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Des blocs de construction assemblés par robots pour une construction plus efficace et durable
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Des blocs de construction assemblés par robots pour une construction plus efficace et durable

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Des blocs de construction assemblés par robots pour une construction plus efficace et durable
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Des chercheurs du MIT ont développé un système de construction basé sur des blocs modulaires tridimensionnels, appelés "voxels", assemblés par des robots sur site. L'étude, publiée dans la revue Automation in Construction, a été menée par Miana Smith, doctorante au Center for Bits and Atoms (CBA) du MIT, en collaboration avec Paul Richard de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne, Alfonso Parra Rubio et Neil Gershenfeld, professeur au MIT et directeur du CBA. L'équipe a d'abord évalué huit designs de voxels existants, puis conçu trois nouveaux modèles basés sur une géométrie en treillis octet, capable de s'auto-aligner mécaniquement pour former des structures rigides sans nécessiter de nombreux connecteurs. Pour automatiser l'assemblage, les chercheurs ont développé les MILAbots, des robots qui se déplacent comme des chenilles sur la structure en cours de construction, en ancrant et étendant leur corps, et qui placent les voxels en place à l'aide de pinces avant de les verrouiller par emboîtement.

Les résultats préliminaires sont saisissants sur le plan environnemental : ce système pourrait réduire le carbone incorporé, c'est-à-dire l'ensemble des émissions liées au cycle de vie des matériaux, de jusqu'à 82 % par rapport aux techniques courantes comme l'impression 3D en béton, le béton préfabriqué modulaire ou la charpente métallique. Le système serait également compétitif en termes de coût et de délais de construction. Le choix des matériaux utilisés pour fabriquer les voxels joue cependant un rôle déterminant dans leur bilan carbone et leur prix. Si ces chiffres se confirment à plus grande échelle, ce type d'approche pourrait transformer radicalement la manière dont on construit des bâtiments, un secteur qui représente aujourd'hui environ 40 % des émissions mondiales de CO2.

Le CBA développe les voxels depuis plusieurs années, jusqu'ici appliqués à des domaines à haute performance comme l'aéronautique et le spatial, en partenariat avec la NASA, Airbus et Boeing, notamment pour des ailes d'avion, des pales d'éoliennes et des structures spatiales. L'idée centrale est d'importer dans la construction la rigueur d'ingénierie de l'industrie aéronautique. "Pourquoi ne pas construire des bâtiments aussi efficacement qu'on construit des avions ?" résume Neil Gershenfeld. Des questions essentielles restent encore à résoudre avant un déploiement à grande échelle : la robustesse à long terme, la résistance au feu, et la montée en puissance du système de robotique. Mais selon les chercheurs, ces premiers résultats valident la faisabilité de la fabrication numérique appliquée au bâtiment, un champ qui pourrait devenir central dans la course mondiale à la décarbonation de la construction.

Impact France/UE

L'implication de l'EPFL de Lausanne et les objectifs de décarbonation du bâtiment (40 % des émissions mondiales) s'inscrivent dans les priorités du Pacte Vert européen, bien que le système reste au stade de la recherche préliminaire.

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CubeDAgger : apprentissage par imitation interactif pour systèmes dynamiques, avec une interaction efficace et à faible risque
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Des chercheurs ont publié CubeDAgger, une nouvelle méthode d'apprentissage par imitation interactive conçue pour les systèmes robotiques dynamiques. Présentée dans un article soumis à arXiv (identifiant 2505.04897), elle s'appuie sur un cadre existant appelé EnsembleDAgger et y apporte trois améliorations distinctes : une régularisation explicite du seuil de déclenchement des corrections humaines, un mécanisme de consensus entre plusieurs candidats d'action en lieu et place du simple basculement entre expert et agent, et enfin l'injection d'un bruit coloré autorégressif dans les actions du robot pour garantir une exploration cohérente dans le temps. Les expériences réelles ont été conduites sur une tâche de ramassage avec une cuillère, un robot apprenant à exécuter ce geste correctement à partir de zéro en seulement 30 minutes d'interaction avec un expert humain. L'enjeu central que CubeDAgger cherche à résoudre est la stabilité dynamique, un problème négligé par la majorité des méthodes actuelles. Les algorithmes d'apprentissage par imitation interactive existants fonctionnent bien pour des tâches statiques, où l'expert peut intervenir ponctuellement sans perturber le comportement du robot. Mais dès que la tâche implique du mouvement continu, ramasser un objet, stabiliser une trajectoire, un basculement brutal entre le mode expert et le mode autonome provoque des à-coups mécaniques qui compromettent la sécurité et la fiabilité. CubeDAgger réduit ces discontinuités, ce qui le rend pertinent pour des applications industrielles ou médicales où la précision du geste est critique. L'apprentissage par imitation interactive, dont DAgger est le pionnier depuis 2011, reste une approche de référence pour entraîner des politiques robotiques robustes sans nécessiter des millions d'exemples. Le défi a toujours été de minimiser la charge imposée à l'expert humain tout en conservant la qualité de l'apprentissage. Les variantes récentes comme EnsembleDAgger avaient progressé sur ce point, mais butaient sur les tâches dynamiques. CubeDAgger s'inscrit dans une tendance plus large visant à rendre la robotique apprenante opérationnelle en dehors des environnements contrôlés de laboratoire, avec des horizons d'application dans la logistique, la chirurgie assistée, ou encore les robots d'assistance domestique.

