durée pouvant aller jusqu'à quatre ans. Cette annonce soulève des questions concrètes de confidentialité pour des centaines de millions d'utilisateurs des services Google. Le fait que des photos, des commandes vocales ou des traductions personnelles puissent servir à entraîner des modèles d'IA, tout en restant liées à l'identité du compte, interroge sur le contrôle réel que les usagers conservent sur leurs propres données. La persistance des fichiers pendant quatre ans, même après suppression et sous forme anonymisée, complique également la possibilité d'un effacement total et immédiat. Pour les professionnels ou les utilisateurs sensibles à la protection de leurs données, cette fonctionnalité impose une vigilance accrue sur les paramètres de confidentialité, d'autant que son activation semble par défaut plutôt qu'optionnelle à l'inscription. Heureusement, il est possible de désactiver cette collecte en quelques étapes. Il faut se rendre sur myactivity.google.com, se connecter à son compte, puis chercher l'onglet « Historique des services de recherche » s'il est déjà visible, et désactiver l'option correspondante ainsi que la case « Enregistrer les médias ». Pour les comptes où cette fonctionnalité n'est pas encore apparue, la fonctionnalité étant déployée progressivement, il faut se rendre dans la section « Activité Web et applications », puis décocher l'option « Inclure l'activité vocale et audio ». Cette démarche s'inscrit dans un contexte plus large où les géants technologiques, dont Google, cherchent à alimenter leurs modèles d'IA avec des volumes croissants de données réelles issues de l'usage quotidien de leurs utilisateurs, une pratique qui alimente les débats sur la régulation des données personnelles et la transparence des entreprises technologiques envers leurs utilisateurs.

UELes utilisateurs européens des services Google doivent désactiver manuellement cette collecte pour protéger leurs données personnelles.

ÉthiqueTuto
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