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Vous pourriez être le prochain
ÉthiqueThe Verge AI15sem· 1 min de lecture

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Katya, ancienne journaliste freelance dont le travail a été remplacé par l'IA, s'est retrouvée à entraîner les modèles mêmes qui l'ont mise au chômage, via la plateforme Mercor — payée 45 $/heure pour rédiger des exemples de prompts et des réponses idéales pour un client anonyme. Le projet a été annulé sans préavis deux jours après son démarrage, la laissant à nouveau sans revenus. Son histoire illustre la précarité croissante du secteur de l'IA labeling, où des milliers de travailleurs qualifiés sont recrutés puis licenciés au gré des besoins des grandes entreprises tech.

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Une nouvelle abréviation, « AI;DR », apparaît sur les réseaux sociaux pour exprimer la fatigue face à la prolifération de contenus générés par l'intelligence artificielle. Inspirée de « TL;DR », elle reflète une lassitude croissante envers les textes produits par des IA, marquant une tendance de plus en plus répandue.

ÉthiqueOpinion
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☕️ Pas de statuettes pour l’IA à la prochaine cérémonie des Oscars
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☕️ Pas de statuettes pour l’IA à la prochaine cérémonie des Oscars

L'Academy of Motion Picture Arts and Sciences (AMPAS) a publié les règles officielles qui encadreront la 99e cérémonie des Oscars, prévue le 17 mars 2027. La position est sans ambiguïté : seules les performances "manifestement interprétées par des êtres humains avec leur consentement" seront éligibles dans les catégories d'interprétation. Conséquence directe : le clone IA de Val Kilmer, utilisé dans le film As Deep as the Grave pour faire "revenir" l'acteur un an après sa mort, ne pourra prétendre à aucune statuette. L'entité numérique Tilly Norwood, présentée comme une "comédienne IA" par le studio Xicoia et que plusieurs agences de talent ont tenté de représenter, se trouve dans la même situation. Côté scénario, les catégories meilleur scénario original et meilleur scénario adapté exigent désormais une paternité humaine : tout texte généré principalement par une IA sera déclaré inéligible, même si l'usage de l'IA en soutien à l'écriture humaine semble toléré. L'Academy se réserve par ailleurs le droit d'exiger des informations détaillées sur l'usage de l'IA dans n'importe quelle œuvre en compétition. Ces règles dessinent une ligne de démarcation claire à un moment où Hollywood ne sait pas encore quoi faire de cette technologie. Pour la profession des comédiens, la question dépasse l'anecdote : si un studio peut synthétiser le jeu d'un acteur décédé et le commercialiser, c'est l'ensemble de la relation entre un artiste, son image et son consentement qui est remis en cause. Les tentatives de "vendre" Tilly Norwood aux studios ont suscité un rejet net de la part des syndicats et de la profession, signe que la résistance est organisée et déterminée. Le contexte est celui d'un Hollywood encore sous le choc des grèves de 2023, où la SAG-AFTRA et les scénaristes du WGA avaient arraché des protections contre l'utilisation non consentie de leurs voix et de leurs ressemblances par les studios. Ces nouvelles règles des Oscars prolongent cette logique en lui donnant une traduction symbolique forte : la plus haute récompense du cinéma américain ne couronnera pas une machine. Reste à voir comment l'Academy vérifiera concrètement la part d'IA dans les œuvres, un chantier technique et juridique qui s'annonce complexe à mesure que les outils génératifs s'intègrent davantage aux workflows de production.

UECes règles pourraient inspirer les cérémonies européennes comme les César et renforcer les arguments en faveur d'une protection légale du consentement et de l'image des artistes dans le cadre des discussions sur l'AI Act européen.

