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Résumé IA

Katya, ancienne journaliste freelance dont le travail a été remplacé par l'IA, s'est retrouvée à entraîner les modèles mêmes qui l'ont mise au chômage, via la plateforme Mercor — payée 45 $/heure pour rédiger des exemples de prompts et des réponses idéales pour un client anonyme. Le projet a été annulé sans préavis deux jours après son démarrage, la laissant à nouveau sans revenus. Son histoire illustre la précarité croissante du secteur de l'IA labeling, où des milliers de travailleurs qualifiés sont recrutés puis licenciés au gré des besoins des grandes entreprises tech.

The LinkedIn post seemed like yet another scam job offer, but Katya was desperate enough to click. After college, she’d struggled to make a living as a freelance journalist, gone to grad school, then pivoted to what she hoped would be a more stable career in content marketing — only to find AI had automated much of the work. This company was called Crossing Hurdles, and it promised copywriting jobs starting at $45 per hour. Katya clicked and was taken to a page for another company, called Mercor, where she was instructed to interview on-camera with an AI named Melvin. “It just seemed like the sketchiest thing in the world,” Katya says. She closed the tab. But a few weeks later, still unemployed, she got a message inviting her to apply to Mercor. This time, she looked up the company. Mercor, it seemed, sold data to train AI, and she was being recruited to create that data. “My job is gone because of ChatGPT, and I was being invited to train the model to do the worst version of it imaginable,” she says. The idea depressed her. But her financial situation was increasingly dire, and she had to find a new place to live in a hurry, so she turned on her webcam and said “hello” to Melvin. It was a strange, if largely pleasant, experience. Manifesting on Katya’s laptop as a disembodied male voice, Melvin seemed to have actually read her résumé and asked specific questions about it. A few weeks later, Katya, who like most workers in this story asked to use a pseudonym out of fear of retaliation, received an email from Mercor offering her a job. If she accepted, she should sign the contract, submit to a background check, and install monitoring software onto her computer. She signed immediately. She was added to a Slack channel, where it was clear she was entering a project already underway. Hundreds of people were busy writing examples of prompts someone might ask a chatbot, writing the chatbot’s ideal response to those prompts, then creating a detailed checklist of criteria that defined that ideal response. Each task took several hours to complete before the data was sent to workers stationed somewhere down the digital assembly line for further review. Katya wasn’t told whose AI she was training — managers referred to it only as “the client” — or what purpose the project served. But she enjoyed the work. She was having fun playing with the models, and the pay was very good. “It was like having a real job,” she says. Two days after Katya started, the project was abruptly paused. A few days after that, a supervisor popped into the room to let everyone know it had been canceled. “I’m working assuming that I can plan around this. I’m saving up for first and last month’s rent for an apartment,” Katya says, “and then I’m back on my ass. No warning, no security, nothing.” Several days later, she got an email from Mercor with another offer, this one for a job evaluating what seemed to be conversations between chatbots and real users — many appeared to be from people in Malaysia and Vietnam practicing English — according to various criteria, like how well the chatbot followed instructions and the appropriateness of its tone. Sign the contract, the email said, and you’ll have a Zoom onboarding call in 45 minutes. It was 6:30PM on a Sunday night. Scarred from the abrupt disappearance of the previous gig, she accepted the offer and worked until she couldn’t stay awake. Machine-learning systems learn by finding patterns in enormous quantities of data, but first that data has to be sorted, labeled, and produced by people. ChatGPT got its startling fluency from thousands of humans hired by companies such as Scale AI and Surge AI to write examples of things a helpful chatbot assistant would say and to grade its best responses. A little over a year ago, concerns began to mount in the industry about a plateau in the technology’s progress. Training models based on this type of grading yielded chatbots that were very good at sounding smart but still too unreliable to be useful. The exception was software engineering, where the ability of models to automatically check whether bits of code worked — did the code compile, did it print HELLO WORLD — allowed them to trial-and-error their way to genuine competence. The problem was that few other human activities offer such unambiguous feedback. There are no objective tests for whether financial analysis or advertising copy is “good.” Undeterred, AI companies set out to make such tests, collectively paying billions of dollars to professionals of all types to write exacting and comprehensive criteria for a job well done. Mercor, the company Katya stumbled upon, was founded in 2023 by three then-19-year-olds from the Bay Area, Brendan Foody, Adarsh Hiremath, and Surya Midha, as a jobs platform that used AI interviews to match overseas engineers with tech companies. The company received so many inquiries from AI developers seeking professionals to produce training data that it decided to adapt.

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L'Internet Watch Foundation (IWF), organisation britannique indépendante spécialisée dans la lutte contre les contenus pédocriminels en ligne, tire la sonnette d'alarme dans un rapport publié en 2025 : les images et vidéos d'agressions sexuelles sur mineurs générées par intelligence artificielle sont devenues « routinières ». En juillet 2024, ses analystes repéraient encore les premières vidéos entièrement produites par IA — facilement identifiables à leurs défauts techniques. Un an plus tard, l'organisation a recensé plus de 8 000 images et près de 3 500 vidéos crédibles de ce type, contre seulement 13 vidéos l'année précédente. Plus alarmant encore, 65 % de ces vidéos appartiennent à la « catégorie A », réservée aux contenus les plus extrêmes — une proportion supérieure aux 43 % observés pour les contenus criminels non générés par IA traités sur la même période. Ces contenus ne sont pas moins dangereux parce qu'ils sont artificiels. Selon l'IWF, ils renforcent l'attrait sexuel pour les enfants, contribuent à normaliser des actes d'une violence extrême et peuvent accroître le risque de passages à l'acte. S'y ajoute une double victimisation : les modèles génératifs sont entraînés sur des images d'agressions réelles, ce qui signifie que l'image de survivants est réutilisée, modifiée et parfois « augmentée » pour produire de nouveaux contenus. Cette réexploitation démultiplie le traumatisme des victimes initiales. Le phénomène présente également une dimension de genre très marquée : 97 % des enfants représentés dans ces contenus générés par IA sont des filles, une surreprésentation encore plus forte que dans les affaires de pédocriminalité réelle. Des cas concrets ont illustré cette dérive, notamment en Espagne à Almendralejo, où des images de lycéennes réelles ont été manipulées par IA pour produire des contenus à caractère sexuel. L'IWF, fondée en 1996 et membre du réseau international INHOPE — auquel appartient également l'association française Point de Contact —, travaille en lien avec les forces de police et les fournisseurs d'accès à internet, auxquels elle transmet notamment une liste noire d'environ 150 000 URL de sites diffusant des contenus illégaux. Ce rapport s'inscrit dans un contexte où la démocratisation des outils de génération d'images et de vidéos par IA pose des défis croissants aux dispositifs légaux et techniques de protection de l'enfance à l'échelle mondiale.

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