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Des chercheurs ont publié sur arXiv (réf. 2604.23039) une nouvelle approche pour sécuriser l'interaction physique entre humains et robots, en combinant les Fonctions de Barrière de Contrôle (CBF) avec un cadre de Programmation Quadratique Hiérarchique (HQP). L'objectif est de permettre à un robot de maintenir des comportements souhaités au point de contact avec l'humain, tout en respectant simultanément un ensemble de contraintes de sécurité parfois conflictuelles. Les expériences ont été menées sur un vrai robot redondant, c'est-à-dire un bras articulé disposant de plus de degrés de liberté que nécessaire, ce qui lui confère une flexibilité supplémentaire pour résoudre ces compromis en temps réel. L'intérêt de cette approche réside dans sa capacité à gérer un grand nombre de tâches de sécurité sans sacrifier les performances du robot. Jusqu'ici, quand plusieurs contraintes de sécurité entraient en conflit, les systèmes existants peinaient à trouver une solution réalisable. La hiérarchisation permet de relâcher certaines contraintes de moindre priorité de façon contrôlée, évitant ainsi les blocages tout en préservant les garanties essentielles. Pour des applications comme les robots de rééducation médicale ou les cobots industriels travaillant aux côtés d'opérateurs humains, cette flexibilité représente une avancée concrète en termes de fiabilité et de déploiement dans des environnements réels. Les Fonctions de Barrière de Contrôle sont devenues ces dernières années un outil théorique de référence pour la sécurité des systèmes autonomes, déjà appliquées au régulateur de vitesse adaptatif dans l'automobile ou à la navigation des robots quadrupèdes. Le défi persistant restait leur passage à l'échelle lorsque les tâches se multiplient et se contredisent. Ce travail s'inscrit dans un effort plus large de l'industrie robotique pour certifier formellement la sécurité des robots collaboratifs, un prérequis imposé par les régulateurs européens et les assureurs avant tout déploiement clinique ou industriel à grande échelle. Les prochaines étapes pourraient porter sur l'adaptation dynamique de la hiérarchie en fonction du contexte de l'interaction.

UELes régulateurs européens imposent une certification formelle de sécurité pour les cobots médicaux et industriels avant déploiement ; cette approche CBF-HQP fournit une base théorique et expérimentale pour répondre à ces exigences de conformité.