ÉthiqueReglementation
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Meta AI : un vrai pot de colle, vous ne pouvez pas le bloquer sur Threads
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Meta AI : un vrai pot de colle, vous ne pouvez pas le bloquer sur Threads

Meta a annoncé mardi le lancement d'un test de sa fonctionnalité Meta AI directement intégrée à Threads, son réseau social concurrent de X. Le principe reprend le modèle de Grok chez xAI : les utilisateurs peuvent mentionner le compte @Meta AI dans n'importe quelle conversation pour déclencher une réponse automatique de l'assistant. Le déploiement reste pour l'instant limité à cinq pays : l'Argentine, la Malaisie, le Mexique, l'Arabie saoudite et Singapour. L'IA peut répondre à des questions du quotidien, comme expliquer la tendance du matcha ou indiquer la prononciation du mot "Cannes", selon une vidéo de démonstration publiée par Meta elle-même. Le problème central qui a enflammé la plateforme tient en un mot : le blocage est impossible. Contrairement à n'importe quel autre compte sur Threads, Meta AI ne peut pas être bloqué par les utilisateurs. L'option habituelle, accessible via les trois points du profil, disparaît purement et simplement du menu. Certains utilisateurs ont signalé avoir brièvement aperçu le bouton avant de recevoir un message d'erreur en tentant de l'utiliser. La grogne a rapidement pris de l'ampleur : le sujet "Impossible de bloquer Meta AI" est devenu viral avec plus d'un million de publications sur la plateforme, avant de disparaître mystérieusement des tendances, ce qui n'a fait qu'amplifier la méfiance. Face à la pression, Meta a répondu via sa porte-parole Christine Pai, qui assure que les utilisateurs peuvent "gérer leur expérience" en masquant certaines réponses, en les désactivant dans leur fil ou en sélectionnant l'option "Pas intéressé(e)". Le blocage direct, lui, reste indisponible. Cette situation illustre une tension de fond qui traverse toute l'industrie des réseaux sociaux : l'intégration forcée d'assistants IA dans des espaces de conversation que les utilisateurs considèrent comme les leurs. Meta, qui cherche à monétiser et valoriser ses investissements massifs dans l'IA, a tout intérêt à maximiser l'exposition de Meta AI à travers ses milliards d'utilisateurs sur Facebook, Instagram et Threads. Mais l'absence d'option de blocage soulève des questions légitimes sur le consentement et le contrôle des utilisateurs, particulièrement en Europe où le cadre réglementaire du RGPD impose des obligations strictes en la matière. Si le test se conclut par un déploiement mondial, Meta devra probablement trancher : soit introduire une vraie option de blocage pour respecter les attentes des utilisateurs et les réglementations, soit assumer pleinement le choix de rendre son IA incontournable sur la plateforme.

UEL'impossibilité de bloquer Meta AI soulève une question de conformité directe avec le RGPD sur le consentement éclairé, ce qui obligera Meta à adapter la fonctionnalité avant tout déploiement en Europe.

💬 C'est pas un oubli, c'est assumé. Proposer "masquer la réponse" à la place du blocage, c'est la fausse alternative typique de Meta : l'IA reste dans ton fil, elle répond, elle collecte, tu n'as juste plus à la voir. Le RGPD va adorer ça.

ÉthiqueOpinion
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☕️ Pour le patron de Grammarly, tout expert pourrait tirer profit d’agents d’IA à son nom
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☕️ Pour le patron de Grammarly, tout expert pourrait tirer profit d’agents d’IA à son nom

Grammarly (rebaptisée Superhuman après une levée de fonds d'un milliard de dollars) a suspendu le 12 mars sa fonctionnalité « Expert Review », qui imitait le style d'auteurs et journalistes réels sans leur consentement — une décision prise par son PDG Shishir Mehrotra, qui reconnaît que l'outil était une « mauvaise fonctionnalité ». La journaliste Julia Angwin et d'autres poursuivent désormais l'entreprise en justice aux États-Unis pour usage non consenti de leur identité. Mehrotra esquisse un nouveau modèle : des agents IA représentant des experts, avec une répartition des revenus à 70 % pour l'auteur et 30 % pour la plateforme.

UELe RGPD et l'AI Act encadrent strictement l'usage de l'identité et des données personnelles sans consentement, rendant une fonctionnalité similaire illégale en Europe avant même tout recours judiciaire.

ÉthiqueOpinion
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