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SociétéTechCrunch AI · 1 min de lecture

Le trafic des bots en ligne dépassera le trafic humain d'ici 2027, selon le PDG de Cloudflare

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Le trafic généré par les bots d'intelligence artificielle pourrait dépasser celui des humains sur internet d'ici 2027, selon Matthew Prince, PDG de Cloudflare. Cette prédiction, formulée par l'un des acteurs majeurs de l'infrastructure web mondiale, traduit une transformation profonde et accélérée de la façon dont le réseau est utilisé, sous l'effet de la prolifération des agents IA génératifs.

Ce basculement représente un tournant structurel pour l'ensemble du secteur numérique. Les agents IA, capables de naviguer, d'interroger des API, de collecter des données et d'effectuer des tâches en autonomie, génèrent des volumes de requêtes sans commune mesure avec ceux d'un utilisateur humain. Pour les opérateurs de sites web, les hébergeurs et les fournisseurs d'infrastructure, cela implique une réévaluation complète des modèles de capacité, de facturation et de sécurité.

Cloudflare, qui traite quotidiennement des centaines de milliards de requêtes pour des millions de propriétés web à travers le monde, est particulièrement bien placé pour observer cette évolution en temps réel. Matthew Prince a souligné que la montée en puissance des agents IA génératifs, alimentés par des modèles comme ceux d'OpenAI, Anthropic ou Google, est directement responsable de cette explosion du trafic automatisé, plaçant les infrastructures réseau sous une pression croissante.

Cette tendance soulève des questions critiques sur la gestion des ressources, la différenciation entre trafic légitime et malveillant, et la monétisation de l'accès aux contenus web. Des acteurs comme Cloudflare pourraient se retrouver en position centrale pour arbitrer, et potentiellement réguler ou monnayer, l'accès des agents IA à l'internet ouvert, un enjeu qui dépasse largement la simple infrastructure technique.

Impact France/UE

Les entreprises européennes devront adapter leur infrastructure web pour gérer une majorité de trafic bot d'ici 2027, avec des implications pour la gestion des coûts serveur et la détection de fraude.

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Google a commencé à déployer ses résumés générés par intelligence artificielle, baptisés AI Overviews, en tête des résultats de recherche en France. Cette fonctionnalité était jusqu'ici absente du territoire français depuis près de deux ans, l'entreprise cherchant à trouver un compromis avec les éditeurs de presse et les autorités sur la question des droits voisins. Aucun accord collectif n'a pour l'instant été trouvé, mais Google prévoirait d'intégrer la question des AI Overviews aux négociations bilatérales qu'il mène avec différents titres de presse. Concrètement, une recherche sur Google.fr affiche désormais un résumé généré par IA, suivi des liens sponsorisés, puis seulement des liens classiques vers les sites web. Face à l'absence d'option native pour désactiver cette fonctionnalité dans les paramètres du compte Google, plusieurs méthodes de contournement circulent, avec une efficacité très inégale. Certains utilisateurs ajoutent les termes "-ia", "-ai" ou "-noia" à leur requête, détournant un opérateur d'exclusion classique du moteur de recherche. Une méthode plus fiable consiste à ajouter un paramètre dans l'URL envoyée à Google, comme udm=14 (connu depuis 2024) ou udm=web, qui active un mode "Web" débarrassé des résumés IA. Cette évolution a des conséquences directes sur l'accès à l'information en ligne. Avec 90 % de parts de marché mondiales et 88 % en France, Google occupe une position quasi incontournable dans les usages quotidiens de recherche. En reléguant les liens classiques après le résumé IA et les publicités, l'entreprise éloigne mécaniquement les internautes des sites sources, réduisant leur trafic et donc leurs revenus publicitaires. Le problème est aggravé par la fiabilité incertaine de ces résumés : un modèle de langage ne fait pas la différence entre un fait vérifié et une information erronée, ce qui expose les utilisateurs à des risques de désinformation. Des cas concrets ont déjà été documentés, notamment des résumés IA de Google affirmant que le DOGE américain n'avait jamais existé, ou encore des arnaqueurs exploitant ces résumés pour diffuser leurs escroqueries. Ce déploiement s'inscrit dans une stratégie plus large de Google visant à pousser son intelligence artificielle générative Gemini, quitte à bousculer l'équilibre économique du web ouvert. La question des droits voisins, qui oppose depuis des années les géants du numérique aux éditeurs de presse européens, reste au cœur des tensions : Google semble privilégier des accords individuels plutôt qu'un cadre collectif, une approche qui pourrait fragmenter le rapport de force entre la presse et la firme américaine. Reste à savoir si les autorités françaises interviendront pour encadrer davantage cette pratique, et si les éditeurs parviendront à négocier des compensations satisfaisantes.

UELe déploiement des AI Overviews en France réduit le trafic vers les sites de presse français et ravive les tensions sur les droits voisins avec les éditeurs européens.

💬 Ce que Google déploie n'est pas une fonctionnalité, c'est un péage : le résumé IA passe devant les liens, la pub passe devant le résumé, et le site qui a écrit l'article atterrit troisième sur sa propre info. Avec 88 % de parts de marché en France, Google négocie titre par titre plutôt qu'un accord collectif, une façon d'affaiblir le rapport de force face aux éditeurs avant même de parler argent. Si tu veux repasser en mode web, ajoute udm=14 à l'URL, mais l'absence de bouton pour désactiver ça dans les paramètres, ce n'est pas un oubli.

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