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L'armée américaine a publié un appel à solutions commerciales, dont la date limite est fixée au 28 avril 2026, pour développer un véhicule terrestre sans pilote capable d'assurer deux missions critiques en zone de combat : le ravitaillement de première ligne et l'évacuation des blessés. Le robot doit pouvoir transporter suffisamment de vivres, munitions et matériel médical pour soutenir un peloton de fusiliers et un état-major de compagnie, tout en étant capable d'emporter au moins deux blessés depuis leur point de blessure jusqu'à un poste de collecte désigné. Le système devra fonctionner en télé-opération comme en navigation autonome, y compris hors des routes et sans signal GPS, et minimiser ses émissions électromagnétiques pour réduire sa détectabilité. Ce besoin répond à une vulnérabilité concrète qui coûte des vies : le "dernier kilomètre tactique" est devenu l'un des segments les plus meurtriers du champ de bataille moderne. Les drones ennemis assurent désormais une surveillance quasi permanente des lignes de front, rendant chaque mouvement de troupe exposé aux tirs d'artillerie et aux tireurs d'élite. L'armée reconnaît explicitement que cette pression permanente entrave la capacité des commandants à ravitailler leurs unités et à évacuer les blessés dans des délais acceptables. En remplaçant des soldats par une plateforme robotisée pour ces missions, l'objectif est de maintenir l'efficacité opérationnelle tout en retirant des hommes des zones les plus dangereuses. Ce projet s'inscrit dans la continuité d'efforts déjà engagés, notamment le programme Small Multipurpose Equipment Transport (S-MET), et de systèmes existants comme le Hunter Wolf de HDT Robotics, un robot de transport lourd déjà capable d'intégrer des armements. Mais l'urgence s'est nettement accélérée sous l'effet des leçons tirées du conflit en Ukraine, où les forces ukrainiennes ont largement adopté les robots pour la logistique et l'évacuation sanitaire de première ligne, faute de pouvoir exposer du personnel humain sous la surveillance drone omniprésente. L'armée américaine cherche à aller plus loin en dotant directement les unités de manœuvre d'un soutien robotisé organique, sans dépendre d'une chaîne logistique arrière. Si un système est sélectionné, il pourrait redéfinir l'organisation des unités de combat et accélérer la robotisation d'autres tâches à risque sur des champs de bataille de plus en plus instrumentés.

UELes leçons tirées du conflit en Ukraine, moteur explicite de cette initiative américaine, alimentent directement les réflexions des armées européennes, dont l'armée française, sur la robotisation de leur soutien logistique et sanitaire de première ligne.

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Navigation autonome d'un robot par apprentissage structurel en ligne et planification par inférence active
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Navigation autonome d'un robot par apprentissage structurel en ligne et planification par inférence active

Des chercheurs de l'université de Gand ont publié sur arXiv un système de navigation robotique autonome baptisé AIMAPP (Active Inference MAPping and Planning), capable d'explorer des environnements inconnus sans carte préalable ni phase d'entraînement. Le robot construit en temps réel une carte topologique sparse, apprend dynamiquement les transitions d'états et planifie ses actions en minimisant ce que les auteurs appellent l'Énergie Libre Attendue (Expected Free Energy), un principe emprunté à la théorie de l'inférence active. Le système est compatible avec ROS, indépendant du type de capteurs utilisés et fonctionne en mode entièrement auto-supervisé, sans aucune intervention humaine préalable. L'intérêt principal d'AIMAPP réside dans sa robustesse face aux conditions réelles d'opération : il continue de fonctionner même en cas de défaillance partielle des capteurs ou de dérive odométrique cumulative, deux problèmes qui paralysent souvent les systèmes classiques de navigation SLAM. Contrairement aux approches par apprentissage profond qui nécessitent d'importants volumes de données annotées, AIMAPP s'adapte en ligne à des environnements changeants et à des observations ambiguës. Dans des évaluations conduites à grande échelle, en environnements réels et simulés, le système surpasse ou égale les planificateurs de référence actuels, ouvrant la voie à des robots déployables dans des contextes non structurés comme des entrepôts, des zones sinistrées ou des espaces extérieurs. L'inférence active est un cadre théorique issu des neurosciences computationnelles, initialement développé pour modéliser la perception et l'action chez les êtres vivants. Son application à la robotique est encore émergente, mais AIMAPP représente une des implémentations les plus complètes à ce jour, combinant cartographie, localisation et prise de décision dans un modèle génératif unifié. Le code est disponible publiquement sur GitHub (decide-ugent/aimapp), ce qui pourrait accélérer son adoption dans la communauté robotique. La prochaine étape naturelle sera de tester le système sur des flottes de robots opérant en parallèle, ainsi que dans des environnements dynamiques peuplés d'humains.

UERecherche conduite par l'Université de Gand (Belgique), le code open-source publié sur GitHub est directement exploitable par les laboratoires et industriels européens actifs en robotique autonome.

💬 Pas de données annotées, pas de carte préalable, et ça tient quand les capteurs flanchent, là où SLAM se plante souvent. C'est le problème qu'on n'arrivait pas à régler proprement depuis des années en robotique mobile. Le code est sur GitHub et compatible ROS, donc les labos n'ont pas besoin de repartir de zéro.

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